LA COVER DIGITALE

 

LE SHOOTING

CREDITS PHOTO/SHOOTING :
Photographe Hellena Burchard – Styliste Bénédicte Kaluvangimoko – Assistante styliste  Juliette Laurens – Makeup artist Odile Jimenez – Hair stylist Mathieu Laudrel – Chef de projet / Coordination Deniz Akkoyunlu

RHYTHM. BY MODZIK SHOW

CRÉDITS MODE :
Veste : Lee – T-shirt : Diesel – Pantalon : Vesqmojo – Boucles d’oreilles : Louboutin – Boucles d’oreilles : Persta

CRÉDITS LIVE :
CHEF DE PROJET / COORDINATION
Deniz Akkoyunlu –  PHOTOGRAPHE Hellena Burchard – RÉALISATION / DIRECTION ARTISTIQUE Marion Morin – PRODUCTION / IMAGE  Sébastien Joubert / C U M B A Y A – 1er ASSISTANT CAMÉRA ET LUMIÈRES Elijah Regent – SET DESIGN / DIRECTION ARTISTIQUE GOUDstudio – CAPTATION / MIXAGE Nicolas Panier – STYLISTE Bénédicte Kaluvangimoko – ASSISTANTE STYLISTE Juliette Laurens – MAKEUP ARTIST Odile Jimenez – HAIR STYLIST Mathieu Laudrel

L’INTERVIEW

Ton tout premier album Drama est sorti récemment comment l’as-tu abordé ?

C’est une grande question. Je dirai de manière assez naturelle, vu que je compose et que j’écris tout le temps. Quand j’ai sorti mon premier EP j’avais déjà de quoi faire un album, mais je n’avais pas encore de maison de disque. Depuis j’ai appris beaucoup de choses, j’ai appris à m’affirmer, à savoir ce que je voulais réellement. Le fait d’avoir une équipe ça m’a permis de bosser avec pleins de gens différents, c’était tout nouveau pour moi. J’avais déjà beaucoup de matière pour cet album, donc aller en studio ça m’a permis de me livrer et de diversifier les sujets dont je parlais, j’ai vu ça comme un challenge. Dans cet album je me suis encore plus raconter, j’ai enlevé la barrière que je mettais sur les choses trop personnelles et j’ai étalé mon drama. Ça m’a permis de me rendre compte que mes chansons pouvaient raisonner en d’autres personnes et d’une nouvelle façon.

Quels sont les nouveaux thèmes importants que l’on trouve dans cet album ?

Déjà il y a l’amour, mais ce thème j’en ai toujours parlé. Dans mon album j’ai voulu aborder peins de sujets différents, notamment sur mon adolescence. J’aborde aussi mon rapport avec ma mère, comme par exemple dans ma chanson « maman m’a dit », j’ai parlé de mes angoisses personnelles, de la flemme et de sentiments plus diabolique notamment avec la chanson « Karma ». Dans « Je suis fan » j’évoque aussi l’obsession, et puis j’ai parlé de mes concerts à travers mon titre « Danse avec moi ». J’ai le sentiment de m’être livré et d’avoir ouvert plus d’horizons. Je n’ai pas voulu m’enfermer dans cet album, si tu fais la même chose les gens peuvent penser que tu n’as qu’un style. Alice et Moi ce n’est pas qu’une seule chose, je trouvais important qu’il y est de la diversité dans ce projet.

Quel regard portes-tu sur ton évolution musicale depuis tes débuts ?

C’est difficile de se juger soi-même, mais je sens que je me suis bien plus affirmée. Je me suis déjà retrouvée en studio avec des gens qui ne me comprenaient pas, et je ne veux plus faire de compromis dans mon art, ma chanson doit être à moi. C’est drôle car j’ai eu des réflexions dans lesquelles on me reprochait d’avoir fait des compris sur cet album, notamment parce que j’ai signé en maison de disque. Pour moi c’est le contraire, j’ai vraiment l’impression d’avoir grandi et d’en faire de moins en moins. J’ai créé ma société, je suis aussi productrice et c’est moi qui gère toute la partie artistique, du coup j’ai aucune influence extérieure. C’est une véritable libération. Maintenant je ne me mets aucune limite.

Quel est le morceau de ton album dont tu es la plus fière ?

Je suis fière de toute mes chansons, dans le sens où j’ai beaucoup travaillés pour chacune d’elle. Si je dois en citer une qui me touche peut-être plus ce serait « Foutez-moi la paix », justement parce qu’elle raconte cette émancipation et cette libération. Quand je l’ai écrite, j’avais plus du tout envie qu’on me dicte, ou plutôt de me laisser dicter. J’ai envie d’être totalement moi-même et pas essayer de plaire. Je trouve que ce titre à vraiment un petit truc en plus et puis j’adore le chanter !

« Assumer toutes tes personnalités », c’est la base de ton projet ?

Clairement. C’est quelque chose que je n’ai pas fait pendant des années. J’étais la Alice sage, très émotive, bonne élève. C’était ma partie sensible. Je ne renie pas cette partie, seulement j’avais besoin de montrer l’autre Alice, celle plus libre, celle qui en a rien à faire de l’avis des autres. J’ai à la fois ce côté sensible et à la fois un côté un peu moqueur, je m’amuse de tout, même de moi. Je fais en sorte d’assumer pleinement les choses. Et l’album sert aussi à faire décomplexer les gens à ce sujet. Ce côté « pub » du monde ça ne me plaît pas, j’ai envie d’être totalement honnête, de casser certains clichés et de pousser les gens à accepter qui ils sont vraiment.

Ton nom Alice et moi raisonne deux personnes en une, dévoiler tes forces et tes faiblesses ça t’encourage encore plus pour tes futurs projets ?

Je ne voyais pas les choses de cette manière, mais c’est très bien interpréter. Le terme est juste, ce sont mes forces et mes faiblesses. Et bien évidemment, être moi-même ça m’encourage pour la suite ! Dans mes premiers EP j’abordais pas trop ces thèmes. Maintenant que j’assume pleinement les choses je me sens bien plus forte.

Ce n’est pas évident d’évoquer son “moi” profond, le fait d’avoir travaillé en équipe t’as aidé à développer cela ?

Travailler en équipe ça m’a beaucoup apporté. Ça m’a notamment permis de m’enrichir musicalement. Je n’aurai pas pu tout faire toute seule. Par contre quand j’écris pour parler de moi, c’est un exercice très personnel. Je le fais de manière très spontanée et je ne change pas un seul mot de mes textes.

La mode semble entrer de plus en plus dans l’esthétique de ton projet 

La mode c’est quelque chose que j’ai toujours aimé. En fait j’aime les visuels impactant et aller au-delà de ce qu’on a l’habitude de voir. Ça fait partie des choses que je recherche dans mon esthétique et dans mon image.

Quelle est la tenue qui a le plus reflété ta personnalité lors de ce shooting, et pourquoi ?

Il y en a deux, d’abord la tenue avec la veste orange et le pantalon mi jean mi maille, qui donne un peu un côté 70’s. Celle-là me fait penser à la Alice adolescente qui écouter Avril Lavigne. Et puis il y a celle avec la grosse doudoune noir et rouge, qui me fait penser à la Alice sur scène, plus femme, plus assumée.

Une artiste qui a bousculé ton enfance ?

Je dirai Vanessa Paradis. Elle représente vraiment mon enfance. Dans sa musique elle aborde d’ailleurs des thèmes assez similaires aux miens, comme l’amour ou le bonheur. Je viens d’une famille qui aime le rock, mon père avait toujours sa guitare, j’ai toujours aimé cet univers. Pour moi le rock c’était vraiment la musique de manière générale. Et puis quand j’ai écouté Vanessa Paradis j’ai scotché. Je me suis dit « on peut chanter en étant un petit bout de chou comme ça ? » Ça m’a montré qu’on a pas besoin d’en faire des tonnes vocalement. Elle chante simplement, et c’est le point d’honneur que je mets dans ma façon de chanter. À chaque concert, il y a toujours un ingénieur du son qui me dit que je pourrais chanter plus fort. Je pourrai « imiter » d’autres chanteuses, mais je perdrai ma façon de chanter, mon univers, celui qui me parle. Je veux juste raconter mon histoire, c’est ça qui compte. C’est bien plus profond pour moi. C’est juste Alice et Moi.

ALICE ET MOI : Drama (album)