Loin des crooneurs pour mamies, Edward Barrow, auteur compositeur presque dandy, distille avec talent  sa joyeuse mélancolie. Porté par ses belles émotions, j’ai séché mes larmes de bonheur en lui demandant s’il n’avait pas …..un mouchoir !

Tu as toujours voulu être musicien, la sortie de cet album est comme une consécration.  Au vue de ton parcours, qu’est ce qui est le plus dur quand tu veux être un auteur/compositeur /interprète?

Je suis très heureux d’avoir sorti cet album mais je ne le vois pas comme une consécration, plutôt comme une nouvelle étape de franchie. Maintenant, je le défends sur scène.

Depuis tout petit j’ai toujours voulu être chanteur, l’écriture et la composition sont venus plus tard à l’adolescence. Et ça fait environ 4 ans maintenant que je ne fais plus que ça dans la vie. L’album est sorti en mars dernier (chez Volvox Music).

La difficulté dans ce métier est de se faire entendre, on est très nombreux à faire de la musique et c’est difficile de trouver sa place. 

Alors chaque nouvelle étape de franchie est une nouvelle victoire!

Quelles sont les émotions qui te poussent à écrire tes musiques, paroles…?

Mes souvenirs sont une grande source d’inspiration (My sea, Back to the road), certaines de mes chansons sont comme des lettres que j’écris à des gens que j’ai aimés mais qui ne sont plus là (The black tree, I see you when he smiles). 

Sinon, l’amour m’inspire beaucoup aussi, dans son aspect le plus quotidien, du plaisir qu’il peut nous apporter chaque jour (Every day spent together is a perfect day) mais aussi dans son aspect plus romantique tel que la passion vengeresse (Knife & Gun)!  Je pense être un grand romantique…

Ton univers est assez sombre, c’est autobiographique ? 

Il est en grande partie autobiographique effectivement, j’y fais beaucoup référence à mon passé. Celui-ci est plutôt heureux et joyeux mais sans que je comprenne vraiment pourquoi mon écriture est toujours empreinte d’une certaine mélancolie. Mais attention, je ne suis pas du tout nostalgique!

Ton look est-il en rapport avec ton univers musical, ou est-il vraiment ce que tu es ? 

Tout ça fait parti d’un tout, je ne dissocie rien. J’ai toujours aimé la mode. J’accentue juste certaines choses sur scène car je trouve important que dans cet espace les choses soient différentes de la vie de tous les jours. Les vêtements font aussi parti du spectacle. 

Est ce essentiel le look pour un artiste? Comment te positionnes-tu face à la mode ?

Oui, pour moi le look est très important pour un artiste, il contribue à l’image que l’on donne de soi et de sa musique. 
Ce n’est pas tant la mode qui m’intéresse que le vêtement en lui-même. L’enjeu, c’est de trouver comment l’apparence peut être en adéquation avec ce que l’on fait sans forcément répondre aux « diktats » de la mode. 

Même si je sais qu’il est difficile de s’en défaire complètement tant on est tous conditionnés par les mêmes images. 

Comment tu définirais ton look ?

Sombre et élégant.

Tu  as joué récemment dans la galerie d’Agnès B. Est-ce une créatrice que tu affectionnes pour son style ? ou pour ses activités de mécène d’artistes de tous genres ? 

Oui j’aime l’élégance et la sobriété de sa ligne masculine. C’est tout moi !! Mais, j’aime aussi beaucoup évidemment le fait qu’elle aide de jeunes artistes musicaux à avancer dans leurs parcours. C’est tellement rare ceux qui vous aident sans contrepartie…

En parlant d’artistes musicaux, avec qui aimerais-tu collaborer ?

Il y en a plein, alors comme ça au hasard: Archives, John and Jehn, Lykke Li, Jack White, etc…

Quel est le titre que tu écoutes en ce moment et qui te fait vibrer ?

« Last Time I Saw Joe » de Dark Dark Dark, j’en suis fou!!!

Par Christophe Carvillo

Crédits Photos: Chloé Nicosia

Edward Barrow porte : Perfecto en laine et manches en cuir ACNE, Chemise en laine à carreaux Puma, T-shirt Givenchy par Mr Porter, Pantalon Avelon, chaussures TOPMAN.