On attendait beaucoup de Scream Queens la dernière production de Ryan Murphy, l’homme derrière Glee et American Horror Story. Entre horreur et comédie, Scream Queens rassemble le chatoyant du monde étudiant au frisson de l’épouvante, le tout caramélisé d’un humour tantôt absurde tantôt cruel.

L’histoire raconte la vie de la maison Kappa Kappa Tau, sororité ultra prisée de l’université de Wallace et dirigée sans partages par Chanel Oberlin (Emma Roberts). Alors qu’elle s’apprête à régner sur le campus pour une nouvelle année scolaire, la doyenne Cathy Munsch (Jamie Lee Curtis) part en croisade contre la maison et sa présidente, et décide d’ouvrir les portes de la sororité à toutes les candidates sans possibilité de refus. C’est le moment que décide un tueur fou en costume de diable pour assassiner (avec beaucoup d’imagination) membres et entourage de Kappa Kappa Tau.

On jongle entre kitsch et gore sans arrêt, le ton lui oscille entre l’absurde d’un Scary Movie et la naïveté d’un teen-movie américain. Les personnages eux non plus n’ont rien de banals, à croire qu’il n’y a aucune personne saine d’esprit sur ce campus.

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Chanel Oberlin incarne à la perfection la bitch hautaine, peste et cruelle pour notre plus grand bonheur. Cathy Munsch est tout aussi dérangé en doyenne acerbe en plus d’être nymphomane. Quand à Grace (Skyler Samuels), ne vous fiez pas à ses faux-airs de gentille fille. Reste Chad (Glen Powell), l’équivalent hiérarchique de Chanel du côté des hommes et dont on cherche encore un soupçon d’esprit. Ajoutez Ariana Grande, Nick Jonas et Léa Michele et vous obtenez un casting cinq étoiles.

Outre son scénario et ses personnages complètement ‘fucked up’, la comédie horrifique étonne par ses costumes soignés à la pointe de la mode, tailleurs impeccables, vêtements de créateurs, vestes en plumes ou robes colorées sont le lot quotidien des habitants du campus.

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Il semblerait que les téléspectateurs américains ne soient pas aussi enthousiastes que nous puisque le show a fait un tollé d’audience tandis que le fade Limitless surprend par une entrée au delà des espérances, c’est à ne plus rien y comprendre.