LA COVER DIGITALE

LE SHOOTING

CRÉDITS PHOTO/SHOOTING :

Photographe Justino Esteves –  Styliste Emeline Piot – Chef de Projet / Coordination Deniz Akkoyunlu

RHYTHM. BY MODZIK SHOW

L’INTERVIEW

Tu as fait une cover de Back to black, comme une sorte d’hommage à Amy Winehouse, mais quelles sont tes autres influences ?

Charlotte Cardin : Alors elles sont très variées, ça va de Radiohead à Céline Dion quand j’étais vraiment beaucoup plus jeune comme toutes québécoises qui se respectent *rires*. Puis j’ai eu une grosse phase John Meyer quand j’étais ado. Il y a aussi Daniel Bélanger qui est un auteur compositeur québécois que j’admire énormément. J’ai écouté aussi beaucoup de Jazz, Nina Simone est une grande influence pour moi, de la soul aussi comme Aretha Franklin. Ce sont vraiment des influences variées et c’est pour ça aussi que ma musique touche plusieurs styles tout en étant toujours pop. J’aime tout de même m’amuser avec différents genres parce que j’ai moi-même des influences qui sont assez larges.

Pour revenir sur le remix de Back to black, tu as décidé d’y incorporer des sonorités reggaeton, comment t’es venue cette idée ?

Charlotte Cardin : Le reggaeton est un style de musique que j’adore aussi et qui me plaît énormément. En fait, l’idée de faire la cover de « back to black » en reggaeton vient de mon producteur. Et quand il m’en a parlé j’ai trouvé ça limite fou car c’est vraiment une chanson Motown ancrée dans les codes, elle est presque intouchable.  Mais on l’a essayée et je me suis dit « en fait ça marche ». Ça a donné une version qui est complètement différente et je n’avais pas l’impression d’essayer de me rapprocher d’un style qu’Amy Winehouse maîtrisait tellement bien de toute façon. On s’est permis d’en faire vraiment notre version et de le faire comme on le sentait alors c’était d’autant plus agréable.

Tu as remixé ton titre « XOXO » en version française, tu aimerais faire un album essentiellement en français ?

Charlotte Cardin : Éventuellement je le ferais, c’est sûr mais je ne sais pas quand. Ça ne sera pas nécessairement le prochain album mais éventuellement un album ou un EP en français, c’est dans les plans.

Avec quels artistes de la scène francophone aimerais-tu faire un featuring ?

Charlotte Cardin : Il y a pleins d’artistes de la scène française ou québécoise que j’adore, là j’ai un feat avec Dinos sur l’édition deluxe de mon album, et on avait un titre ensemble sur son édition deluxe à lui.  J’adore Dinos, je trouve qu’il est incroyable, c’est mon rappeur français préféré. Je trouvais ça hyper cool d’avoir pu collaborer avec lui quelques fois. Sinon Daniel Bélanger qui n’est pas très connu en France mais qui est un peu un temple de la composition en français au Québec, j’aimerais bien un jour faire un feat avec lui aussi.

Ta tournée européenne et nord-américaine arrive en 2022, comment l’appréhendes-tu ?

Charlotte Cardin : J’ai hâte, je suis excitée ! C’est cool de voir que les dates se rapprochent de plus en plus et que ça va réellement se concrétiser. J’ai l’impression que ça fait tellement longtemps qu’on attend de partir en tournée. Et même avant le covid, ça faisait plus d’un an qu’on n’avait pas été sur scène car on écrivait l’album alors vraiment là je suis super excitée, j’ai hâte, je suis prête à aller tourner.

D’ailleurs, quelles différences constates-tu entre le public américain et le public européen ?

Charlotte Cardin : C’est une bonne question. C’est deux publics qui m’ont tous les deux très bien accueillie jusqu’à présent. En France je peux m’exprimer en français, le public français peut comprendre une certaine partie de moi. Mais je ne vois pas vraiment de grande différence entre ces publics-là, on a eu des belles expériences, on a été bien accueillis dans tous les cas ! On aime retrouver nos publics. Tous mes publics me manquent.

Qui dit scène, dit tenues. Comment les choisis-tu ?

Charlotte Cardin : Je priorise toujours d’être confortable sur scène car je joue de la guitare et aussi un peu de piano. Je bouge, je fais pleins de trucs donc je mets des vêtements plus amples pour pouvoir bouger librement. Après on choisit beaucoup les couleurs en fonction de l’univers. Par exemple pour ma prochaine tournée on est plutôt dans des couleurs chaudes parce que l’album s’appelle « Phœnix ».

Comment qualifierais-tu ton style vestimentaire en général ?

Charlotte Cardin : Simple et confortable, assez décontracté, classique aussi j’imagine.

Qu’est-ce que tu ne porterais-jamais ?

Charlotte Cardin : Je ne suis pas trop jambières, on me verra jamais en jambières *rire* mais c’est drôle donc on ne sait pas.

Ton dernier single s’appelle « Scorpion season », tu t’intéresses à l’astrologie ?

Charlotte Cardin : Un peu. Après je ne sais pas à quel point j’y crois. Mais je suis curieuse et ouverte. Mon producteur, avec qui je passe tout mon temps lui est plutôt calé en astro, donc j’aime bien lui en parler car c’est fascinant. Je ne sais pas encore si j’y crois réellement ou pas. Mais il y a une partie de moi qui y croit.

Les scorpions ont une réputation particulière, on dit souvent d’eux qu’ils sont toxiques, tu comprends d’où ça vient ?

Charlotte Cardin : Là où je me reconnais c’est que les scorpions en général ont la réputation d’être très intenses. Alors oui parfois ça peut aller vers un truc un peu agressif et toxique mais je pense aussi que ça peut aller vers un coté qui est passionnel autant dans ses relations que ses passions etc… Et je m’associe vraiment à ça, je suis une personne extrêmement émotive et effectivement extrêmement intense, après je pense pas être une personne toxique *rire*, je l’espère en tout cas. Mais oui dans cette intensité-là, cette fougue je me reconnais.

Charlotte Cardin – Phoenix Deluxe (album)