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La playlist Modzik pour sonoriser ton weekend.
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PAMELA – PEAK XV
Et si Peak XV était le Bohemian Rhapsody de Pamela ? Même entrée théâtrale, portée par un motif de piano qui installe d’emblée une tension dramatique avant que le morceau ne prenne son envol. Peak XV est une ascension. Plus le morceau s’élève, plus le sol semble se dérober sous les pieds, faisant écho à des paroles où l’on vacille entre lutte intérieure, peur de sombrer et résistance, jusqu’à ce dernier vers qui laisse entrevoir une raison de rester (« One step and I’ll disappear / But you know why I’m staying here. »). Réalisé en un impressionnant plan-séquence par Jacques Frantz, fidèle collaborateur du groupe, le clip a été entièrement imaginé et produit à Nantes par HiBOO FILMS. Dans un décor en carton signé du sculpteur José Urteaga, entre surréalisme et minimalisme assumés la, DA évoque l’inventivité d’un Michel Gondry. Parmi les danseurs figure notamment Zaho de Sagazan, clin d’œil à l’histoire qui unit les deux artistes depuis les premières parties de Pamela sur sa tournée. Si Peak XV donne le ton de Dancing on the Edge, leur premier album attendu en novembre 2026, Pamela pourrait bien signer l’un des premiers albums français les plus attendus de la fin d’année. (LFC)
Peak XV est disponible via FMA Records.
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WESTSIDE COWBOY – PIN UP BOYS
En novembre 2024, le monde découvrait Westside Cowboy et leur premier single, I’ve Never Met Anyone I Thought I Could Really Love (Until I Met You). Un son organique et brut, qui navigue entre ballades mélancoliques et rock plus énervé, des voix maîtrisées et des guitares à tous les étages. En un an et demi à peine, le quatuor originaire de Manchester a conquis le cœur des amoureux de rock indé, avec leur Britainicana : un mélange de rock anglais et d’americana (country-folk-blues typiquement américaine). Une identité bien à eux, dont ils se revendiquent, comme en témoigne la pochette de leur album à venir le 21 août, It Goes On. On y retrouve leurs deux influences, représentées par un cheval qui semble tout droit sorti d’un western, posté devant des immeubles à l’allure britannique. Le groupe est aussi adoubé par ses pairs, et pas des moindres, puisqu’ils ont assuré les premières parties européennes de Geese et Black Country, New Road. Ils dévoilent cette semaine Pin Up Boys, deuxième single du disque à venir, après Kick Stones (The Boys), qui avait fait un passage très remarqué dans l’émission musicale Later… With Jools Holland. Le clip de Pin Up Boys, réalisé par Jack Shep, humoriste et scénariste anglais, nous place dans l’œil d’un projecteur, traquant sans relâche un protagoniste qui tente d’y échapper. Une course poursuite loufoque sur fond de concert, qui traduit bien l’énergie live du morceau. Ce n’est que le début pour Westside Cowboy, qui seront à leur tour sous le feu des projecteurs avec leur plus grosse tournée à ce jour, de juillet à décembre. (EM)
Pin Up Boys est disponible via Island Records. En concert le vendredi 13 novembre 2026 à Paris (Petit Bain).
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JAIN – KILL IT WITH THE BEAT
« J’ai installé une énorme sono sur une vieille Peugeot 405 Break que j’ai trouvée sur Le Bon Coin. » Avec Jain, même la promo prend des allures de rave sauvage avec des happenings sur les Festivals de l’été. Derrière cette mise en scène se cache pourtant une vraie mue artistique. Écrit et enregistré à Los Angeles avec Maxim Nucci (Yodelice), Louxor (Igor Ramonatxo), cosignataire de ce Kill It With The Beat, et Benjamin Porraz, ce nouveau projet troque les couleurs tropicales contre les néons des clubs sans perdre son goût pour les mélodies qui restent en tête. Les paroles empilent les figures de femmes puissantes, de Shakira à Athéna, pour célébrer une féminité combative, pendant qu’un refrain en boucle agit comme une montée d’adrénaline. Le plus surprenant n’est finalement pas ce virage électro-rock, mais la liberté avec laquelle Jain s’autorise à salir les contours de sa pop. (LFC)
Kill It With The Beat est disponible via Spookland/Full Love Records/Columbia/Sony. En happenings Vieilles Charrues, Cabaret Vert, Rock en Seine.
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TISMA – SCLA
Si vous aimez le rap avec des textes sincères, touchants et des avalanches de rimes aux structures étourdissantes, vous devez suivre Tisma, rookie qui gravit les échelons du rap à chaque projet. Il n’est pas juste une bonne plume : Tisma compose ou co-compose plusieurs instrumentales de SEUL COMME LES AUTRES, son projet paru ce 26 juin, le plus puissant de sa jeune discographie. Il est accompagné et produit par Le Chroniqueur Sale, compositeur, producteur, YouTuber et dénicheur de talents qui collabore notamment avec Ino Casablanca ces dernières années. Tisma est aux platines pour SCLA, sigle de SEUL COMME LES AUTRES, qui joue parfaitement son rôle de morceau d’introduction, pour ce projet comme pour découvrir cet artiste. La sobriété du morceau est cohérente avec son auteur. Son efficacité aussi. Loin de chercher à passer pour un gros dur, Tisma se présente comme un gars normal qui se distingue par l’intensité de sa passion et par le travail qu’il fournit pour briller dans son domaine, le hip-hop (il compose et a un bon niveau de danse, il ne se limite donc pas au rap). Le piano qui ouvre le morceau, simple et mélancolique, instaure d’emblée une tension que Tisma maintient grâce à son rap chirurgical qui sort des tripes. En deux minutes, il brosse son portrait. On croit le connaître. Un jeune homme traversé de doutes. Conscient de ses fragilités, blessé par des déceptions amicales mais surtout pas la disparition de son père. Qui demeure motivé par un feu intérieur, une colère lancinante et une détermination à gagner sa liberté grâce à son art. Et soyez rassurés, tout le projet n’est pas aussi sombre que cette intro. Tisma raffole des instrus jazzy et il sait faire sourire par son humour, comme c’est le cas sur son featuring avec GAL, DAMN DOG. (AC-Le Rapporteur)
SCLA est disponible via LCS RECORDZ.
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TOMMY BARLOW – WON’T YOU EVER NEED ME
Avec une impression de demi-lumière où les paysages intérieurs se mêlent à des souvenirs flous, Tommy Barlow poursuit un chemin singulier avec Won’t You Ever Need Me. Chaque son semble surgir d’un souvenir incomplet, chaque montée de tension éclaire fugitivement un décor avant de le replonger dans l’ombre. Originaire des environs de Cambridge, où il grandit dans une famille nourrie de musique folk, avant d’étudier la musique électronique à la Guildhall de Londres, il fait dialoguer ces deux mondes avec une rare évidence. Après la mixtape autoproduite Mustard Seeds en 2024 puis Earth Killer, il affine une écriture où les émotions se dévoilent par touches successives. « Je voulais quelque chose de plus direct et de plus vivant. Ça commence de façon modeste puis devient immense ; c’est l’idée de pouvoir danser et pleurer en même temps », résume-t-il. Le morceau épouse parfaitement cette intention : un piano enregistré sur son iPhone, les nappes sonores, la batterie et les guitares construisent un relief mouvant pour devenir une masse sonore où se croisent la vulnérabilité, la supplication et la résignation. On pense parfois à une rencontre improbable entre Tom Waits et James Blake : la rugosité habitée du premier croisant les espaces sonores et la sensibilité du second. Une manière très personnelle d’inscrire le folk dans un paysage contemporain. Captivant. (LFC)
Won’t You Ever Need Me est disponible via Tommy Barlow/Young/Beggars. En concert à Paris (Boule Noire) le 19 septembre 2026.
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JUDELINE – BESITO
Celle qui chevauche son danseur sur scène est de retour. Judeline continue de brouiller les pistes entre provocation et élégance, avec cette manière bien à elle de faire du corps un véritable langage. Le contraste est d’autant plus frappant que, loin des projecteurs, on avais découvert il y a un an et demi une jeune femme réservée, presque timide, à mille lieues de la performeuse magnétique qui électrise la scène. Révélation espagnole de ces dernières années, remarquée jusqu’aux Latin Grammy Awards et déjà passée par Coachella, l’Andalouse poursuit sa trajectoire sans céder aux recettes faciles. Depuis ses débuts, son laboratoire sonore s’écrit entre l’Espagne et la France, une alchimie que l’on retrouve encore sur Besito, porté par les fidèles Lil Chick et Sacha Rudy. Derrière son refrain faussement candide se cache pourtant une chanson sur l’urgence de vivre, les nuits d’été qui semblent éternelles, les souvenirs qui s’accrochent et cette vingtaine que l’on voudrait retenir avant l’aube. Le corps devient une porte vers un univers intérieur. C’est toute la force de Judeline : faire du corps non pas un simple objet de séduction, mais la porte d’entrée d’un monde intime. Avec Besito, Judeline poursuit la construction d’un univers où l’intime, le désir et l’audace dialoguent avec une précision artisanale qui la distingue. Une artiste qui, à chaque nouveau titre, confirme qu’elle n’a pas fini de surprendre. Elle est déjà une artiste qui impose sa vision. (LFC)
Besito est disponible via Interscope Records.
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PHILIPPE KATERINE – LINGETTE-MOI
« Je suis une lingette / Je prends ce qu’on rejette / Comme font les poètes » : dès les premiers vers, Philippe Katerine installe son univers poétique, absurde et volontiers décalé. Cette ritournelle, créée dans le cadre d’une campagne de sensibilisation menée par Citeo Soin & Hygiène avec Ogilvy Publicité et Publicis Media, transforme une consigne environnementale en chanson pop immédiatement mémorisable. Fidèle à son esthétique, Katerine privilégie une écriture minimaliste fondée sur la répétition, des arrangements épurés et une mélodie volontairement entêtante. Le clip reprend cette même logique de dépouillement en faisant reposer sa narration sur un motif visuel récurrent, où l’intervention de Katerine vient systématiquement réorienter un geste du quotidien. La répétition, à la fois musicale et visuelle, devient ainsi le principal ressort de mémorisation du message écologique. En brouillant les frontières entre art et communication publicitaire, Lingette-moi montre comment les codes singuliers de Philippe Katerine peuvent être mobilisés au service d’une campagne de prévention efficace. (LFC)
Lingette-moi est disponible via Edie Editions/Wagram.
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TAMINO – RAVEN
Plus d’un an après la sortie de son troisième album, Every Dawn’s A Mountain, Tamino en étend encore l’univers. Il vient de sortir la vidéo accompagnant le sublime Raven, morceau phare du disque de 2025, qui nous envoûte toujours autant qu’à la première écoute. Dans ce court-métrage réalisé par Thibaut Grevet – puisqu’il en a plus l’allure que du simple clip – on suit les scènes absurdes, poétiques de Vicky Krieps. C’est avant d’entrer sur la scène de la Philarmonie pour sa prestation aux Days Off que le chanteur a dévoilé en avant-première ce film, avant de réinterpréter le titre plus tard dans son set. Sobre, ce concert permettait de démontrer une fois de plus son aptitude à subjuguer la foule, muni seulement de trois musiciens, sa guitare, son oud ou le piano, et de sa voix à l’amplitude presque irréelle, suspendue dans les airs jusqu’à la note finale. (MH)
Raven est disponible via Communion Music.
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FAT DOG – CANCEL ME (I’M TIRED)
Le groupe polymorphe et complètement imprévisible tout droit venu de Londres débarque en trombe. Fat Dog a sorti deux nouveaux singles à la suite, Go Fuck Yourself et le plus récent Cancel Me (I’m Tired), titre éponyme de leur deuxième album prévu pour le 2 octobre 2026. Démarrant sur un air de disco aux accents lugubres, puis muant en un mélange entre club, rythmes merengue et déclamations au ton punk je m’en foutiste, le morceau raille une industrie qui mâche et recrache ses progénitures sans aucun égard pour eux. C’est en effet l’état d’esprit dans lequel se trouvait Joe Love, chanteur du groupe, durant l’écriture du disque. À bout de forces après une tournée mondiale à rallonge, il a planché sur cette chanson au lendemain de son mariage spontané à Las Vegas avec sa fiancée. En ressort une œuvre qui maintient l’énergie tous azimuts du band mais prend le temps de se recentrer. (MH)
Cancel Me (I’m Tired) est disponible via Domino.
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FILIZ – HOMME CAPABLE
Filiz est un personnage complexe. Tantôt à la recherche d’un Homme Capable, tantôt dégoutée de l’amour, tantôt douce, tantôt agacée, tantôt dansante, tantôt pessimiste. C’est peut-être pour cette raison qu’elle s’auto-présente, non sans sévérité avec elle-même, comme La folle du bus. Dans cet EP, la chanteuse apparaît plutôt comme celle qui amène, certes avec vacarme, de la vie et de la couleur aux mornes passagers du car. Filiz use de sa baby-voice avec plaisir, quitte à atteindre des fréquences qui ne plaisent pas à tout le monde. Elle parle alors de son rapport conflictuel avec Paris, où elle a grandi, de ses relations compliquées avec la gent masculine, mais aussi de son amour pour son père, pour qui elle garde ses « je t’aime ». Dans les étoiles, Filiz pousse sa voix comme rarement, elle qui citait Ariana Grande, Mariah Carey ou encore Alicia Keys pour Modzik en novembre dernier. Mais elle n’est pas qu’une voix et le prouve à de nombreux reprises, que ce soit sur de l’hyperpop, sur le surprenant air de reggaeton d’après l’amour ou sur le virevoltant Like This. Il ne faut pas se fier à son imagerie juvénile et sa baby-voice, Filiz ne mâche pas ses mots et n’hésite pas à les crier au visage de ceux qui la rendent folle. (EC)
Homme Capable est disponible via ICY Prod. En concert à Paris (Popup!) le 8 octobre 2026.
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