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NEWS !
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Mardi 5 mai, la Boule Noire, c’est l’heure de la release party de Luxie pour son EP weightless, sorti le 10 avril dernier. Sa première date parisienne en headline.
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Ambiance alt-pop
Malgré la pluie, des petits groupes s’entassent devant la salle pour papoter ou fumer. Il est encore tôt. Puis, à l’intérieur, une fois les escaliers descendus, l’ambiance mute. Les spectateurs s’assoient, attendent sagement. Dans la playlist, un mélange presque programmatique entre Grimes, underscores, PinkPantheress. Autant de morceaux qui dessinent déjà les contours de la soirée : une pop alternative, quelque part entre mélancolie et euphorie. Le public arrive par vagues, encore timide, mais déjà très ciblé.
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En première partie, l’atmosphère de la salle reste volontairement flottante avec Kim0. Entre nappes ambient et introspection, on entend à la fois Dans ma bulle de PNL que ICT ou God’s Chariot d‘Oklou. Quelques incursions plus inattendues (Diet Pepsi d’Addison Rae, Headlock d’Imogen Heap) viennent fissurer cette douceur avec une forme de nostalgie hyperconnectée. Puis tout s’aligne : Track 10 de Charli XCX, Genesis de Grimes. La salle est prête…
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Le style Luxie
Entre envolées dream-pop et R&B futuriste, Luxie trace son propre chemin, inspirée autant par des figures comme FKA twigs ou Charli XCX que par la scène alternative française avec Oklou. Et après quelques singles qui ont intrigué la scène émergente, ses nouveaux projets se placent entre confession et expérimentation sonore : une pop qui parle autant aux cœurs qu’à l’imaginaire. Pour son Mood chez Modzik, la chanteuse avait livré sa version de la chanson Genesis de Grimes, une reprise ponctuée d’une grande douceur qui lui est propre.
De la même manière, Luxie arrive maintenant sur scène à pas feutrés, presque en se glissant dans son propre décor. Une entrée lente, éthérée, comme si elle prenait le temps d’installer son espace plutôt que de le conquérir. Très vite, dès le deuxième morceau, you and me baby black and white i see, quelque chose s’ancre. Le son prend, le public aussi.
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Premier headline parisien
Pour sa toute première date en tête d’affiche à Paris, l’énergie est déjà là. La Boule Noire n’est pas immense, mais elle est dense, chaude, réceptive. Luxie parle peu, mais juste, évoque weightless comme un projet traversé par la solitude. Elle explique avoir réalisé qu’elle n’avait besoin de personne, puis enchaîne avec ce morceau presque mantra : i feel better now that you’re gone, only feel good alone. La salle suit.
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Le set monte en intensité jusqu’à une vraie rupture : why did we break up so quickly, beaucoup plus frontal, presque rock dans son énergie, vient faire exploser la dynamique installée jusque-là. C’est le moment cathartique. Puis, surprise : Alexi Shell la rejoint sur scène pour i think about it all the time. Luxie invite ensuite ses danseuses à la rejoindre pour un passage sur gonna be friends forever? qui transforme la scène en espace partagé.
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La fin bascule ailleurs : Luxie passe en mode DJ, accélère, durcit, glisse vers quelque chose de plus techno, plus club. La Boule Noire devient piste de danse quelques instants, avant que la soirée ne se termine en douceur et en une émotion palpable pour la chanteuse. Une belle soirée pour un bel EP.
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Texte Tiphaine Riant
Image de couverture Jean de Blignières
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