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Veille du solstice d’été dans la ville des Lumières, l’amphithéâtre gallo-romain de Fourvière se remplit de monde sous un soleil de plomb. Comme chaque année, les Nuits de Fourvière accueillent différentes soirées à thème, entre spectacles de cirque, poésies ou représentation d’orchestre. Le programme de ce soir est une « nuit hip-hop ». Dur de s’y tromper en entrant vu les nombreux merchandising d’artistes même pas programmés ce soir portés par le public. 

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Asfar Shamsi ©Modzik

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La chanteuse Asfar Shamsi ouvre la soirée en faisant faire le pistolet avec les doigts à un public prêt pour une grande soirée. Avec son ensemble gris qui donne chaud à sa simple vue et ses sneakers jaunes, la strasbourgeoise ne ressemble à personne, et sa musique non plus. Elle enchaîne les extraits de son EP cuicui sorti en février, backée avec complicité par son claviériste. Lorsque vient le dernier morceau, Asfar Shamsi demande aux lyonnais de faire plus de bruit que le Stade de France, avant de leur faire entonner le refrain de 2006 : « 2006, j’ai pleuré pour un pénalty, 20 ans plus tard j’ai d’autres sortes de problématiques ».

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Ino Casablanca ©Modzik

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Pendant l’entracte, les premiers cris « Ino ! » se font entendre, exhortant Ino Casablanca à commencer son show. Lorsque les premières notes de BISSAP DU 20ÈME résonnent dans le théâtre millénaire, les fans du rappeur s’époumonent pour l’accueillir. Pendant une heure, la nouvelle star fait danser toutes les générations, explorant de nombreuses sonorités comme à son habitude. Du rythme brésilien de NOUVO GROOVE aux influences raï de PARAMOUR en passant par la production électronique de DIMA RAVE, les mains ne s’arrêtent de clapper. Ino Casablanca termine en refaisant sonner les trompettes de BISSAP DU 20ÈME, comme une célébration magnifique sur fond de coucher de soleil sur les hauteurs de Lyon. 

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Yamê ©Modzik

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La nuit tombée, la chaleur perdure pour le dernier show de la soirée, Yamê. Le natif de Cergy-Pontoise arrive rayonnant, en débardeur kaki avec un collier brillant de mille feux. Sa voix unique réveille l’entièreté de la préfecture du Rhône, accompagnée par deux claviers, une guitare et une batterie. La scénographie de CALL OF VALHALLA emmène l’amphithéâtre dans un trip psychédélique, comme un voyage spatial dans lequel le son se diffuserait. Yamê enchaîne par un medley de feats, dont Encore une fois avec Orelsan, puis finit par le mythique Bécane, que tout le public reprend volontiers en cœur. Trois artistes fédérateurs, un coucher de soleil sur une vue majestueuse et un amphitéâtre vieux de plusieurs millénaires, les Nuits de Fourvière ont trouvé un excellent moyen de célébrer l’arrivée de l’été.

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Texte Erwan Cler

Image de couverture ©Modzik

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