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À l’approche de ses concerts au Stade de France et autres dates en Europe, The Weeknd a prouvé après ses dernières tournées qu’il propose bien plus que des concerts. Ce sont de véritables shows de plus de deux heures dans lesquels la scénographie joue un rôle essentiel pour créer une expérience cinématographique où tout est pensé, allant du décor, des jeux de lumières, des mises en scène, des costumes et de la narration, en supplément d’une performance artistique hors normes.

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@theweeknd

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Plus qu’un concert : une immersion dans l’univers

De son vrai nom, Abel Makkonen Tesfaye a prouvé ces dernières années que ses concerts sont devenus des rendez-vous incontournables, peu importe le pays dans lequel il se produit. Avec sa tournée After Hours Til Dawn, l’artiste canadien semble avoir atteint une forme d’équilibre dans sa performance, après plusieurs années d’expérimentations. Le concert ne repose pas sur une simple succession de morceaux au hasard, mais sur une véritable construction pensée comme une expérience qui, pour le plus grand plaisir des fans, joue sur tous ses univers et permet d’écouter ses plus gros bangers.

Ce qui est marquant, c’est la scénographie et la construction totale du concert. On observe The Weeknd dans un décor totalement maîtrisé qui nous fait penser à une ville dystopique géante, notamment dans la grande partie de l’entrée de scène, ce qui ajoute un aspect futuriste, en plus de la statue cyber-érotique de Hajime Sorayama que l’on retrouve régulièrement dans l’univers de l’artiste, grand admirateur du designer japonais connu pour ses illustrations érotiques de science-fiction devenue une référence de la tournée.

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@hypebeastjp

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L’ensemble, dominé par des tonalités dorées et métalliques, crée une atmosphère immersive qui dépasse le cadre du concert traditionnel. The Weeknd ne se contente pas d’être sur scène : il construit un univers, et se rapproche davantage de la figure d’un réalisateur que de celle d’un simple interprète.

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Un récit en lumière

La lumière joue un rôle crucial dans les shows de The Weeknd et dans la fonction narrative de sa scénographie. Elle évolue tout au long de la performance, d’abord pour accompagner le rythme et les émotions des morceaux, mais aussi pour refléter les différentes périodes de l’artiste : les tons rouge néon d’After Hours, le bleu plus spirituel de Dawn FM ou encore les nuances orangées associées à Hurry Up Tomorrow. Ces transitions visuelles entre les différentes époques apportent une cohérence au show tout en offrant un clin d’œil aux fans. La scène est donc un prolongement des albums, chaque couleur participe à raconter une partie de l’histoire.

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@cactus.kish

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Abel Tesfaye contre The Weeknd

Depuis plusieurs années, The Weeknd incarne un personnage devant son public. Des bandages ensanglantés d’After Hours aux différents masques aperçus sur scène, chaque transformation participe à construire une identité forte, empreinte de mystère et nourrie de références visuelles pointues à son esprit. Loin d’être de simples accessoires, ces éléments deviennent des outils qui accompagnent les évolutions de son alter ego. Une approche qui dépasse aujourd’hui le cadre de la musique. Avec The Idol puis Hurry Up Tomorrow, Abel Tesfaye poursuit cette volonté de brouiller les frontières entre chanteur, acteur et personnage. Son passage au cinéma apparaît alors comme la continuité logique d’une démarche déjà présente dans ses albums et ses performances : raconter une histoire à travers une identité en perpétuelle mutation. Comme l’a démontré Hurry Up Tomorrow, son dernier projet cinématographique, le film comme une explication, afin de comprendre son univers artistique, apportant une nouvelle dimension à sa musique et permettant au public de plonger encore plus profondément dans l’esprit de The Weeknd.

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@IMDb

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À quelques semaines de ses concerts au Stade de France, une chose est certaine : si The Weeknd remplit aujourd’hui les plus grandes enceintes du monde, ce n’est pas uniquement grâce à son impressionnant catalogue de hits. Sa force réside surtout dans sa capacité à construire un univers cohérent : musique, scénographie, mode et cinéma sont en symbiose. Chaque petit détail semble pensé pour servir sa vision, faisant de ses performances bien plus que de simples concerts. À travers ses décors monumentaux, son travail sur la lumière ou encore la construction de son personnage, Abel Tesfaye s’impose comme un véritable showman architecte de mondes, capable de transformer une scène en expérience.

Les 8, 10, 11 et 12 juillet prochains au Stade de France pourraient ainsi marquer bien plus qu’une simple étape de tournée. Présentée comme un possible chapitre final pour son alter ego The Weeknd, cette série de concerts résonne comme un dernier voyage à travers l’univers qu’il aura façonné pendant plus d’une décennie. Reste à savoir ce qu’il adviendra après la disparition annoncée du personnage, et quelle nouvelle histoire Abel Tesfaye choisira de raconter.

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Texte Maël Delanoë

Image de couverture @cactus.kish

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