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La playlist Modzik pour sonoriser ton weekend.

 

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NIA ARCHIVES – VERTICAL

À quelques semaines de la sortie d’Emotional Junglist (17/07/26), un disque né d’une année 2025 traversée par l’ivresse amoureuse autant que par la désillusion, Nia Archives ajoute une nouvelle pièce à l’édifice avec Vertical. Plus retenu dans son approche rythmique, le titre laisse affleurer des réminiscences de l’électronique de la fin des années 1990 (William Orbit, EBTG) tout en conservant l’ADN breakbeat et jungle qui caractérise son univers. Vertical nous parle du vertige du désir, quand quelqu’un occupe tout l’espace mental. C’est assez direct, très sensuel porté par une production au cordeau. « Il y a ce synthé qui émet une sorte de bip, et ça crée une sorte de déconnexion. (…) Je voulais que ça évoque un mois de décembre à Londres », explique l’artiste à propos de sa production. Réalisé avec notamment James Ford, Ethan P. Flynn et Julia Michaels, Emotional Junglist promet d’élargir encore sa palette sonore, de l’indie pop aux textures électroniques, avec les participations de Jorja Smith et Sampha. Son fil conducteur, celui de la coquille protectrice qui se transforme sous la pression, fait écho à un album centré sur la vulnérabilité et la reconstruction. En parallèle, Nia Archives poursuit son travail de transmission via son label Up Ya Archives, récemment associé à l’exposition londonienne « The Music Is Black: A British Story », consacrée à l’héritage culturel et social de la jungle britannique. À la fois intime et ambitieux, Vertical offre sans doute l’un des aperçus les plus éclairants de la direction empruntée par Emotional Junglist. (LFC)

Vertical est disponible via Nia Archives/Universal.

 

 

 

THE AVALANCHES – EVERY SINGLE WEEKEND (FT. JAMIE XX)

Every Single Weekend ressemble à un tour de passe‑passe parfaitement assumé : un fragment déjà connu, arraché à In Waves, que The Avalanches, duo australien pionnier du plunderphonics et des collages électroniques depuis Since I Left You, transforment en morceau pleinement incarné. Jamie xx y glisse sa patte lumineuse, mais c’est surtout la manière dont le groupe fait respirer l’échantillon qui frappe : une montée en densité, en chair, en mouvement. Le refrain, avec ses mentions du system et du cost of livin’, ajoute un léger décalage générationnel : fête oui, mais fête consciente, où l’euphorie masque à peine la pression du quotidien. Le morceau s’inscrit dans la continuité de leur retour amorcé avec Together, mais en plus direct dans son envie de tout lâcher. Les chœurs, les bruits de canettes, les bruits de foule : tout semble pensé pour recréer un week‑end idéal, un espace où l’on oublie les horaires de bureaux et où l’on se retrouve collectivement. Le clip de Jonathan Zawada prolonge cette idée en jouant sur le contraste entre coulisses ternes et imagerie publicitaire saturée. Et au‑delà de la nostalgie Y2K ou de la rythmique house, reste cette évidence : The Avalanches savent encore transformer une poussière sonore en rituel partagé. Un nouveau jalon dans leur collaboration avec Jamie xx, et un rappel que parfois, la magie tient simplement dans la manière de faire revivre ce qui était déjà là. (LFC)

Every Single Weekend est disponible via Modular Recordings.

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NOONZY – EASY

Easy montre un Noonzy qui élargit son terrain de jeu après Yeah (I’m In), tous deux extraits de son premier album Plan Is Bad (02/10/2026). L’introduction installe un climat clair avant que le morceau ne s’oriente vers un 4/4 plus direct, porté par un motif de synthé qui gagne en présence. On y entend une parenté nouvelle : cette manière de construire un titre par strates, de laisser les voix glisser au-dessus d’une base pop solide, évoque le travail de Jack Antonoff pour Bleachers, une pop nerveuse et structurée. Cette proximité ne gomme pas l’identité du « Noonzyverse » : une écriture directe, des détails électroniques qui accrochent, un goût pour le twist inattendu qui donne du relief. Noonzy reste fidèle à ce qui l’a façonné : les débuts bricolés dans un garage d’Anvers, les années à circuler entre Londres, Cologne ou Amsterdam, et cette volonté de rester accessible, tangible, ancré dans le fait main. Les silhouettes flamboyantes laissent place à des tenues plus sportswear, mais la logique reste la même : rester tangible, humain, sans distance inutile. Easy ouvre la voie à une production plus ample, tout en conservant la chaleur et la sincérité qui confirme la cohérence d’un artiste en train d’affiner sa signature sonore. (LFC)

Easy est disponible via PIAS. En concert à Paris (Pop Up!) le 13 novembre 2026.

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MERVEILLE – EN BAS DE CHEZ MOI

Merveille est de retour, et avec ce titre, la chanteuse s’attaque à un comportement devenu presque banal dans les relations modernes : ces hommes qui soufflent le chaud et le froid, qui s’éloignent quand tout va bien pour revenir dès qu’ils sentent qu’ils perdent leur place. Une situation frustrante que Merveille raconte avec lucidité, sans chercher à embellir les choses. Dans son deuxième couplet, elle glisse une interpolation de Sur ma route de Black M, un clin d’œil subtil qui fonctionne parfaitement avec le thème de la chanson. Là où Black M racontait les épreuves et les rencontres qui jalonnent un parcours, Merveille l’utilise pour illustrer ces relations qui vont et viennent, laissant parfois plus de questions que de réponses. Mais la véritable surprise arrive en dehors de la chanson, à la fin du clip : Merveille en profite pour teaser une future collaboration avec Miimii KDS sur une production Bouyon. (CHE)

En bas de chez moi est disponible via Blood Line / Map Record.

 

 

 

ARTR – BODYCOUNT (FT. JAYMEE)

À la recherche d’un morceau qui donne le sourire et envie de danser pour démarrer le weekend ? Lancez Bodycount et remerciez ARTR et Jaymee mais attention : il risque de tourner en boucle. L’hôte, originaire de Tours, et son invité de Lille prouvent encore leurs talents de mélodistes et leur humour en partageant ici des bribes de relations bancales, superficielles. ARTR déplore avoir été traité comme un « pansement » par une fille qui n’en avait rien à faire de lui mais qui semble revenir alors que le succès approche. Celles et ceux qui suivent ARTR savent qu’il se caractérise par sa désinvolture, son honnêteté brute et son sens du storytelling. Mais ce qui impressionne dans ce morceau c’est son talent pour produire un miel auditif sur des passages où il harmonise son registre de voix, ses flows et ses rimes. Comme quand il balance : « Là, là j’dois filer, j’ai plus l’temps d’tomber dans tes filets. T’es sexy raffinée mais un poil complètement malade ». Cerise sur le gâteau : la fin de la phase est une feinte d’écriture : on s’attend à ce qu’il fasse une rime avec « givrée » mais il nous surprend avec « malade » qui rime avec la phase de Jaymee qui précédait la sienne. Un beau travail, preuve qu’on écoute un vrai feat. et pas un rapprochement d’artistes qui s’envoient un couplet pour gratter sur la communauté de l’autre. Le refrain est lui-même un passe-passe addictif où ARTR termine les phrases de Jaymee. Loin des mecs toxiques qui reprochent aux femmes leurs conquêtes, les gars prônent l’indifférence : « Elle a un p*tain de bodycount, mais j’crois que j’m’en ballek ! Ça m’passe au-dessus d’la tête / J’suis pas son bodyguard ! ». Bodycount est extrait du nouveau projet solo d’ARTR, Seulement, qu’on vous invite à écouter. Vous y plongerez dans l’intimité de l’artiste via de très bons morceaux à thèmes et du storytelling maîtrisé : des exercices souvent boudés dans le rap français mais qui ravissent lorsqu’ils sont effectués avec une telle justesse. (AC-Le Rapporteur)

Seulement est disponible via Franck & Amy / DEMAIN – [PIAS].

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ÁSGEIR – SKÝJABORG (Live Session in Flatey)

« J’ai un autre album quasiment prêt et il est entièrement en islandais ». Quelques mois après nous l’avoir confié, Ásgeir tient parole avec Skýjaborg, premier extrait d’un nouveau chapitre qui marque son retour à sa langue maternelle. Après un Julia très personnel, premier album dont il avait écrit lui-même l’intégralité des textes en anglais, l’Islandais retrouve ici la musicalité et les images poétiques qui ont façonné son identité artistique. Un retour d’autant plus intéressant que le songwriter Júlíus Aðalsteinn Róbertsson, déjà impliqué par le passé dans l’univers d’Ásgeir, signe à nouveau les paroles, alors que Julia marquait justement une parenthèse d’écriture entièrement assumée par le chanteur. Porté par une instrumentation dépouillée et un falsetto toujours aussi habité, Skýjaborg explore les thèmes familiers de la perte, de la quête intérieure et des illusions qui s’évanouissent. Cette « ville dans les nuages » qui n’existe plus devient la métaphore d’un idéal disparu, tandis que le clip, tourné dans une petite église islandaise au milieu d’une nature silencieuse, renforce le caractère contemplatif du morceau. Sans chercher l’effet ni la démonstration, Ásgeir livre une chanson d’une grande délicatesse, où la mélancolie n’exclut jamais l’apaisement. Skýjaborg sonne comme des retrouvailles avec l’essence même de son œuvre : une folk atmosphérique, profondément enracinée dans les paysages et les imaginaires de son île. Une entrée en matière particulièrement prometteuse pour l’album à venir. (LFC)

Skýjaborg est disponible via One Little Independent Records. En concert à Paris (Maroquinerie) le 18 septembre 2026. (Complet).

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VONFELT – VELOURS

Originaire de Strasbourg, Arthur Vonfelt a longtemps œuvré dans l’ombre, batteur de session, compositeur pour la danse contemporaine, complice de scène de Jacques et Petit Prince, avant de publier un premier EP éponyme mixé en 2023 par Petit Prince. Velours, son second opus, est une parfaite réussite : sept titres où l’électronique soyeuse et les rythmiques synthétiques épousent une voix de baryton grave dont on ne se déprend pas facilement, distillée à mi-chemin entre le phrasé parlé-chanté de Gainsbourg et l’élégance pop de Daho ou Bashung. On devine çà et là une familiarité assumée avec les défunts Paradis, mais aussi Daft Punk ou LCD Soundsystem absorbée sans que l’influence ne prenne le dessus, tandis que le piano hypnotique de Bientôt et ses quelques mots martelés convoquent par instants l’esprit de la Ritournelle de Sébastien Tellier. La collaboration avec Lescop tout en coldwave est à la fois euphorique et mélancolique. Vonfelt possède une écriture singulière : des textes construits moins sur une narration que sur la musicalité des syllabes, où le sens émerge par accumulation, presque par rêve lucide, une pratique que Vonfelt revendique volontiers. Le français y est traité comme une matière sonore autant que poétique, le phrasé parlé servant à dégager le sens plutôt qu’à l’orner. L’EP se referme avec Bonps une pièce instrumentale mélancolique, comme une respiration après l’ivresse. Là où certains hésitent entre l’organique et le synthétique, Vonfelt en assume pleinement l’alliage. De cette friction naît une musique à la fois charnelle et vaporeuse, qui semble avancer dans la pénombre sans jamais perdre sa lumière. (LFC)

Velours est disponible via Vietnam. En concert à Paris (Maroquinerie) le 17 juin 2026.

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TEMSWHAT YOU NEED

Contrairement à beaucoup de morceaux qui racontent une séparation à travers les erreurs de l’autre, ici le conflit est intérieur. Tems ne pointe personne du doigt ; au contraire, elle se remet elle-même en question. Dès les premières lignes, on ressent une profonde confusion : l’amour est présent, mais il ne semble plus suffisant pour construire quelque chose de sain. Tems décrit une relation où les sentiments existent encore, mais où elle ne parvient plus à trouver sa place. Plus elle avance dans le morceau, plus une conviction s’impose : rester ensemble risque de faire plus de mal que de bien. Le refrain est brutal dans sa simplicité : « I’m not what you need ». Une phrase qui ressemble presque à une défaite, mais qui cache en réalité une grande honnêteté, parce qu’il faut parfois beaucoup de courage pour reconnaître que l’on n’est pas en mesure d’être la bonne personne pour quelqu’un, même lorsqu’on tient à lui. Puis vient le déclic. Là où le premier couplet est plongé dans l’incertitude, la fin du morceau apporte une forme de clarté. Quand elle chante « I’m finally out the dark », on comprend que la séparation n’est plus vécue comme une perte, mais comme une nécessité. La douleur est toujours là, mais la confusion a disparu. Tems rappelle que certaines histoires d’amour ne s’arrêtent pas par manque de sentiments : elles s’arrêtent parce qu’à un moment donné, aimer quelqu’un signifie aussi reconnaître que l’on ne peut pas lui offrir ce qu’il mérite. (CHE)

What You Need est disponible via RCA RECORDS/Since 93′.

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FKJ – SOULMATES

Voici déjà quatre ans, presque au jour près, que FKJ nous présentait V I N C E N T, son deuxième album studio. Après être apparu sur des titres de Jordan Rakei et Sofiane Pamart en avril, il annonce cette semaine son retour officiel : Tyber, son nouveau projet, sera disponible le 11 septembre. Derrière ce mystérieux prénom se cache une figure symbolique, découverte lors d’une retraite au Mexique. Elle représente l’aboutissement d’un long voyage intérieur, qui a suivi la sortie de V I N C E N T. Après la quiétude du confinement, le tourbillon des foules et des concerts fait presque perdre l’équilibre à l’artiste. Pour retrouver son centre de gravité, il se lance dans une profonde introspection, qui le mène aux quatre coins du monde. C’est dans ces conditions que naît Tyber, un disque intime, qui revient sur cette période de questionnements et retrace le chemin vers l’apaisement. Pour se raconter avec justesse, FKJ fait preuve d’une liberté artistique toujours renouvelée, mêlant habilement jazz, funk, rock, R&B et house, afin de trouver ce son qui lui ressemble. Soulmates, qui sort cette semaine, nous place d’emblée dans l’ambiance : entre synthé vintage, solos de guitare et rythme doucement hip-hop, on retrouve avec plaisir la vibe lumineuse de French Kiwi Juice. Le titre joue sur l’ambivalence entre son besoin de se retrouver seul, et celui d’être entouré des gens qu’il aime : « Love to be alone that’s right / Still, nothing like a bond » (« J’adore être seul, c’est sûr / Mais rien ne vaut un lien »). Une étape essentielle dans sa quête d’équilibre, et une belle introduction à ce qui devrait être l’album le plus personnel du multi-instrumentiste. (EM)

Soulmates est disponible via Roche Musique. En concert à Paris (Salle Pleyel) le 16 octobre 2026.

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MEAT COMPUTER – DO YOU? 

meat computer change de peau, doucement. Avec do you?, fini les textures qui agressent d’entrée : le morceau glisse vers quelque chose de beaucoup plus house, très progressif. Ça flotte, et ça laisse surtout plus de place au vide. Le clip suit la même logique. Une suite d’images façon found footage, un peu bancales, jamais totalement nettes. Des paysages qui défilent, et cette ombre au sol qui revient sans cesse, comme un repère ou un fantôme. On ne voit pas vraiment l’artiste, mais il est partout. Ce virage est loin d’être anodin. Depuis ses débuts, meat computer navigue entre chaos expérimental et sonorités tantôt hardcore tantôt industrielles, avec un sens du détail qui lui a valu de sortir du lot. Jusqu’à passer par le Pitchfork Festival en 2025 d’ailleurs. Alors, une seule question se pose désormais : do you? est-il un apaisement, un déplacement vers une nouvelle voie pour l’artiste, ou une rupture totale ? Quel qu’il soit, ce morceau a beau être moins frontal, il est peut-être encore plus troublant. (TR)

do you? est disponible via labels r 4 soup.

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FATOUMATA DIAWARA – MASSA

Fatoumata Diawara est de retour en solo, un peu plus d’un an après Lamomali Totem, album du groupe Lamomali dont elle est membre, aux côtés entre autres de M et de Sidiki Diabaté. Logique donc de retrouver M à la direction artistique de ce nouvel album. Mais à l’écoute de Massa, on comprend pourquoi la chanteuse a cette fois décidé de ne donner que de sa propre voix. Les thèmes abordés sont très personnels allant de sa maternité au décès de son père. Malgré cela, la malienne livre un album plein d’espoir et de lumière, à l’instar de son morceau éponyme Massa. Les percussions entêtantes de ce single cohabitent avec la voix enchanteresse de celle qui jouait autrefois Karaba la sorcière dans la comédie musicale Kirikou et Karaba. Rythmes contemporains, basses rock et guitares sèches s’harmonisent dans une œuvre remplie de foi et d’impudeur, comme dans Denko, littéralement « l’enfant » en Bambara. À la croisée des genres, des époques et des émotions, se trouve le chant apaisant de Fatoumata Diawara. (Erwan Cler)

Massa est disponible via No Format. En concert à Paris (Olympia) le 25 Novembre 2026.

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DEA MATRONA – MY OWN PARTY

Hate That I Care impose un duo qui a gagné en intensité depuis ses débuts de rue à Belfast. Mollie McGinn et Orláith Forsythe, déjà auteurs d’un premier album autoproduit, poussent ici leur alt‑rock vers quelque chose de plus nerveux, plus direct, sans perdre la cohésion qui fait leur force. My Own Party installe ce mélange de tension et de mélodie qui traverse tout le disque, Aisling étire leur son vers un rock plus ample, et John Doe ralentit le tempo sans perdre l’impact avec son refrain ver d’oreille. Les harmonies restent le centre de gravité du groupe, mais les guitares prennent davantage de place. Les textes, eux, s’attachent aux pressions, aux replis et aux contradictions qui ont accompagné leurs années de tournée. On y entend deux musiciennes qui maîtrisent désormais leur production autant que leur écriture, capables de passer d’un morceau plus intérieur comme Summer Rain à des morceaux plus tendus tels que Wait ou Magic Spell, sans perdre leur ligne. Hate That I Care trace une ligne claire : un rock personnel, tendu, qui confirme la trajectoire d’un groupe resté fidèle à son autonomie et à son instinct. (LFC)

My Own Party est disponible via Dea Matrona/AWAL. En concert à Paris (Trabendo) le 22 mars 2027;

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MERYL – BOSS (FT. LEJUH)

Avec Boss, le message de Meryl est clair, il n’y aura pas d’été 2026 sans elle. Quelques mois après son discours ému à l’occasion de sa victoire pour le morceau de musiques caribéenne ou d’inspiration caribéenne aux Flammes, la martiniquaise s’est remise de ses émotions et propose un single ragga ensoleillé et énergique. Elle est cette fois venue répétée à celles et ceux qui ne voudraient pas l’entendre que c’est bien elle la boss, en témoigne le refrain. Comme souvent avec Meryl, et comme lors de son discours aux Flammes, les clins d’oeils aux Antilles sont nombreux. Les drapeaux de différents pays des Caraïbes flottent sur le bateau du clip, les paroles sont en créole et l’artiste guadeloupéen LeJuh est invité à poser sa voix. Pour cette fois, la rappeuse va même puiser ses influences dans une autre partie du monde avec le producteur de l’Île Maurice Tuks. Comme à son habitude, Meryl unit par le twerk et par le son. (EC)

Boss est disponible via Maison Caviar. En concert à Paris (Accor Arena) les 26 et 27 octobre 2026.

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