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Vous connaissez tous la marque Milk Makeup ? Si ce n’est pas le cas, laissez-nous vous briefer un peu sur le sujet. Référence du makeup mondial, pour la marque cofondée par Mazdack Rassi « la beauté réside dans le processus ».
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En 2016, Mazdack Rassi et son équipe lance un produit grand public destiné à la communauté de Milk : Milk Makeup. La marque de cosmétiques est connu pour ses gammes incontournables de maquillages. Des produits adaptées à toutes teintes, types et grains de peaux, une palette de couleurs qui ne saurait que vous ravir et une qualité que les makeup artists vous recommanderont à cent pour cent. Milk Makeup est devenu un empire mondial et a su s’imposer dans ce monde avec des produits qualitatifs tout comme des packaging eco-responsables. S’adaptant avec son temps, la marque n’hésite pas à adapter ses compositions dans des formats Vegan, sans aucun ingrédient de provenance animale et qui ne sont pas testés sur des animaux.
Bien plus qu’une marque de maquillage, Milk s’inscrit dans une véritable démarche de Clean Beauty. La marque accorde également une place grandissante au skincare, partant du principe qu’une peau bien préparée est la clé d’un maquillage réussi. Elle propose ainsi une gamme de soins conçus pour régénérer, hydrater et rafraîchir la peau, alliant soin et maquillage pour un teint sublimé.
La philosophie de Milk Makeup se traduit par une vision singulière de la beauté, résumée par cette idée : « La beauté réside dans le processus ».
Au départ, il y eu Milk Studios, fondé en 1996 dans le quartier de Meatpacking District, à New York. À l’origine dédié à la photographie de mode, le studio devient rapidement un lieu de rencontre et de collaboration pour les photographes, stylistes, artistes et autres acteurs de la création. Au fil du temps, il devient un véritable carrefour culturel, à la croisée de la mode, de l’art et de la création.
Milk Makeup est née de la volonté de prolonger cet esprit créatif dans l’univers de la beauté. Mazdack Rassi, entrepreneur et cofondateur de Milk Studios, s’entoure de son épouse Zanna Roberts Rassi, journaliste spécialisée dans la mode et la beauté, de Georgie Greville, directrice de création, et de Dianna Ruth, spécialiste du développement de produits. En tant que figure centrale du projet, Mazdack Rassi contribue notamment au développement commercial de la marque.
À l’occasion des dix ans de la marque de cosmétiques, son fondateur célèbre cet anniversaire avec NEW YORK FOUND ME, un court-métrage de plus de 7 mn minutes produit par Milk Studios, qui fait écho aux origines de la marque. Tourné en temps réel, le film met en scène des personnages new-yorkais, portés par le rythme effréné et l’énergie unique de la Grande Pomme. À travers des histoires authentiques, il évoque le rêve universel de « réussir à New York », cette ville qui ne dort jamais, tout en révélant son visage brut, spontané et authentique.
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Rencontre avec Mazdack Rassi.
Comment Milk Makeup a-t-elle évolué au fil des années, au point de faire évoluer son ADN de marque ?
Nous célébrons cette année les 10 ans de la maison, et je pense que parfois, une grande partie de notre communauté ignore que Milk Makeup est issue de Milk Studios, la marque et l’entreprise d’origine. Et cette année, Milk Studios fête également ses 30 ans, dont dix ans dans le domaine du maquillage. Nous sommes donc extrêmement honorés de voir qu’elle s’est développée et qu’elle a vraiment connu le succès au cours des dix dernières années, pour devenir aujourd’hui une communauté et une marque mondiales. Enfin, toute la créativité et la confiance que chacun a apportées. Nous voulons donc créer quelque chose pour tout le monde. Dans la catégorie beauté, à travers nos studios, nos photographies, nous avons vu émerger tant de talents. Nous avons eu le sentiment que c’était une catégorie parfaite. Ces dix dernières années, nous avons créé des produits en collaboration avec la communauté créative présente dans nos studios.
Qu’est-ce qui vous a amené à faire ce choix ? Souhaitiez-vous répondre à un besoin encore peu satisfait ou y avez-vous vu une opportunité d’explorer de nouvelles perspectives ?
Je pense que c’est les deux. D’une part, nous étions vraiment convaincus que le cœur de Milk a toujours été la créativité et l’expression de soi, et nous croyons que tout le monde est créatif. Nous voulons donc, d’autre part, libérer la créativité qui sommeille en chacun et, dans le domaine de la beauté, auquel nous avons participé à travers nos studios, nous avons réalisé de nombreuses séances photo pour ces marques pendant des années. Nous avions le sentiment que c’était le secteur idéal à révolutionner il y a dix ans et à travers lequel créer des produits pour la communauté créative qui se trouvait chez Milk Studios. Ainsi, les stylistes, les maquilleurs, les photographes, les mannequins, les acteurs et les artistes avec lesquels nous travaillons avaient le sentiment que le monde de la beauté n’avait pas créé de produits pour eux. C’était donc très important. Créer des produits qui tiennent longtemps et un maquillage rapide que l’on peut réaliser à l’arrière d’un taxi en cinq minutes, en allant des studios à un rendez-vous entre amis pour prendre un verre. Le concept global repose donc sur la praticité, la rapidité et la tenue, à l’image de New York. Nous l’avons donc conçu pour une communauté qui n’a pas beaucoup de temps. Vous verrez d’ailleurs ce que nous célébrons à nouveau cette année : la nouvelle génération de sticks. Le concept des sticks repose vraiment sur un maquillage axé sur la fonctionnalité ; c’est pourquoi vous voyez toujours chez nous un processus et un travail adaptés à votre style de vie, qui vous font gagner du temps et de l’énergie, et vous permettent de consacrer plus de temps à votre expression, à votre créativité et à ce que vous faites dans la vie.
Comment avez-vous imaginé et orchestré la réalisation du film NEW YORK FOUND ME ? Pourriez-vous également nous parler de votre collaboration avec Rhian Teasdale ?
La réalisation de films narratifs : en tant que photographes, cela fait partie intégrante de notre travail chez Milk Studios, c’est ce que nous faisons au quotidien. Nous avons donc décidé, à l’occasion de notre 10e anniversaire, de créer un film sur cette magnifique ville qu’est New York, en nous inspirant de la façon dont les villes du monde entier insufflent véritablement de la créativité dans tout ce que nous faisons. Nous voulions ensuite trouver un collaborateur capable de travailler avec nous pour raconter cette histoire. Nous ne recherchons généralement pas de musiciens ou d’artistes pour jouer le rôle d’acteurs. Nous les considérons plutôt comme des créateurs, et comme nous sommes de grands fans de Wet Leg et de Rhian, nous avons eu beaucoup de chance. Nous étions donc ravis que son équipe examine si ce projet pouvait l’intéresser. Elle a immédiatement accepté de se joindre à nous, et nous nous sommes réunis. Lorsqu’elle a compris que nous ne cherchions pas à réaliser une simple campagne publicitaire, mais bien à créer un véritable film, une œuvre purement créative, nous avons réussi à monter ce projet en très peu de temps et à le tourner dans les rues de New York même. Nous sommes très heureux du film que nous avons créé avec elle et du fait qu’elle incarne notre marque.
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Le film a été tourné dans les rues de New York. Ces lieux ont-ils une signification particulière pour vous, ou ont-ils été choisis avant tout pour servir le récit de cette femme ?
On voulait que ce soit authentique, et on voulait que les personnages du film soient eux aussi de vraies personnes. Avant même de commencer le tournage, on a organisé un casting et des auditions. Comme à l’ancienne, le film était adapté d’une série télévisée. Ça se passait à New York, dans les années 80 : Fame. C’était une série que je regardais quand j’étais jeune, et je rêvais d’un film se déroulant à New York. Puis, lorsque je me suis assis avec les équipes pour démarrer le film, nous avons commencé à mettre en place le concept de cette magnifique série. Il s’agit donc de toutes ces petites histoires de jeunes créatifs, qui viennent des quatre coins du monde à New York pour tenter de réaliser leur rêve et de perfectionner leur art, et qui sont tous dans cette école. J’ai toujours rêvé que nos studios ressemblent à cette école. Nous avons donc voulu revenir à cette idée d’auditions de sélection, et la plupart des talents du film proviennent des auditions que nous avons organisées à New York, où de nombreux créateurs incroyables faisaient la queue dehors : des danseurs, des musiciens et des DJ. C’est donc ça, le concept de cet événement éphémère à Paris. C’est une réinterprétation des auditions que nous avons organisées à New York, ici à Paris : tous ces différents acteurs, chanteurs et musiciens vont passer et se produire d’une manière ou d’une autre. C’est pourquoi cela s’appelle « New York Calling » : nous allons également organiser cet événement à Paris. Nous allons faire cela… Il s’agit simplement de revenir au concept des auditions, de la créativité, des gens et du talent.
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En tant que cofondateur de Milk, Rassi a fait de cette entreprise, une société engagée sur le plan culturel, où l’expression créative occupe une place centrale. Sous la houlette de Rassi, Milk est passée du statut de simple prestataire de services à celui de lieu de référence pour les artistes émergents à New York et à Los Angeles.
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Votre parcours professionnel fait le pont entre des univers artistiques très différents, allant des écoles de designs aux institutions académiques jusqu’au New York City Ballet. En quoi ces collaborations ont-elles influencé la réalisation de ce film ?
J’ai eu une enfance assez particulière, que peu de gens connaissent. Ma mère était costumière : elle travaillait dans le milieu du théâtre et confectionnait notamment de nombreux costumes pour le ballet. J’ai donc passé une grande partie de mon enfance dans un atelier de costumes. Faire partie du New York City Ballet a donc été pour moi comme une famille incroyable qui me rappelle mon enfance. Et donc, quand on a parlé des auditions et de la danse, j’ai eu l’idée et la chance extraordinaire de travailler avec Jessie Res, le chorégraphe avec qui nous avons collaboré sur le film et qui travaille aussi beaucoup avec d’autres artistes. Tout s’est donc mis en place pour moi personnellement : pouvoir travailler avec la danse, travailler avec la chorégraphie, et réaliser un film dont je savais que j’étais le réalisateur. C’était comme former une équipe incroyable. Et ce qui était magnifique, c’est que cela n’avait rien à voir avec le maquillage. Il s’agissait de création, de pure créativité. Et bien sûr, tout le monde était magnifique grâce au maquillage Milk, et bien sûr, la marque appartient à la catégorie du maquillage. Parfois, il faut simplement revenir à la pureté et à la créativité, sans chercher à tout prix à promouvoir un produit, et je pense que ce parcours, au cours de nos dix années d’existence, a été exactement cela. C’est un film pur, qui ne vise pas à vendre quoi que ce soit.
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Outre la direction de Milk, Rassi est membre actif du conseil d’administration de la marque Burton, de la Parsons School of Design et du New York City Ballet.
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Quel message souhaitiez-vous transmettre au public à travers NEW YORK FOUND ME ? Le fait qu’il s’agisse de la toute première campagne de marque de Milk Makeup a-t-il suscité des hésitations de votre part ?
Je pense que ce que nous voulons que les gens retiennent de nos dix années d’existence, c’est que nous ne sommes pas une simple marque de maquillage. Nous sommes une entreprise créative qui, aussi, fabrique de magnifiques produits de maquillage et qui dispose désormais d’une communauté mondiale. Nous ne voulons pas être simplement considérés comme une marque de cosmétiques. Nous n’avons pas dix ans, mais trente ans d’existence. Et nous voulons que les gens connaissent notre histoire, d’où nous venons. Parce que cela donne du contexte. Je pense que, pour nous, nous voulons être différents.
Et enfin, y aura-t-il une suite à NEW YORK FOUND ME ? Ou la marque prévoit-elle de produire d’autres films à l’avenir ?
Nous continuerons à produire davantage de créations, peut-être un film, peut-être un spectacle, peut-être un défilé de mode… cela prendra différentes formes. Mais je pense que vous verrez la poursuite de cette expression créative. Le NEW YORK FOUND ME poursuivra sous différentes formes… PARIS FOUND ME, et STOCKOLM FOUND ME aussi. Et toutes les grandes villes… Même si cela concernait avant tout New York, c’était en réalité une célébration de ces villes incroyables qui créent un environnement propice à ce processus.
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Si Milk Makeup a su se faire une place sur la scène internationale de la beauté, les propos de Mazdack Rassi laissent entrevoir une histoire bien plus vaste que celle du maquillage. Derrière la marque se cache un héritage créatif et culturel dont on ne perçoit, au premier abord, que la surface de l’iceberg. Revenir sur les origines de Milk, c’est découvrir une identité profondément ancrée dans la création, mais aussi dans des aspirations plus intimes et universelles. Pour celles et ceux qui ne connaissaient que son univers beauté, Milk révèle ainsi une autre dimension : celle d’une histoire porteuse d’émotions, qui fait écho aux rêves d’enfance et à l’idéal du American Dream.
Milk, c’est à la fois le maquillage, le glamour et la beauté du quotidien, comme l’effervescence des grandes soirées. Mais c’est aussi la photographie, la production et un univers créatif porté par des valeurs inclusives. Milk, c’est surtout croire en ses chances, oser poursuivre ses rêves tout en restant fidèle à ses racines et à son héritage.
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Texte Makyna Meite
Image de couverture Portrait Mazdack Rassi
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