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Ce jeudi 23 avril, Le Virage accueillait une nouvelle édition de Hypershot en partenariat avec Modzik et Shotgun. Et comme souvent ici, la  promesse d’une nuit un peu à la marge.

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©Hypershot Live

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Littéralement. Situé en dessous du périph’, Le Virage n’essaie pas de ressembler aux autres clubs parisiens. Architecture semi-brutaliste semi-nature, open air : l’endroit même est pensé pour laisser de la place aux propositions hybrides. Et le public suit, entre un mélange de fidèles, de teuffeurs aguerris et de curieux venus voir ce qui s’y passe. Au Virage, la nuit ne se consomme pas, elle se vit !

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©Yann Achour

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Parmi nos passages favoris de la soirée, on découvre girl_irl alors qu’il fait encore jour : pas forcément le créneau le plus évident. Et pourtant, quelque chose prend. Son set, sombre et expérimental, installe une tension presque étrange au début, puis capte le dancefloor. Les gens arrivent, s’arrêtent, restent. Les corps commencent à bouger sur ces textures pourtant rugueuses, et l’ambiance se construit doucement.

Avec Coucou Chloe, on change clairement d’échelle. La nuit est tombée, la fosse s’est densifiée, et Le Virage retrouve cette énergie compacte. Installée à Londres et proche de NUXXE, elle s’impose avec un son minimal, sensuel et tranchant, nourri de collaborations clés avec des figures de la scène alternative comme Sega Bodega ou Eartheater. Et sur scène, il y a quelque chose de très naturel chez elle : une manière de tenir le set, de jouer avec ses propres prods, de ponctuer le tout avec son rire reconnaissable et son fameux producer tag « coucou chloe », qui déclenche instantanément des réactions dans le public. Devant, ça se mélange, entre habitués du lieu, fan, et simples amateurs de musique. Et enfin, ça danse vraiment.

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Et puis arrive Mietze Conte. L’apothéose. Originaire des Alpes autrichiennes, l’artiste fait partie de cette nouvelle vague euro-dance-pop rapide, décomplexée et ultra efficace, qui circule aujourd’hui bien au-delà de l’Europe. Signé·e sur le label australien Sumoclic et révélé·e par des lives remarqués de Tokyo à l’Australie, Mietze Conte s’est aussi fait connaître avec des tracks courts, hyper accrocheurs, comme sur son premier album Mietzee sorti en 2024. Et là, plus de montée progressive : dès les premiers morceaux, l’énergie explose. Son hyperpop fonctionne comme un déclencheur immédiat. Ça saute, ça crie, ça s’emballe dans tous les sens. On est dans un moment collectif, presque euphorique et même assez enfantin, où tout le monde semble sur la même longueur d’onde.

 

© Lena Le Bescond

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Au final, une soirée qui résume bien ce que Le Virage fait de mieux : mélanger les scènes, laisser de l’espace aux artistes, et donner vie à une proposition en mutation tout le long de la nuit.

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Texte Tiphaine Riant

Image de couverture Yann Achour 

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