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La playlist Modzik pour sonoriser ton weekend.
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CARA DELEVINGNE – I FORGOT / OUT OF MY HEAD
Après des années passées sous les feux des podiums et des plateaux, Cara Delevingne lâche enfin la musique qu’elle couvait depuis deux ou trois ans. I Forgot s’ouvre en ballade piano fragile et intime « I forgot that the world was real, I forgot that I’m human still » avant de se muer en torrent électro-indie-rock, tout en distorsions et en urgence, pour mieux revenir à sa nudité initiale : le piano, seul, comme un pouls qui reprend. Out Of My Head est une autre bête : breakbeat nerveux, ruptures de rythme incessantes, la tête qui tourne sous les coups d’une dissonance cognitive portée en étendard « Disassociation / I don’t hear what you’re saying » un titre qui, paradoxalement, ne quitte plus le vôtre une fois qu’il y est entré. Les deux sont co-signés avec Trey Campbell (collaborateur de Dua Lipa, vétéran de l’Eurovision), Jordan Roman (disques Platinum, albums #1 Billboard avec NCT), Jack Brady et Brandon Joyner Burton : un carré de compositeurs qui semble avoir parfaitement cerné l’univers de celle qui avait déjà tâté du micro pour Luc Besson et foulé les planches du West End dans Cabaret. Elle s’apprête désormais à porter tout cela sur scène lors d’une tournée mondiale et l’on commence à croire qu’elle n’en finira pas de nous surprendre. (LFC)
I Forgot / Out of my Head sont disponibles via Warner Records. En concert à Paris (Main Room) les 10 et 11 juin 2026.
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LIOUBA – VETIVER
Quelques mois après Super Liouba Sunday, Liouba revient déjà avec Vetiver, un single qui confirme l’assurance d’une artiste façonnée très tôt par la scène et les routes du sud. On y retrouve l’écho de l’enfant qui jonglait entre guitare, batterie et piano et qui imitait les rockstars pour faire rire son entourage. Cette énergie première, nourrie par les tournées de son père, Arthur H, se glisse encore dans sa manière d’occuper l’espace sonore, avec naturel. Le morceau porte aussi la marque de ses chocs musicaux fondateurs, de Missy Elliott à Kendrick, et de son passage londonien, où elle a absorbé une liberté créative. Vetiver prolonge sa mue récente : un rap plus acoustique sans renoncer à son flow joueur ni à son humour qui désamorce tout en finesse. Sa plume, toujours imagée, oscille entre confidence et malice. La coproduction de Raaka et Elibo, plus organique que sur ses débuts trap, laisse respirer une voix qui navigue entre rap et chanson. Ce Vétiver est un espace vivant, où charme, autodérision et émotion cohabitent sans effort. (LFC)
Vétiver est disponible via LOW WOOD.
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RAVYN LENAE – HANDLE
Avec ce morceau, Ravyn Lenae continue de faire exactement ce qu’elle sait faire de mieux : brouiller les frontières. Depuis ses débuts, impossible de vraiment la ranger dans une case. Trop alternative pour être de la simple pop, trop mélodique pour rester dans l’underground expérimental, trop aérienne pour appartenir uniquement au R&B classique. Honnêtement, c’est précisément ce qui rend sa musique aussi attachante. Sur ce titre, elle mélange des textures pop avec une sensibilité R&B plus émotionnelle. Le refrain est accrocheur sans être formaté, tandis que les paroles parlent d’un amour intense, presque incontrôlable, comparé à un « landslide », un glissement de terrain qui emporte tout sur son passage. Il y a toujours chez Ravyn Lenae cette manière de chanter des émotions lourdes : l’attirance, le doute, la peur de trop aimer. Au fond, Ravyn Lenae reste une artiste hybride, difficile à définir. Entre pop alternative, neo-R&B, soul futuriste et touches expérimentales, on ne sait jamais vraiment où la placer. Mais c’est justement cette liberté-là qu’on aime chez elle. (CHE)
Handle est disponible via Atlantic Recording Corporation. En concert à Paris (Rock en Seine) le 26 aout 2026.
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ARIANE BONZINI – GRÜNT AMOUR
Les Mots Blessent ouvre une nouvelle étape dans le parcours d’Ariane Bonzini, artiste aussi insaisissable qu’attachant dont le premier vrai album Mec Normal est attendu pour la rentrée. À rebours des figures ultra-marketées du R&B contemporain, ce quarantenaire à l’allure sage cultive une discrétion presque totale, préférant laisser parler des chansons intimes et profondément sincères. Sa musique navigue entre R&B contemplatif, bedroom pop et chanson française minimaliste, portée par une voix feutrée qui transforme chaque morceau en confidence. Sur Les Mots Blessent, il explore les décombres d’une relation amoureuse à travers des mots où se mêlent regrets, solitude, culpabilité et dépendance affective. Cette esthétique sensible se prolonge dans la session GRÜNT réalisée par Jules Pelgrims et Mario Roudil aux Trois Baudets, pensée comme un concert privé joué devant un unique couple. On y découvre plusieurs titres de Mec Normal : Loin de Moi, Gonzini avec Chilly Gonzales, Les Oiseaux avec Sasu, Seul dans ma chambre ou encore J’ai Besoin de toi qui esquissent les contours d’un disque au sein duquel Bonzini construit un même fil émotionnel où les sentiments s’effondrent lentement dans des chambres vides, des gares nocturnes ou des rues sans direction. Depuis 2022, Ariane Bonzini ne cesse de nous ensorceler par ses musiques et sa voix singulière. Après Magenta et J’ai Besoin de toi, il confirme son statut d’outsider précieux : un artiste « normal », sans personnage ni surexposition, capable de faire du calme et de la vulnérabilité une véritable force esthétique. (LFC)
Les Mots Blessent est disponible via Half Awake Records.
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LOLO ZOUAÏ – COQUELICOT (FEAT. DISIZ)
Entre ses plusieurs mondes, Lolo Zouaï trace sa route sans jamais se laisser enfermer. Franco-américaine, passée par San Francisco avant de s’imposer à New York, elle s’est construite en véritable funambule entre pop alternative, R&B et esthétiques Y2K. Depuis High Highs to Low Lows jusqu’à PLAYGIRL, elle cultive une identité hybride, aussi visuelle que sonore : les langues, styles et esthétiques se croisent et mutent en permanence. Son dernier album Rêverie, sorti le 24 avril dernier, prolonge cette trajectoire. Avec ce projet, la chanteuse propose une pop plus flottante, comme suspendue, où les textures électroniques servent un récit introspectif, parfois mélancolique, parfois plus léger. Un disque de transition, qui privilégie les ambiances aux coups d’éclat. Dans ce paysage, Coquelicot, en featuring avec Disiz, fait figure de point de rencontre. Le titre joue sur les contrastes : douceur fragile côté Lolo Zouai, gravité lucide côté Disiz. Si le morceau repose sur peu d’éléments, il tient vraiment dans l’équilibre entre leurs deux voix. Le clip reste dans cette même retenue, avec une esthétique simple, qui colle au titre : quelque chose de beau, mais qui ne dure pas. Reste désormais la scène, qui pourrait donner une autre ampleur à cette nouvelle ère plus introspective. (TR)
Coquelicot est disponible via Keep It On The Lolo/ Because Music. En concert à Paris (Pleyel) le 22 novembre 2026.
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JUNGLE – THE WAVE
C’est l’été avant l’heure : alors qu’une vague de chaleur fait grimper les températures, Jungle achève de mettre le thermomètre en PLS avec la sortie de The Wave, nouveau single de son album SUNSHINE, à venir le 14 août. Un titre qui tombe à pic, baigné de l’énergie soul-funk solaire qui fait l’ADN du groupe formé par Josh Lloyd-Watson, Tom McFarland et Lydia Kitto. Deux mois après avoir dévoilé le doux-amer Carry On, le trio revient avec un son plus punchy, inspiré de la musique brésilienne des années 60-70, sur lequel on a du mal à ne pas esquisser quelques pas de danse. D’autant que le clip renoue avec la tradition des chorégraphies en plan-séquence, qui a participé au succès de leur méga-tube Back on 74 et de l’ensemble de l’album Volcano. Réalisé par Charlie Di Placido et Josh Lloyd-Watson lui-même, le clip de The Wave nous installe dans l’atmosphère tamisée d’une station-service d’un autre temps. À la lueur de quelques néons, les dix danseurs et danseuses se mettent à bouger et on est immédiatement hypnotisé par leur technique et l’émotion qui émane de chacun de leurs mouvements. Parmi eux, les très talentueux Will West, collaborateur régulier de Jungle, et Kaycee Rice, qui co-signent la chorégraphie. Côté paroles, il est question de s’accrocher à sa relation malgré les épreuves : « Ne dis pas que c’est terminé / Quand tout s’effondre / Tu sais, ça devient plus facile / Si on tient bon ». Un texte simple, sublimé par les chœurs de Lydia Kitto et le groove du trio britannique. On se laisse volontiers dériver sur cette vague estivale un brin rétro, en attendant le 14 août. (EM)
The Wave est disponible via AWAL Recordings.
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FILM NOIR – VEGITA
Quatre ans après Palpitant, Film Noir quatuor parisien revient avec deux faces d’une même pièce et prouve au passage qu’aucun de ses producteurs successifs, de Cole Alexander (Black Lips) à Sacha Got (La Femme) en passant par Carlos O’Connell (Fontaines D.C.) aujourd’hui aux commandes dans les studios La Frette, n’a jamais eu raison de leur singularité. Viens, Tiens-Toi joue la carte de l’immédiateté : une ritournelle qui tourne en boucle, des injonctions amoureuses qui virent doucement à l’urgence « embrasse-moi et tais-toi », « qu’est-ce qui fait qu’on a plus l’art et la manière ? », le désir comme négociation permanente. Efficace, incarné. Mais c’est Vegita qui creuse plus loin. Joséphine, Alexandre de La Baume, Martin Rocchia et Victor Le Dauphin y touchent à quelque chose de plus trouble. En à peine quelques vers « la sueur d’un baiser pressé / ton cri perçant », « à mort à tort à corps », le groupe condense quelque chose de viscéral et d’archaïque. Entre commencement et vertige, « à mort à tort à corps » résume mieux que n’importe quelle note de presse ce que Film Noir fait de mieux : mettre des mots impossibles exactement au bon endroit. (LFC)
Vegita est disponible via S76/Beggars.
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YOURI – NO CAP NO FAP
Youri est un combattant qui lutte sur plusieurs fronts. La carrière du rappeur parisien, c’est un match de foot sur dix ans avec ses moments de gloire, ses poings de côté et ses tacles à la cheville. Faut batailler contre les doutes, la perte de sens et de motivation. Faut trouver des seconds souffles pour marquer des buts malgré la fatigue. C’est bien ce que Youri accomplit avec ses nouveaux morceaux, depuis qu’il a pris l’ascendant dans un autre combat, encore plus âpre et solitaire. Lui qui a beaucoup rappé son intense consommation de drogues au fil des années, celle-ci a failli l’envoyer au tapis. Comme il le dit dans No cap no fap : « Tellement pété à la codé qu’mon cœur aurait pu s’arrêter dans tes draps ». Mais il a trouvé la force de freiner juste avant le précipice. Depuis un an maintenant, il est sobre et en pleine forme physique. Un changement dans le scénario de sa vie qui force le respect. Mais ce parcours n’est pas sans conséquence. « Même sous canicule j’ai le coeur icy. Depuis l’HP, j’ressens plus d’attache ». Youri a choisi la bonne semaine pour sortir ce titre dont l’ambiance froide vous rafraîchira en pleine déflagration météorologique. Le clip noir et blanc de Michaël Tavernier et l’instrumentale entre classique, jazz et trap de Iceman soulignent le vide et le froid intérieurs de Youri. On lui souhaite de continuer à soumettre ses démons, pour son propre bien et pour notre plaisir d’auditeur, car il est revenu renforcé de ses combats intérieurs. (AC-Le Rapporteur)
No cap no fap est disponible via cerb3re.
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LUCIA & THE BEST BOYS – BIG ROMANCE (FEAT. ABIGAIL MORRIS)
Big Romance se présente comme une pièce baroque-pop dépouillée, où la voix d’Abigail Morris retrouve naturellement celle de Lucia Fairfull. Lucia & The Best Boys, projet alt‑pop mené par la chanteuse écossaise, navigue depuis plusieurs années entre mélancolie électrique et pop sombre, et ce titre s’inscrit dans cette continuité. Avant The Last Dinner Party, Morris jouait les claviers avec le groupe ; cette collaboration retrouve cette proximité sans nostalgie forcée. Le morceau porte les marques de son long parcours : Fairfull l’a commencé à 22 ans. Morris a encouragé Lucia Fairfull à finaliser la chanson « C’est elle qui m’a poussée à persévérer avec ce titre ». Lucia a déjà sorti les singles Lonely Girl en featuring avec Lauren Mayberry de Chvrches et You Look Like Somebody In Love. Le clip de Sal Redpath montre simplement deux musiciennes qui se connaissent bien. Les paroles disent la perte avec franchise, répétant ce qu’on n’a jamais voulu laisser filer. On reconnaît aussi l’empreinte des refuges écossais où l’album Picking Petals (31/07/2026) a pris forme, puis celle du Castle of Doom où il a été enregistré. Ces trois singles montrent l’évolution de Lucia & The Best Boys vers un alt‑pop plus émotionnel et communautaire, porté par des collaborations fortes entre artistes écossaises et une écriture ancrée dans l’expérience personnelle et le paysage écossais. (LFC)
Big Romance est disponible via Communion.
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NOGA EREZ – I LOVE YOU (FEAT. ARMANI WHITE) – AGAINST THE MACHINE (LIVE)
La version live de I Love You se débarrasse de son enveloppe électronique pour révéler un terrain plus brut, mené par une rythmique encore plus sèche. Noga Erez y expose son ironie, parfaite pour dire un amour qui ressemble autant à une caresse qu’à une emprise émotionnelle. Sa voix, plus directe, met en lumière la dépendance affective et ce besoin de validation qui traverse chaque mot. Armani White, avec son flow vif et théâtral, transforme les références pop‑culture en armes légères, entre humour noir et aveux. La relation décrite oscille entre désir et contrôle, comme si chaque geste devait être signifiant. Les allusions à la consommation, aux marques et aux captures d’écran renforcent l’idée d’un amour mis en scène, presque marchandisé. Le « I love you » répété finit par sonner comme une formule qu’on répéte pour y croire encore. Le titre devient une critique vivante des relations modernes : un mélange de passion réelle, de satire, de fragilité et de pouvoir, porté par deux artistes qui savent jouer avec l’ambiguïté. (LFC)
I Love You est disponible via NORI music/Atlantic Recording.
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