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NEWS !

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Le collectif 1199 a fait ses devoirs. Pour sa première collection, Homework/Graduation, présentée sur les podiums parisiens de cette Fashion Week homme, la marque s’impose déjà comme l’une des révélations de la saison.

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@rue.de.sevres

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Aucun backer, aucune maison mère, aucune ligne de crédit : ce défilé, 1199 l’a payé seul. Le financement est venu de deux gammes bien précises : d’un côté des Uggs réinventées façon archive, de l’autre les bracelets Bazo, dont la série Forever 27 Club rend hommage à Kurt Cobain, Basquiat ou Fredo Santana, et une autre en collaboration avec le rappeur Fakemink. Deux objets, devenus quasi collectors sur Grailed et eBay avant même que la marque ne pose un pied sur un podium parisien. Sur un calendrier où la majorité des marques émergentes cherchent d’abord un investisseur avant même d’esquisser une collection, 1199 a inversé l’ordre des priorités : prouver, puis financer. Un pari risqué, qui a finalement tenu la route.

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@1199.fm

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Le collectif ne vient ni de Paris ni de Londres, les points de passage habituels du « cool », mais de Hong Kong, où ses membres se sont rencontrés. Un détail change la lecture de tout ce qui précède : avant de cofonder 1199, un membre du collectif, tenait un archive store. Quelqu’un dont le métier consistait à chiner, authentifier et revendre des pièces déjà chargées d’histoire, bien avant d’en dessiner lui-même. Ce n’est pas un détail de biographie, c’est un moyen de comprendre : la collection à venir ne cite pas ses références par posture, seulement parce que le collectif les a littéralement eues entre les mains.

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@Che for 1199

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Le titre de la collection, Homework/Graduation, est un véritable programme. La référence directe aux albums Homework de Daft Punk et Graduation de Kanye West condense à elle seule l’ADN entre French Touch et rap américain dans laquelle le collectif a grandi. Cette double filiation se retrouve intacte dans le vestiaire : la Tour Eiffel sur une pièce répond aux étoiles d’inspiration américaine sur une autre, comme deux versions d’une même identité. Le jean, lui, doit tout à Hedi Slimane, ses années Dior Homme puis Saint Laurent, tandis que la chaussure, regarde du côté de Visvim en références. Mais la collection ne s’arrête pas à la référence : elle réunit sur son podium les musiciens mêmes qui incarnent ce rendu, avec des artistes underground comme Pz’, Che, Tezzus ou Serane qui défilent. Le message est clair : chez 1199, la musique a un lien absolu avec la mode et c’est une méthode très appréciée des marques émergentes qui est ici parfaitement réalisée.

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@OsamaSon for 1199
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Chez 1199, le produit ne se vend jamais seul : il se vend porté. Les bracelets Bazo en sont l’exemple parfait. Mais la véritable démonstration de force est également venue de leur collection de sous-vêtements, qui pousse encore plus loin le lien entre musique et mode. La marque réunit ainsi les « Avengers » de la scène underground : OsamaSon, Che, 63OG… tout en s’ouvrant au monde du sport. Une vidéo d’un entraînement montre notamment Lamine Yamal portant l’un de leurs caleçons, disponible à la vente sur leur site, Rue de Sèvres. Une campagne silencieuse : simplement une image qui vaut davantage que n’importe quel plan média. Le message est clair : 1199 ne cherche pas des ambassadeurs, ils laissent les vêtements se faire remarquer sur ceux qui comptent déjà culturellement, qu’ils soient rappeurs ou footballeurs.
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Ils auraient pu se contenter de citer leurs maîtres et d’en vivre, comme tant d’autres collectifs nés hors des circuits classiques. Ils ont choisi de rendre leur copie sur un podium parisien, financé par leurs propres pièces, porté par l’un des footballeurs les plus regardés du moment. Entre les références à Hedi Slimane, le casting de rappeurs underground et ce type d’apparitions, 1199 construit une légitimité culturelle qu’aucun budget marketing ne pourrait acheter. Si cette première collection marque un point de départ, il faudra désormais observer de très près la suite de leur aventure et surveiller 1199, dès maintenant, comme l’une des prochaines marques qui compteront vraiment.

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Texte Maël Delanoë

Image de couverture @rue.de.sevres

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