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Hey, nous revoilà pour une nouvelle chronique sur les tendances qui s’invitent dans nos rues, sur nos réseaux sociaux, mais aussi sur les podiums. Le maximalisme. Après la mode épurée scandinave et son fameux « less is more », place au maximalisme. Ici, on mise sur l’exubérance. On joue le look de la tête aux pieds, on ose les associations et on n’a pas peur d’en faire trop. Le nouveau slogan : « more is more ».

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En réalité, le maximalisme ne date pas d’hier. Dès le Moyen Âge, l’aristocratie affichait déjà son goût pour l’abondance. Tissus précieux, broderies, dentelles, perles et imprimés faisaient partie du vestiaire de la noblesse, où le vêtement était aussi un moyen d’afficher son rang. Mais revenons à une époque qui nous est un peu plus familière.

Elsa Schiaparelli fait partie des créatrices qui ont marqué l’histoire de la Haute Couture par leur goût pour l’extravagance. Entre les années 1930 et 1950, elle mêle l’univers du spectacle au surréalisme et imagine des silhouettes qui sortent des codes habituels de la mode. Son influence se fait encore sentir aujourd’hui. En 2023, Doja Cat en a donné une illustration spectaculaire lors du défilé Schiaparelli, avec un look qui n’est pas passé inaperçu.

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Extrait Youtube, Doja Cat habillée pour Schiaparelli, 2023.

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Le maximalisme, c’est aussi l’occasion de s’amuser avec les vêtements et les accessoires. Épaulettes, plumes, larges ceintures, couleurs vives et imprimés : on mélange, on superpose et on ose les pièces fortes pour composer un look qui attire l’œil. Et les accessoires ne sont pas en reste ! Broches, perles, lacets funky, dentelles, rubans… Tout est bon pour compléter la tenue. Plutôt qu’un bracelet discret, on en accumule plusieurs, avec des manchettes et des modèles épais. Même chose pour les colliers, en mélangeant sautoirs et chokers, ou pour les boucles d’oreilles, que l’on n’hésite pas à multiplier.

Cette envie d’en faire plus se retrouve aussi chez plusieurs grands noms de la mode.

Christian Lacroix est l’une des figures du maximalisme moderne. Lorsqu’il lance sa maison de Haute Couture en 1987, le couturier marque les esprits avec des créations colorées et extravagantes, loin de la sobriété qui domine alors la mode.

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Les années 1980 voient justement s’affirmer des styles plus exubérants, qui s’éloignent des silhouettes sages et épurées. Le maximalisme trouve alors un nouveau terrain de jeu et s’installe peu à peu dans la mode.

Gianni Versace participe largement à cette évolution. Le couturier développe un vestiaire reconnaissable, marqué par les imprimés baroques et rococo, les couleurs et une certaine idée de l’opulence. Ses créations vont au-delà du simple vêtement et contribuent à faire du maximalisme une véritable signature esthétique.

Mais que serait le maximalisme sans notre icône Lady Gaga, longtemps associée à l’univers de Versace ? La chanteuse s’est fait remarquer dans l’industrie musicale avec ses tenues extravagantes et son goût pour les looks spectaculaires. Une esthétique que l’on retrouve aussi bien dans ses clips que lors de ses apparitions publiques. En 2013, elle devient le visage de Versace et multiplie les looks marquants aux côtés de la maison.

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Extrait Youtube, Lady Gaga en Versace à la cérémonie des Oscars 2023.

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Sur les podiums, le maximalisme prend une autre dimension. On pense presque à un spectacle : les silhouettes se veulent visibles, les volumes prennent de la place et les accessoires ne passent pas inaperçus. Pièces surdimensionnées, matières travaillées, détails XXL… Tout compte pour composer un look qui en met plein la vue. Et le maximalisme ne s’arrête pas aux vêtements.

Les années 70 et 80 ont été révélatrices dans l’art du maquillage maximaliste, des yeux intenses, travaillés à outrances, avec des couleurs vives grossis par l’eye-liner épais. Mais aussi des mélange de couleurs travaillées sur l’ensemble des yeux et des joues.

Aujourd’hui, cette envie d’en faire plus revient aussi côté beauté. Très en vogue en 2016, le maquillage maximaliste s’était peu à peu effacé avec l’arrivée de la Clean Girl Era. Dix ans plus tard, il revient sur le devant de la scène : cut creases colorés, lèvres dessinées, strass, paillettes et diamants sont de nouveau au rendez-vous.

Le burlesque est une autre référence incontournable du maximalisme. Depuis longtemps, le monde du spectacle joue avec l’excès, aussi bien dans les costumes que dans le maquillage. Robes à sequins, éventails en plumes d’autruche, maquillages élaborés… Ici, chaque détail compte et doit se voir. Une esthétique où l’on assume pleinement l’abondance et l’extravagance.

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Aujourd’hui, cette approche inspire aussi de jeunes créateurs, comme Tristan Réhel. Le créateur québécois séduit la Génération Z avec ses créations à mi-chemin entre la mode et le théâtre. Il y fait passer ses émotions, son histoire et son vécu, que ce soit à travers les larmes dessinées sur le visage de ses mannequins ou les vêtements qu’il imagine. Un univers bien à lui, dans lequel chaque look raconte quelque chose de personnel.

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Finalement, le maximalisme peut prendre mille formes. L’essentiel, c’est de se l’approprier sans perdre sa propre identité. Alors, amusez-vous, explorez votre créativité et surtout, prenez plaisir à vous habiller ! Parmi tous les codes de la mode, pourquoi ne pas miser sur la diversité, l’extravagance et le grandiose ?

Comme chaque semaine n’hésitez pas à nous partager vos plus beaux looks maximalistes sur Instagram avec le hashtag #modzmaxiii 

 

Belle semaine à vous, XOXO. 

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Texte Makyna Meite

Image de couverture extrait de Abracadabra de Lady Gaga sur Youtube/

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