DIGITAL COVER

CRÉDITS MODE DIGITAL COVER
Johnny Jane porte une pantalonnade noir 3 PARADIS,
un tee-shirt PETIT BATEAU et un manteau SÉBASTIEN MEUNIER.
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SÉRIE MODE
CRÉDITS SÉRIE MODE
Photographe Constance Giacomoni
Styliste Charlotte Renard – MUA & Hairstylist Karine Marsac.
RHYTHM. LIVE SESSION
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CRÉDITS MODE LIVE SESSION
Johnny Jane porte un top et pantalon WALK IN PARIS et des chaussures J.M. WESTON.
CRÉDITS LIVE SESSION
Réalisation & Mathias Fondaneche
Direction artistique Modzik Media – Assistante Ruby Knott – Assistante cheffe de projet Athénaïs Texier-Le
Tendre – Montage Leo Demaziere – Ingénieur du son Arthur Kern (MOTIF PROD)
Réseaux sociaux Pauline Kamtchueng – Styliste Charlotte Renard
Hair & Makeup Karine Marsac – Production Agence Modzik Connect!
Remerciements label Sony Music / Bellanopolis
L’INTERVIEW
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Après Attitude, qu’il décrit lui-même comme « presque une mixtape », Johnny Jane voulait prendre le temps de construire un disque plus réfléchi, avec une véritable direction musicale. De la Normandie aux studios d’Épinay-sur-Seine, il nous raconte les séances de travail, les rencontres et les hasards qui ont donné naissance à L’Heure Bleue.
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Avec Attitude, Johnny Jane avait surtout suivi son instinct, enregistrant les chansons au fil de ses envies. Pour L’Heure Bleue, il a voulu procéder autrement. Pas question cette fois d’accumuler les morceaux pour voir ensuite ce qu’ils pourraient former. L’idée d’un album existait dès le départ. « Il y a une vraie réflexion sur un disque global, une identité unique au disque et pas seulement à moi. »
Pour autant, Johnny Jane n’a pas renoncé à ses habitudes de travail. Il aime toujours s’éloigner de Paris, changer d’environnement, prendre quelques jours avec ses musiciens pour chercher des idées. « Pour créer, il faut te déconnecter. Il faut bouger, il faut aller ailleurs. »
Une partie des maquettes a ainsi été enregistrée en Normandie, chez Carl et Renaud du groupe electro Jersey, ses proches collaborateurs, face à la mer. D’autres sont nées à la campagne, au cours de sessions organisées sur plusieurs jours. Les chansons ont ensuite rejoint le studio de Max Baby, Saint DX et Martin Lefebvre, à Épinay-sur-Seine, pour être retravaillées et finalisées. « On prend une semaine, on fait des maquettes, puis après on finit ces maquettes-là chez Max avec Martin. » Un fonctionnement qu’il résume assez simplement : « L’album 2 a été beaucoup plus méthodique ».
Des chansons pensées avant d’être écrites
Ce changement se retrouve jusque dans sa façon d’écrire. Sur son premier album, « j’écrivais et je comprenais après ce que j’avais raconté ». Cette fois, il avait souvent une idée en tête avant de se mettre au travail. « J’avais envie de poser un décor avant même d’écrire une chanson ». C’est notamment le cas de Par Cœur, inspiré par le souvenir de retrouvailles amoureuses aussi inattendues que brèves. Avant même de chercher les mots, il savait où il voulait aller. « Avant de l’écrire, je savais de quoi je voulais parler. »
Une façon de procéder assez nouvelle pour lui, même si toutes les chansons de L’Heure Bleue ne sont pas nées de cette manière. Certaines ont conservé la spontanéité de ses premiers enregistrements. C’est le cas de Magazine, construit presque en temps réel avec Max Baby et Saint DX. Johnny Jane se souvient d’une chanson arrivée presque immédiatement, sans avoir besoin de longues discussions ni de multiples versions. « Magazine s’est écrit en deux secondes. »
Il y retrouve quelque chose de son premier album. « C’est le track qui ressemble le plus à l’album 1. » Et, malgré le soin apporté à ce nouveau disque, il n’a aucune intention de se débarrasser complètement de cette spontanéité. « Ma candeur qui reste là, toute ma vie j’en aurai. »
L’histoire d’Il faut que tu m’attendes est assez différente. Johnny Jane se trouve chez Microqlimat, en session avec Herman et Argan. Deux morceaux ont déjà été travaillés. La journée pourrait s’arrêter là, mais il s’installe au Rhodes et commence à jouer quelques accords. Il nous fait écouter l’enregistrement sur son portable « je fais ce truc-là (…) et je fais : ‘Ah, c’est pas mal ça’. » Les autres l’encouragent à ne pas laisser tomber l’idée. « Ils me disent : ‘Ah, c’est bien, garde-le, on sait jamais’. » Le morceau prend finalement forme à partir de ces quelques notes jouées en fin de séance. Une anecdote qui rappelle que, même avec une méthode de travail plus précise, Johnny Jane sait encore se laisser surprendre.
En parlant de cette chanson, il évoque aussi Respire de Mickey 3D, un titre qu’il écoute depuis longtemps et dont il admire particulièrement l’écriture. « Cette chanson, je la connais par cœur. » Ce qui le fascine, c’est la façon dont Mickaël Furnon parvient à aborder un sujet sérieux sans rendre sa chanson difficile d’accès. Il se souvient aussi du moment où, en grandissant, il en a véritablement saisi le sens. « Un jour, je l’ai comprise (…) quel boss ! » On comprend mieux, à l’écouter, son attachement aux chansons qui paraissent simples au premier abord, mais dont les paroles continuent de nous accompagner des années plus tard.
Un disque à plusieurs mains
Difficile, enfin, de parler de L’Heure Bleue sans évoquer les musiciens et producteurs qui ont accompagné Johnny Jane. Max Baby, Saint DX, Martin Lefebvre, Carl et Renaud ont tous participé, à différents moments, à la fabrication du disque. Johnny Jane en parle avec beaucoup d’affection. « C’était la meilleure équipe. » Il insiste notamment sur la facilité avec laquelle chacun a trouvé sa place, sans chercher à prendre le dessus sur les autres. « Personne ne se marchait dessus. Il n’y avait pas d’ego. »
Lui-même ne cherche pas à s’attribuer tout le mérite du résultat. « J’ai juste rassemblé une équipe. » Une formule modeste, qui en dit aussi beaucoup sur sa façon d’envisager la musique aujourd’hui.
Reste maintenant à faire vivre ces chansons sur scène. Et pas n’importe où : Johnny Jane prépare un concert au Zénith de Paris, une perspective qui ne l’avait pas immédiatement convaincu. « Au tout départ, j’étais pas hyper chaud de l’idée parce que je trouvais l’album plus intime. »
Le chanteur a depuis changé d’avis. Il réfléchit désormais à la manière de retrouver, dans une salle de cette taille, la proximité qu’il recherche avec son public. Et il semble avoir trouvé la réponse : « Tu peux rendre le Zénith intime ».
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Texte Lionel-Fabrice Chassaing
Photo en couverture Constance Giacomoni
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Retrouvez aussi en kiosque, dans le premier numéro de Modzport by Modzik, la longue interview de Johnny Jane, consacré notamment à son parcours, ses références littéraires et son rapport à l’image, au spectacle et au temps.
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