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La playlist Modzik pour sonoriser ton weekend.

 

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TINASHE – TOO EASY

Tinashe revient en force avec le tube de l’été. On l’entendait pour la dernière fois l’année dernière jour pour jour, avec un remix de No Broke Boys, titre pour lequel elle avait collaboré avec Disco Lines. Même morceau, par ailleurs, qui l’avait hissée au rang de superstar, dix ans après son premier disque, Aquarius. La reconnaissance a pris du retard et des épreuves pour la Canadienne, donc, qui s’était émancipée d’un label suffocant en 2019, avant de sortir Songs For You. C’est toujours sous ses propres termes qu’elle a sorti Too Easy, ego trip feel good de pop aux couleurs techno funk. Répétitif et entraînant, le titre est accompagné d’un clip réalisé par Onda. Et c’est du pur Tinashe : une chorégraphie dynamique signée Jaquel Knight, critique d’une industrie aux griffes acérées et une bonne dose d’autodérision. Annonciateur d’un nouvel album, on l’espère, une seule chose est sûre : on va, comme la musicienne l’ordonne, monter le volume à fond. (MH)

Too Easy est disponible via Tinashe Music/A Nice Life Recordings/Atlantic Recordings.

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DELPHIC – IN THE QUIETNESS

Nés à Manchester au milieu des années 2000, Delphic, le multi-instrumentiste Richard Boardman, le chanteur et bassiste James Cook et le guitariste Matt Cocksedge avaient posé les bases d’un son cohérent et immédiatement identifiable avec Acolyte (2010), salué par BBC Music comme potentiellement le premier grand album de l’année. Leurs singles Doubt, Halcyon et Counterpoint, ce dernier devenu thème de Sky Sports pour la Premier League avaient installé un son immédiatement reconnaissable : électronique architecturale, lignes de basse tendues, une lumière héritée de New Order et du meilleur du post-dance indie UK. Collections (2013) les avait vus collaborer avec Tim Goldsworthy de DFA Records avant que le silence ne s’installe, Boardman poursuivant en parallèle un travail de compositeur avec son collectif The Six. Plus d’une décennie plus tard, In The Quietness, troisième single de ce retour arrive comme une réponse à cette longue pause : une chanson sur l’immobilité, sur ce qui surgit quand on cesse de forcer. Précédé par l’éthéré Between Forms, hanté par le philosophe mystique russo-grec Gurdjieff et l’idée de se souvenir de ce qu’on avait oublié d’être, et par le très Underworld Everything Will Find You, ancré dans l’inconnu d’un départ sans destination claire, ces trois singles confirment que leur musique n’a pas pris une ride. Les nappes, les lignes de basse, la précision du son Delphic sont intactes comme si le temps n’avait été qu’une parenthèse. (LFC)

In The Quietness est disponible via Orphic Recordings.

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TOVE LO – DES FLEURS X STROMAE

Des Fleurs ouvre la voie à Estrus, le prochain album de Tove Lo attendu le 18 septembre 2026. Il réunit deux artistes qui n’auraient pas dû se croiser autrement que par admiration mutuelle. Tove Lo, révélée en 2014 avec Stay High, raconte avoir été « hypnotisée » par Stromae à Coachella en 2015. Quelques années plus tard, une démo envoyée par le Belge devient le point de départ de ce titre, qu’elle écrit seule à Piha (Nouvelle Zélande), face au sable noir, avant de lui renvoyer l’idée sans savoir s’il « allait l’adorer ou la détester ». Sur le morceau, elle pose une ligne vocale qui s’appuie sur les répétitions « what what what you got, don’t don’t give me up ». Stromae arrive ensuite avec un couplet dans la lignée de ses portraits d’hommes faillibles. La production mêle tension et souplesse, un équilibre qu’elle dit devoir aussi à Oscar Görres (MARINA, Taylor Swift…). On y entend deux univers qui se rencontrent sans se diluer, chacun gardant sa manière d’aborder le désir et le rapport à l’autre. Tove Lo y trouve un terrain pour pousser sa voix, Stromae y glisse son regard sans détour, et Des Fleurs devient ce point de rencontre rare où chacun reste entier. Un titre qui confirme la place singulière de la Suédoise dans la pop actuelle, et rappelle la capacité du Belge à transformer une simple idée en moment de vie. (LFC)

Des Fleurs est disponible via Pretty Swede Records. À Paris, en DJ set (Silencio) le 24 juin 2026.

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ANGUS & JULIA STONE – KARAOKE BAR

Au fil des années, Angus & Julia Stone ont fait évoluer leurs compositions vers quelque chose de moins strictement folk. Une transformation nourrie par leurs aventures en solo, Julia d’un côté, Angus de l’autre avec Dope Lemon, sans jamais rompre le fil de leur complicité. Karaoke Bar, leur septième album studio attendu le 4 septembre 2026, en offre une belle synthèse. Le titre éponyme, écrit sur l’île grecque d’Hydra à quelques pas de l’ancienne maison de Leonard Cohen, s’attache à ces lieux ordinaires qui deviennent presque sacrés parce qu’ils conservent une ancienne version de nous-mêmes. Le duo y saisit une nostalgie où les souvenirs s’effacent sans que la charge affective disparaisse « memories made as memories fade ». Le clip, réalisé par Julia Stone en Tasmanie avec l’acteur Garrett Hedlund, prolonge visuellement ces thèmes de connexion et de vulnérabilité. Autour de ce titre central, le disque élargit nettement la palette : l’excellent Strangely Strangely intrigue par sa soul touch, la voix d’Angus filtrée à la Gorillaz et ses chœurs aux reflets soul. Brightest Place I Know pousse vers une pop plus immédiate. Si le single pose un ancrage émotionnel fort, c’est l’album tout entier qui confirme qu’Angus & Julia Stone n’ont rien perdu de cette façon unique de faire résonner l’intime. (LFC)

KARAOKE BAR est disponible via Julia & Angus Stone/Virgin Music Group. En concert à Paris (Trianon) le 30 juin 2026.

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SIX SEX – LOVE ME HATE ME

Difficile de confondre Six Sex, à l’affiche de la dernière édition de We Love Green, avec quelqu’un d’autre. L’ artiste, d’origine argentine, a déjà a imposé en quelques projets une identité très nette : un pied dans le reggaeton, l’autre dans la techno, et une façon bien à elle de mêler sensualité, ironie et puissance. Ses morceaux précédents dessinent un univers où la fête n’est jamais juste festive : elle y glisse du trouble et du désir, du chaos et de la légèreté. Avec Love Me Hate Me, elle continue exactement dans cette direction. La chanson a ce côté direct, nerveux, presque insolent, et le clip en rajoute une couche avec des images qui prolongent son esthétique provocante et son rapport très physique à la musique. Le tout illustre parfaitement ULTRA, son nouveau projet et premier album : plus pop, plus neo-perreo et plus provoquant que jamais. Derrière l’énergie et l’esthétique se dessine aussi un discours sur l’autonomie sexuelle, la liberté et la capacité à transformer la peur, la violence ou la vulnérabilité en puissance. (TR)

LOVE ME HATE ME est disponible via DALE PLAY Records.

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MAJEUR MINEUR – L’AMOUR

L’amour et la fête comme bouée de sauvetage dans un monde divisé qui s’embrase. Beau programme, non ? C’est celui défendu par Majeur Mineur, compositeur musical connu pour ses collaborations avec Lord Esperanza ou Nelick. Mais Majeur Mineur (ou MM) ne se limite pas au rap, loin de là. Il se positionne en porte-étendard du mouvement « New French Touch » qui ambitionne de célébrer l’amour par la fête en rapprochant les univers du rap, de la pop et des musiques électroniques. Inspiré par l’esprit festif des Daft Punk comme par l’hybridation survitaminée d’un Fred Again, MM s’apprête à livrer sa vision avec une équipe d’artistes aux couleurs musicales initialement très variées : Sean, Kyana, Ajna, Sto, Stella… Des artistes qui naviguent entre rap et pop, entre lumière et ténèbres, entre électronique et acoustique. Mais qui se rassemblent ici pour servir le projet hybride de MM. L’amour, c’est l’introduction de COEUR SUR TOI. La mise en place du décor par son réalisateur : Majeur Mineur. Une ouverture épique qui met du baume au cœur et qui ferait même taper du pied à un macchabé. Si vous cherchez un disque pour danser cet été et que vous êtes sensible aux mélanges entre rap, pop et électro, vous tenez votre précieux. (AC-Le Rapporteur)

L’Amour est disponible via 2M Records / IR Talents.

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MADONNA – « CONFESSIONS II – THE FILM »

Tourné à Londres en avril dernier, ce court-métrage de treize minutes signé par le duo TORSO (David Toro et Solomon Chase) tient à la fois de l’objet cinématographique et du teaser promotionnel assumé pour l’album à venir. Six titres I Feel So Free, Good for the Soul, One Step Away, Bring Your Love, Danceteria et Read My Lips structurent le récit en autant de chapitres, et beaucoup confirme que Madonna n’a pas dévié de la trajectoire tracée depuis Ray of Light, à l’exception de Madame X, et cristallisée sur Confessions on a Dance Floor : une électronique dense, une production signée par le fidèle Stuart Price, une musique taillée pour les dancefloors. Les références à Into the Groove, Lucky Star ou Hung Up sont autant des balises dans une discographie cohérente. Habillée par Dolce & Gabbana dont les archives de 1991 côtoient des silhouettes de 1998 revisitées, Madonna tisse une continuité esthétique qui prolonge la musique autant qu’elle l’illustre. Le casting convoqué est pléthorique et délibérément symbolique : l’actrice Julia Garner, qui devrait incarner la Madone dans un biopic à venir, Sabrina Carpenter, Benedict Cumberbatch, Kate Moss, Gwendoline Christie, Richard E. Grant, Feid, Honey Dijon, Shygirl, Arca, Cole Palmer, Debi Mazar, Odessa A’zion, Archie Madekwe, João Pedro et en clôture, Lourdes Leon qui prononce le mot de la fin. Ce que le film promet, l’album devra tenir. (LFC)

Confessions II est disponible via Boy Toy/Warner Records.

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VICTOR – VILHAINE !

Montpelliérain installé à Paris, Victor sort avec Standard un EP sobre et direct. Huit titres construits sur des ossatures minimalistes, basse électronique sur Mouriir Moche, guitare R&B pour Mandela, nappes éthérées sur Gainsbourgeoise où la voix porte l’essentiel du poids. Le garçon écrit comme on vide ses poches : relations qui tournent mal, regard des autres, image de soi qu’on tente d’esquiver dans la buée d’un miroir. Vihaine ! est le sommet de l’affaire : le titre joue sur la collision entre « vilaine » et « haine », et cette petite trouvaille lexicale dit tout de sa méthode, coller au plus près de ce qu’on ressent sans le déguiser. Dessous, c’est un règlement de comptes affectif qui refuse de se conclure, amour et ressentiment noués si serré qu’on ne sait plus lequel étouffe l’autre. Entre le lumineux BARatin désabusé d’une romance qui s’effiloche et le Paris est à moi revanchard d’un gamin qui a tenu bon, Victor assume les contradictions sans les résoudre. C’est là que Standard, loin d’être un disque poli, révèle sa vraie nature : un journal de bord émotionnel tenu avec lucidité. (LFC)

Vilhaine! est disponible via CS Records.

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INTERPOL – SEE OUT LOUD

See Out Loud capte Interpol dans une veine plus directe, où chaque élément semble taillé pour tenir la ligne. Paul Banks déroule des images nocturnes avec distance. Le morceau joue un désir qui cherche son point d’équilibre. Le mix de David Fridmann ( Sleater-Kinney, MGMT) et la production d’Andrew Wyatt (Rosalia, Charli XCX) ajoutent juste ce qu’il faut de relief pour éviter la rigidité. L’intervention vocale exceptionnelle de Daniel Kessler ouvre une parenthèse avant un crescendo rock. Kessler expliquait récemment avoir été frappé par la manière dont Wyatt manipulait les sons, au point de ne plus savoir dans quelle catégorie ranger ce qu’ils étaient en train de faire. C’est précisément ce trouble qui traverse See Out Loud : un groupe qui garde son identité mais accepte de déplacer ses repères. Le titre annonce bien l’esprit de This Mirror Weighs a Ton (28/08/26), huitième album du trio, où Interpol explore des arrangements plus ouverts tout en conservant cette rigueur qui les définit depuis vingt ans. On y entend un groupe qui cherche à affiner son langage. See Out Loud fonctionne ainsi comme une porte d’entrée : un morceau direct, qui regarde la nuit et qui esquisse un disque où Interpol travaille avec précision, sans renier ce qui fait sa force. (LFC)

See Out Loud est disponible via Interpol/Partisan Records. En concert à Paris (Rock en Seine) le 30 aout 2026.

 

 

 

MAGI MERLIN – PIXXXIE

Derrière son titre volontairement provocateur, le morceau s’attaque au mythe de la « Manic Pixie Dream Girl », ce personnage féminin réduit à une fonction : inspirer, guérir ou faire grandir le héros masculin sans jamais exister pour elle-même. Magi Merlin se glisse dans cette caricature pour mieux la déconstruire. Là où beaucoup d’artistes dénoncent frontalement le regard masculin, Magi Merlin choisit l’ironie. Elle incarne cette femme fantasmée, cette que certains hommes imaginent parfaite parce qu’elle n’existe finalement qu’à travers eux. Mais plus le morceau avance, plus le masque tombe. Derrière l’archétype apparaît une femme réelle, avec ses désirs, ses contradictions et son individualité. Le visualizer renforce cette impression. Magi apparaît presque comme une créature fantastique sortie d’un rêve pop. Pourtant, les images industrielles et l’esthétique brute viennent casser cette illusion. Comme si elle refusait d’être enfermée dans ce fantasme auquel le titre fait référence. C’est là que Pixxxie prend tout son sens : un titre électro‑pop new wave nourri de synthés, de rythmes et d’une atmosphère rétro qui rappelle les années 80. Une réappropriation de la pop, portée par une production vive, nocturne, qui reste pourtant ancrée dans une modernité. La ligne de synthé précise donne au morceau une tension qui s’accorde parfaitement avec le jeu de rôle qu’elle met en scène. Ce single annonce la direction de POWER HOUSE, son premier album, où Magi Merlin affirme la puissance qu’elle revendique depuis ses débuts. Elle y poursuit le langage qu’elle a elle‑même défini : le « Broken R&B », un mélange de pop, house 90s, R&B et hip‑hop, toujours pensé avec une forte dimension visuelle et narrative. Magi Merlin (prononcé « Mahd‑j‑eye »), artiste montréalaise de 24 ans, chanteuse, productrice, compositrice et actrice, navigue entre alternative R&B, neo‑soul, électro et future soul. Avec Pixxxie, Magi Merlin transforme une critique sociale en véritable exorcisme pop. Un morceau qui fait danser, mais qui pousse aussi à se demander combien de femmes ont été réduites à un rôle dans l’histoire de quelqu’un d’autre avant d’avoir la possibilité d’écrire la leur. (CHE)

Pixxixie est disponible via Magi Merlin/ Onerpm. En concert à Paris (Rock en Seine) le 26 août 2026.

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GONE – BELIEVE

Gone revient après deux ans de silence avec Believe, un titre nerveux et tendu. Le producteur parisien, formé au piano et aux percussions, pousse ici son goût pour une électronique ample, nourrie autant par les clubs que par une sensibilité héritée de son histoire familiale. Sa grand‑mère, Colette Mansard, figure bretonne ayant écrit pour Juliette Greco, Mariano… , l’a toujours encouragé à poursuivre cette voie. On retrouve cette façon de bâtir un morceau comme un récit, avec une voix qui s’élève progressivement et une production qui s’ouvre par strates. Depuis 2021, il trace son propre chemin dans une scène mélodique proche de certains producteurs allemands, tout en gardant une identité personnelle. L’EP Sources l’avait déjà révélé, tout comme ses passages remarqués aux côtés de Rone, ses dates en Europe ou ses remixes. Believe prolonge cette dynamique : un morceau qui glisse d’un début retenu vers un final incandescent. Entre rigueur des machines et émotion, Gone signe un vrai retour, annonçant Meteor un premier album prévu pour l’hiver 2026 qui pourrait bien le faire changer d’échelle. (LFC)

Believe est disponible via Enchanté Records.

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MYLÈNE FARMER – C’EST À QUI LE TOUR

Mylène Farmer sera toujours un événement, même après plus d’un an de tournée des stades complète. Pour C’est à qui le tour, comme souvent, la chanteuse a su s’entourer. Le single est produit par le français DJ Lewis, qu’on a pu entendre récemment à la production de Blick de Hamza mais aussi de six titres sur l’album commun de PARTYNEXTDOOR et Drake, $ome $exy $ongs 4 U. Pas de trap cette fois-ci, mais une Mylène Farmer toujours aussi vaporeuse, électronique et acerbe. La native de Montréal semble se gausser des poncifs de l’époque en ouverture de chaque couplet : « le sexe est mort », « le texte est mort ». Mais Mylène Farmer est encore plus enténébrée lors du refrain, à l’odeur de mise en garde et de désespoir : « Le monde est sourd, l’uniforme est sombre ». Ce n’est donc pas un hasard si elle a choisi la très obscure Julia Ducournau, réalisatrice de la Palme d’or 2021, Titane ou plus récemment du film Alpha, pour le clip de ce nouveau single. Un honneur que la réalisatrice a bien rendu à Mylène Farmer, glissant de nombreuses références à ses anciens clips comme Libertine, California ou Désenchantée. Mylène Farmer rencontre et discute avec l’ancienne elle, de la période sans contrefaçon. Quelles conclusions en tire-t-elle ? Pour y répondre, un album devrait voir le jour à l’automne et d’ici là, les fans de la chanteuse pourront patienter en écoutant l’EP de remixes de C’est à qui le tour, qui devrait sortir la semaine prochaine. (EC)

C’est à qui le tour est disponible via Stuffed Monkey.

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MARTIN PALLA – LAKHDAR (FEAT. RENAN RICHARD-KOBEL)

Lakhdar porte la signature de Ronan Martin, compositeur venu du cinéma, du théâtre et des spectacles. Compositeur curieux, il transforme chaque collaboration en terrain d’exploration. Le titre s’inscrit dans un projet intitulé La Collection, une série de morceaux construits autour de collaborations. Sous l’alias de Martin Palla, Ronan pousse sa recherche en utilisant la musique répétitive comme cadre souple. Il ouvre un espace où la forme se construit par cycles et où la répétition devient moteur. Ici, l’hybridité est au centre : langage jazz contemporain, structures récurrentes, textures organiques, électronique en filigrane. Les voix sont traitées comme un instrument, prises dans le même flux que le saxophone de Renan Richard‑Kobel et les claviers de Martin, jusqu’à brouiller la frontière entre mélodie, motif et décor sonore. Lakhdar fonctionne comme un dialogue entre deux musiciens qui refusent les cadres trop nets. Martin Palla y impose une direction, une vision précise, mais laisse assez d’air pour que l’éclectisme de ses partenaires prenne forme. Le résultat : un titre hypnotique qui creuse son propre langage. (LFC)

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