/

La sélection Modzik pour sonoriser ton weekend.

/

/

 

ALEXIS TAYLOR – I CAN FEEL YOUR LOVE

Avec Paris in the Spring (13/03/26), Alexis Taylor signe sans doute son projet solo le plus ambitieux. Le chanteur de Hot Chip y abandonne le minimalisme de certains disques précédents pour imaginer un album riche en collaborations, presque conçu comme un projet curatorial. Autour de lui gravitent notamment Nicolas Godin (Air), The Avalanches, Étienne de Crécy ou encore Green Gartside (Scritti Politti). Plus qu’un simple songwriter, Taylor semble ici agir en véritable directeur artistique, orchestrant une palette sonore qui navigue entre disco élégante, americana cosmique et pop orchestrale. Premier single dévoilé, Out of Phase, enregistré avec Lola Kirke, annonçait déjà cette esthétique flottante et mystérieuse, nourrie par l’imaginaire de David Lynch. Le second extrait, For a Toy, paru fin janvier 2026, dévoile une facette plus personnelle. Son clip, réalisé par Taylor lui-même, met en scène un personnage obsédé par des jouets vintage, métaphore visuelle d’une nostalgie compulsive qui traverse les paroles « Why do I keep on breaking up the only things I have ever loved? ».Mais c’est I Can Feel Your Love qui en cristallise le cœur musical. Porté par des samples gospel et un groove disco, le morceau produit avec The Avalanches et enrichi par Étienne de Crécy, mêle ferveur spirituelle et pop cosmique, la voix de Taylor planant au-dessus de nappes synthétiques presque cinématographiques, héritières de Vangelis. Le clip animé réalisé par Tom Furse (The Horrors) prolonge cette dimension mystique avec une fable visuelle autour d’un tigre de Tasmanie. « J’ai suggéré à Tom de montrer le lien qui existe entre cet animal, avec lequel nous ne pouvons en fait pas communiquer directement, et un être humain. C’est une histoire d’amour sur le lien et quelque chose de sublime, qui nous dépasse », confie t-il. Le reste de l’album confirme cette liberté stylistique : Fainting by Numbers explore des atmosphères synthétiques nocturnes, tandis que Black Lodge in the Sky prend une dimension plus intime et mémorielle. Plus inattendue encore, la reprise de Wild Horses, enregistrée avec Pierre Rousseau du défunt duo Paradis, transforme ce classique en une dérive élégante entre country, dub et pop électronique. Derrière cette diversité d’influences, de Paul McCartney à l’esthétique lynchienne, se dessine pourtant un fil conducteur : un album hanté par l’amour, la perte et ces forces invisibles qui relient les êtres. Une œuvre où Alexis Taylor assemble influences et collaborations pour bâtir son disque solo le plus captivant, le plus ouvert et le plus libre à ce jour. (LFC)

Paris In The Spring est disponible via Night Time Stories. En concert à Paris (Hasard Ludique) le 22 avril 2026.

/

 

 

 

NECTAR WOODE – LIGHTS OFF

Depuis ses débuts, Nectar Woode construit patiemment une œuvre où l’intime devient matière musicale. On la découvrait avec l’EP Nothing To Lose, porté par Good Vibrations, où sa soul lumineuse révélait déjà une écriture tournée vers la reconstruction et l’écoute de soi. Un premier chapitre qui posait les bases d’un univers sensible. Avec Head Above Water, l’artiste gagnait en profondeur, transformant la rupture et la vulnérabilité en matière sonore, tout en affirmant une identité plus personnelle. La suite, avec un changement de label, s’écrit avec It’s Like I Never Left, projet marqué par le lien entre Londres et ses racines ghanéennes. Des titres comme Only Happen ou When The Rain Stops y prolongent cette exploration de soi, entre héritage, relations et quête d’équilibre. Dans cette trajectoire cohérente, Lights Off apparaît comme une étape logique. Produit par Joel Pott, le morceau réduit l’instrumentation à l’essentiel : guitare épurée, textures aériennes et rythme mesuré. Nectar Woode y aborde le poids du regard extérieur dans les relations, choisissant d’éteindre symboliquement les lumières pour suivre son propre désir. Fidèle à ce qui fait sa singularité depuis ses débuts, la chanteuse avance sereinement. Avec détermination mais aussi une certaine retenue, se dessine, projet après projet, sa place grandissante dans la nouvelle scène soul britannique. Nous attendons avec impatience l’album. (LFC)

Lights Off est disponible via Since 93/Nectar Woode/Sony. En tournée en France (Printemps de Bourges, les 3 Eléphants, Festival de Cognac) et à Paris (Badaboum) le 21 mai 2026.

/

 

 

 

YAKIYN – GET THE LOOT

Il a encore le statut d’artiste underground américain mais il y a fort à parier que ça ne sera plus le cas dans deux ans. Yakiyn, qui se surnomme Lone Star Yak en référence au drapeau du Texas, d’où il vient, a des talents qui ne se limitent pas au rap. C’est un créatif qui compose de la musique, réalise ses clips, s’implique dans la direction artistique de ses projets, s’essaye à la photographie… Sa vision va au-delà du studio d’enregistrement, à l’instar d’un A$AP Rocky ou du problématique Kanye West. C’est surement ça, couplé à son charisme naturel, qui lui a valu d’être choisi comme model pour des campagnes mode de Yeezy (justement, la marque de Kanye) ou de TDE, le label où Kendrick Lamar a fait la majorité de sa carrière. Ses liens avec TDE lui ont permis de collaborer avec Isaiah Rashad (ou serait-ce l’inverse ?) l’un de nos rappeurs américains favoris. En 2024, ils ont publié un featuring et Yakiyn accompagnait l’excellent rappeur du Tennessee sur sa tournée. Dans son dernier clip, GET THE LOOT, Yakiyn mobilise ses signes distinctifs, favorisant son identification à force de répétition. Il porte sur sa moto son accessoire fétiche : un tissu doré et brodé, brillant de mille feux, à mi-chemin entre un voile oriental et une cagoule. Le drapeau du Texas est étalé sur les voitures et les dames qui l’accompagnent portent fièrement son t-shirt signature qui dit blanc sur noir : « Ur boyfriend f*cking sucks ». Le rappeur touche sa bille aussi en marketing. Le morceau est agressif et efficace. Des grosses basses typiques du rap du Sud. Des synthés stridents qui donnent un sentiment d’exaltation. Yakyin, lui, rappe avec la détente de quelqu’un qui ne craint rien. Ça tombe bien, c’est le message du morceau : c’est lui qui va prendre le butin, qui va manger tout le gâteau. No question. (AC – Le Rapporteur)

GET THE LOOT est disponible via BMR.

/

 

 

 

CHARLOTTE FEVER – TREMBLE (LIVE SESSION)

À Modzik, nous suivons Charlotte Fever de près, et il faut dire qu’il y avait longtemps que nous n’avions pas évoqué le duo dans cette rubrique, faute de nouvelles vidéos. Mais voilà que Cassandra et Alexandre nous offrent une vidéo live pour leur dernier single Tremble. Sorti en fin de l’année dernière, Tremble installe une atmosphère nocturne et tendue, où « Ça s’affole dans les couloirs blafards / Ça se farde ce soir dans le miroir ». Après deux années de tournée à travers la France, l’Asie et l’Amérique Centrale, le duo a affiné sa présence scénique et sa capacité à captiver le public avec des concerts full of energy. La version live, avec Annabelle à la batterie et Inès à la basse, renforce la densité du morceau. Le rythme soutenu et les synthés sombres se mêlent à la basse et à la batterie, donnant à Tremble une force presque organique qui épouse la tension du texte. Les refrains « Tremble / Le sol tremble » ancrent le morceau dans un Paris nocturne et chaotique. Depuis la sortie de leur premier album Paris Cyclone (2023), Charlotte Fever a continué à explorer différents univers électro-pop avec des singles tels que L’amour est mort, Recto Verso et Jaloux, confirmant leur maîtrise d’écriture et leur capacité à faire évoluer leur son entre tournées et studios. Tremble confirme que le duo peut conjuguer pop et tension urbaine, transformer un morceau en parcours immersif et jouer avec les contrastes : glamour de la production et gravité des paroles. (LFC)

Tremble est disponible via Riptide Records.

/

 

 

 

SUGRWRLD – REJOINS-MOI DEHORS

Si vous vous demandiez où étaient passés les chanteurs de R&B prêts à chanter sous une fenêtre, ce titre est votre réponse. Avec Rejoins-moi dehors, Sugarwrld remet au goût du jour une figure : celle de l’homme prêt à s’exposer pour récupérer celle qu’il a blessée. Le morceau s’inscrit dans un R&B à l’ancienne dans l’intention, mais actuel dans la production. C’est ce genre de son sur lequel on souffre… mais on danse aussi. La mélodie accroche, et pourtant les paroles racontent autre chose : le regret, la faute, l’orgueil. Ce contraste donne toute sa force au titre. Rejoins-moi dehors, c’est l’histoire d’un homme qui a trop fauté et qui tente, une fois encore, de se faire pardonner. Entre vulnérabilité et assurance, comme si la séduction était aussi une stratégie de rédemption. Le clip appuie cette nostalgie assumée. On y retrouve une ambiance qui rappelle l’époque dorée du R&B des années 2000 : un garçon qui motive ses troupes, descend en bas d’un immeuble et transforme l’espace public en scène d’amour. Ce qui frappe surtout, c’est que ce type de narration devient rare sur la scène R&B française actuelle. Rejoins-moi dehors est rempli de regrets, mais il garde cette sensualité maîtrisée qui fait l’essence du genre : souffrir avec style, aimer avec intensité, et transformer ses erreurs en mélodies. Un morceau qui rappelle que le R&B peut encore être dramatique, romantique et dansant à la fois. (CHOE)

Rejoins-moi dehors est disponible via Ricch Vision.

/

 

 

 

ROMANE SANTARELLI – NO WAY OUT

Romane Santarelli joue avec l’espace et le rythme dans No Way Out. La musicienne, originaire de Clermont-Ferrand, s’est fait connaître avec les EP Quadri et Zero, avant de signer son premier album Cosmo Safari, où techno mélodique et électronica cinématographique servaient un univers immersif et narratif. Quelques années plus tard, elle publie OK:KO, un album plus direct et orienté scène, accompagné de plusieurs clips comme Inner ou Chaos/Slowdown, qui mettent en avant son approche performative et visuelle. Cet ancien, et aussi nouveau, single No Way Out vient d’être paré d’une mise en image très travaillée. La vidéo place un protagoniste dans un espace froid et impersonnel, qui évoque un bureau familier mais déstabilisant. Très vite, un personnage étrange apparaît, recouvert de post‑it, apportant une dimension surréaliste qui contraste avec la réalité apparente de la scène. La tension monte progressivement, jusqu’à ce que la musique déclenche une libération totale : danse intense et cathartique, oscillant entre colère et relâchement, guidée par le chorégraphe et danseur Sung Chun-Tsai. Au fil du plan-séquence, la révélation finale éclaire tout le dispositif, que nous ne dévoilerons pas, regardez ! No Way Out s’appuie sur une électronique précise et dynamique, où chaque battement affirme le rythme du morceau. Les kicks imposants structurent l’énergie, tandis que les textures sonores créent un espace immersif qui accompagne parfaitement l’intensité de la vidéo. Les moments plus mélodiques offrent des respirations au sein de ce flux continu, construisant un contraste avec la tension constante du titre. Présenté en version live en septembre dernier, le morceau révélait toute sa force scénique : machines et chorégraphie se répondant dans un même élan, donnant l’impression d’assister à un moment de libération partagée, le corps devenant vecteur de libération, et les tensions accumulées. Ce single illustre parfaitement l’approche narrative et immersive de Santarelli, où techno et émotion s’entrelacent pour faire de chaque écoute une expérience singulière. (LFC)

No Way Out est disponible via Yotanka Records. En concert à Paris (Gaité Lyrique) le 12 mars 2026.

/

 

 

 

FELIX ANTONIO – TIRED

Nous avons découvert Félix Antonio, 24 ans, lors d’une première partie au Pop Up du Label, seul avec son piano, puis nous l’avons retrouvé en première partie de Sylvie Kreusch à Paris, où sa présence sobre et son intensité fragile ont immédiatement frappé. Formé à Caen et diplômé d’une licence Musique et Métiers du Son à l’Université Gustave Eiffel, il a commencé par explorer piano, guitare et clarinette avant de fonder son premier groupe, Silk Skin Lovers, un trio indie pop aux ambiances nocturnes et mélancoliques, actif jusqu’en 2022. Après la fin du groupe, il se lance dans un projet solo entièrement autoproduit, publiant plusieurs singles et un EP, Simpler Times, centrés sur la solitude, la famille et questionnements personnels. Sa musique combine une écriture sensible, des textures acoustiques délicates et une attention particulière portée à la voix, créant un univers à la fois intime et cinématographique. Chez InFiné, son parcours solo prend une nouvelle dimension. Son premier single pour le label, Waiting for the Sun to Rise (novembre 2025), posait déjà sa voix fragile sur des arrangements épurés. Tired, son troisième single, plonge dans la fatigue émotionnelle, la famille, la solitude et l’addiction, et s’articule autour d’un voyage métaphorique en train vers la paix intérieure, poursuivant l’exploration de son univers pop‑folk intimiste. Sur scène, Félix Antonio reste lui-même, discret mais présent. Tired montre un artiste qui creuse le sillon de ses précédentes productions avec davantage d’assurance, partageant ses émotions avec naturel et authenticité. (LFC)

Tired est disponible via InFiné.

/

 

 

 

GIA MARGARET – GOOD FRIEND

Singing (24/04/26) n’est pas seulement le retour vocal de Gia Margaret après des années de silence. C’est un album profondément intime où chaque piste raconte la reconstruction d’une artiste. Entre 2020 et 2025, à Chicago, Londres et Eau Claire (Wisconsin), Margaret écrit enfin pour elle-même, « sans sujet précis », et co-produit presque l’intégralité de l’album avec son fidèle collaborateur Doug Saltzman, dont les traitements vocaux et synthés sculptent un son éthéré qui enveloppe chaque chanson. Elle s’entoure également de collaborateurs prestigieux Guy Sigsworth (Frou Frou, Madonna, Björk), David Bazan, Amy Millan (Stars), Deb Talan, Kurt Vile et Sean Carey, chacun laissant sa marque tout en ramenant Margaret vers son propre centre : « ça m’a appris à voir les détails que j’ignorais avant ». Le premier single, Everyone Around Me Dancing, installe le thème central de l’album : isolement et observation d’un monde bruyant. « C’est une réflexion sur l’isolement et le réconfort qu’il procure », explique Margaret, sa voix retrouvée flottant sur un piano mélancolique et des synthés aériens. Puis ce deuxième extrait Good Friend, écrit en 2019 après sa première grande tournée, apporte un souffle lumineux et joyeux, célébrant l’amitié . Guy Sigsworth co-produit, ajoutant scratches, harpe, tablas et chant grégorien, pour un mélange subtil de pop, textures ambient et expérimentation 90s. Tout l’album se lit comme un journal sonore de renaissance : la perte de voix, l’ego death et la période instrumentale (Mia Gargaret, Romantic Piano) nourrissent aujourd’hui la maîtrise de la voix et de la composition. Singing dialogue entre nostalgie et futur : « Il y a eu un moment où je doutais de pouvoir créer cet album ou de chanter à nouveau ». Grâce à ses collaborations, sa production et l’éthérisation du son par Doug Saltzman, Margaret convertit sa vulnérabilité en un son captivant et aérien, tel une symphonie pop-ambient unique. (LFC)

Good Friend est disponible via Jagjaguwar. En concert à Paris (l’Archipel) le 12 septembre 2026.

/

 

 

 

GILDAA – PERSÉPHONE

L’univers de Gildaa, dans ces couleurs intenses de rouge nous chante les épines des roses perdues et la pureté. Gilda incarne deux femmes mises en scène dans une salle de théâtre. La scène prend vie de manière incendiaire lorsque l’une d’entre elles, poussée par l’autre, rentre dans l’univers d’Adès. C’est une union où elle en sort non plus détruite mais plus vive. L’incarnation de Perséphone est complète. Sa voix oscille entre deux styles, l’une inspirée par ses légendes et l’autre plus conversationnelle. C’est tout ce qui balance et nous transporte entre les deux univers de l’artiste, généralement parallèles. Elle confirme une maîtrise totale de son timbre de voix qu’elle nous exprime en nous faisant vivre l’intensité des mythes. Dans sa mélodie grimpante, les femmes fluctuent avec elles, éprouvent les paroles ; elles guérissent de leur prison sentimentale attirant l’amour et la séduction vers l’entité qui les échappent. Son premier album nous livre une échappée romantique spirituelle où sa double personnalité est incarnée dans son visage. L’âme bercée dans les limbes rejoint la surface présente pour nous y raconter le rideau du monde invisible qui vit intensément avec son public. (AM)

Gildaa est disponible via Grand Musique Management. En tournée et en concert à Paris (La Cigale) le 28 mai.

/

 

 

 

DOMINIC FIKE – BABYDOLL

Dominic Fike fait avec la sortie du clip et de la réédition de Babydoll la promesse d’un retour aux sources. Depuis ses débuts explosifs avec What Could Possibly Go Wrong en 2020, puis l’introspectif et coloré Sunburn en 2023, le Floridien n’a eu cesse de confirmer son talent pour les refrains entêtants et pour les élans de vulnérabilité. Son passage remarqué dans Euphoria a fini d’ancrer son aura nonchalante mais sincère, coincé entre charme et désordre intérieur. Avec Babydoll, Dominic Fike nous replonge dans le passé. En vérité, dans son passé. C’est dans un court texte partagé sur les réseaux, qu’il révèle avoir écrit cette chanson il y a déjà huit ans, alors assigné à résidence chez un ami, en Floride. Il y vivait dans une petite chambre avec une guitare noire, un vieil ordi et une fenêtre donnant sur un parking pour garder un œil sur son agent de probation. Cette chanson, pour Fike, c’est le récit d’une période chaotique, marquée par la galère, la honte de dépendre des autres, et surtout un rapport compliqué aux femmes de sa vie. Pourtant, c’est cette époque-là, dit-il, qui compte le plus : une musique produite sans calcul, née de sa simple expérience, et avec comme seul but de s’évader à sa manière. (TR)

Babydoll est disponible via Columbia Records.

/

 

 

 

YSEULT – FREAK

Yseult revient avec Freak, un single qui puise directement dans l’héritage du New Jack Swing des années 80-90… Inspiré par Babyface (My Kinda Girl) et Janet Jackson (Rhythm Nation), le morceau combine basses slapping et beats syncopés. Co-écrit avec Yarden “JORDii” Peleg et Rachel West, Freak mêle influences internationales et vision personnelle de Yseult. La production signée Jonathan Moffett, batteur légendaire de Michael Jackson, donne au morceau un groove puissant et précis, entre vintage et modernité. Yseult affirme sa liberté sexuelle avec un refrain bilingue : « I’m looking for a man… Somebody to be my freak ». Chaque phrase évoque le désir sans compromis et la recherche d’un partenaire à la hauteur de ses attentes. Depuis Acrophobie et Rouge, elle explore vulnérabilité et puissance vocale ; ici, elle ajoute des rythmes qui frappent et des hooks mémorables. Le clip teasé mêle érotisme et symboles religieux, transformant contradictions et provocations en images marquantes. Après l’album Mental (2024), ce single annonce potentiellement un projet éponyme de 28 minutes, avec dix chansons. Le clip teasé mêle érotisme et symboles religieux, transformant contradictions et provocations en images marquantes. Yseult complète l’expérience avec un merchandising décalé : strings, préservatifs « Freak », tee-shirts et slips pour hommes, renforçant son lien direct avec le public et son univers. Freak dépasse le simple hommage au NJW : c’est un morceau qui s’impose par son groove. Yseult prouve qu’elle reste une des voix les plus singulières et captivantes de la scène française contemporaine. (LFC)

Freak est disponible via Y.Y.Y.

/