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La playlist Modzik pour sonoriser ton weekend.

 

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BRUTALISMUS 3000 – I BRING MY GUN TO THE FUNCTION (FEAT. BOYS NOIZE)

Le chaos à la berlinoise reprend du service : Brutalismus 3000 signe un retour aussi abrasif qu’attendu avec I Bring My Gun to the Function, en collaboration avec Boys Noize, et annonce dans la foulée un nouvel album, Harmony, prévu pour le 26 juin. Duo devenu incontournable en quelques années, Brutalismus 3000 s’est imposé à la croisée de la techno hardcore, de l’EBM et du gabber, avec une énergie presque punk. Leur succès tient autant à leur radicalité sonore qu’à leur narration presque mythologique : à commencer par leur rencontre, devenue légende, sur Tinder. Avec I Bring My Gun to the Function, le duo pousse son goût déjà bien installé pour la tension et la provocation. Le morceau, construit comme une montée d’adrénaline, mêle sonorités industriel, grosses basses et vocaux rageurs, dans une logique de catharsis collective. Le clip, à l’image de la chanson, joue sur une esthétique brute et quasi dystopique, entre violence symbolique et satire des dynamiques de pouvoir, où la question de la place de l’agressivité dans les espaces festifs contemporains devient centrale. La présence de Boys Noize n’est pas anodine : figure clé de l’électro mondiale, l’Allemand continue de se balancer entre club culture et expérimentations, comme en témoigne son récent album collaboratif avec Nine Inch Nails, salué pour sa noirceur et sa précision sonore. Sa patte renforce ici la dimension industrielle du morceau, tout en lui apportant une lisibilité redoutable. Alors, avec ce single, Brutalismus 3000 annonce déjà un retour plus bruyant, plus collaboratif, et peut-être plus expérimental que jamais dans sa jeune carrière. (TR)

I Bring My Gun To The Function est disponible via Live from Earth.

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GARETH DONKIN – EXTRAORDINARY

Gareth Donkin, chanteur et producteur londonien de vingt-cinq ans, publie Extraordinary trois ans après Welcome Home avec l’idée de reprendre la main sur son récit. Formé à l’adolescence sur Ableton Live, il reste ce prodige dont la technique impressionne autant qu’elle interroge sur le fond. Il le dit lui-même : « Extraordinary, c’est prendre sa vie en main, s’ouvrir à de nouvelles expériences et à l’aventure… J’ai fait appel à des musiciens et des artistes incroyables qui ont adhéré à ma vision et se sont lancés avec enthousiasme dans cette aventure ». Le casting est pour le moins convaincant : ESME, Kiefer et UHMEER, avec la participation de Shaan Ramaprasad (Jamila Woods, Teddy Swims), Howard Lawrence de Disclosure et bien d’autres. Quand Donkin parle à quelqu’un de précis, une ex, une relation identifiable, le disque prend corps : Never Gonna Break Your Heart, Extraordinary installent un vrai conflit intérieur. En revanche, avec Please Don’t Give Up!, malgré sa production impeccable ou Don’t Be So Hard On Yourself, on reste un peu sur notre faim. Rien n’est, pourtant, laissé au hasard : Where Did We Go? s’ouvre grâce à la co-production de Kiefer, et Running Away, façonné avec Howard Lawrence, impose une élégance disco-funk irréprochable. Donkin sait produire, arranger : Half Shuffle, Play the Game, porté par UHMEER marquent. Mais le climax est atteint avec Out There qui ouvre l’album, une ode à l’affirmation de soi qui donne le ton mélancolique de l’album. « C’est en quelque sorte une lettre d’amour adressée à Los Angeles par un Britannique », explique-t-il. (LFC)

Extraordinary est disponible via drink sum wtr.

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PEET – EAST BLUE

Est-ce qu’être artiste est un choix de vie égoïste ? Une question qui taraude souvent les concernés. Dans East Blue, qui ouvre son album JOYBOY, le rappeur belge Peet livre sa réponse, émouvante et réconfortante. Comme le câlin d’un être cher qu’on n’a pas vu depuis longtemps. Peet est honnête : il admet qu’une part de lui espère toucher le jackpot grâce à sa musique. Mais il rigole aussi de sa situation : « J’le fais pour ceux sans qui j’aurais jamais pu acheter la 206… J’ai jamais acheté la 206 ! ». Bien sûr, la musique est pour lui une catharsis, un moyen d’exprimer ses émotions : « J’le fais pour l’amour, la haine, tout c’que j’ressens ». Peet est quelqu’un d’assez taciturne en privé ; il le raconte dans un autre morceau. On imagine donc qu’il parvient à rapper des choses qu’il n’ose pas dire à ses proches au quotidien. Mais surtout, la musique est pour lui une affaire de partage, d’amitié, d’amour au sens large. D’histoires vécues puis racontées. Le Bruxellois le dit : beaucoup de ses proches n’ont pas un quotidien facile. Il y a ceux qui ont des soucis de santé mentale ou d’addiction, ceux qui font des petits boulots mal payés et épuisants, les génies oubliés… Il y a aussi ceux qui nous ont quittés, dont il veut honorer la mémoire. Au premier rang desquels se trouve sa propre mère. C’est aussi pour eux qu’il fait ça. Les personnes chères à son cœur, il peut les représenter à travers son rap. Raconter leurs combats, leurs rêves ou les histoires qu’ils ont partagées. S’il fait bien son boulot, il pourra même leur apporter un peu de joie. Sa réponse est claire : la musique n’est pas une activité uniquement égoïste. De toute manière, une carrière, ça ne se construit pas seul. C’est le thème d’un morceau de l’album : No Solo. C’est d’autant plus vrai pour Peet qui a fait partie d’un groupe à ses débuts. Il formait Le 7 7 avec le rappeur Félé Flingue, que l’on voit polir des bijoux dans ce clip, ainsi que le beatmaker Morgan. Le titre du morceau confirme cette philosophie où les relations humaines sont la clé de voûte d’une existence épanouie : East Blue, c’est le nom de la région où commence l’aventure de One Piece et de son personnage principal, Luffy. Ce jeune pirate débordant d’énergie et de rêves y rencontre des personnages hauts en couleur qui deviendront son équipage, ses nakama, ses amis fidèles. Avec eux, il partagera rires, sueur et larmes. Ils affronteront de nombreuses épreuves et s’en sortiront grâce au soutien qu’ils s’apportent réciproquement. Et même s’ils courent après un trésor hypothétique, le vrai trésor reste les moments passés ensemble, l’amour partagé. (AC-Le Rapporteur)

JOYBOY est disponible via Baco Records / Mecmanbro. En concert à Massy (Paul B) le 21 mai et à Paris (Olympia) le 28 novembre 2026. En tournée en France, Suisse et Belgique en 2026.

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PIGEON – BLACK JAMES DEAN

Groupe né spontanément de jams dans un pub de Margate, Pigeon sort son premier album OUTTANATIONAL. Ils explorent des thèmes alliant la force de l’héritage et l’espoir d’une nouvelle génération. Black James Dean nous montre ici la liberté d’une vie vagabonde, mise en scène de façon western, pour mieux faire apparaître le poids d’une société d’époque où le racisme empoisonnait les relations sociales. À travers l’exploration cosmique qu’offre leur morceau Mirror Test, on sent un amour prédominant, un lien électrique porté par le son, qui nous plonge dans l’univers intime de Falle Nioke, un univers qui accompagne celui du groupe, solidaires face aux sujets qu’ils posent dans leur musique, mêlant afro-disco, krautrock, punk-funk et post-punk, dans un esprit DIY. Miami et NRG sont des lettres ouvertes à une civilisation, construite de manière esclavagiste et libérée par la force mentale d’un peuple refusant une soumission impérialiste. Sucessful Prototype et Today Is Another Day requièrent une remise en question de notre système corrompu, menant à une paix intérieure primordiale pour mieux se construire dans le monde actuel. Fidèle à leur identité musicale depuis leur premier EP Yagana, le chant de Falle Nioke dévoile une mixité de langues africaines, évoquant un exil profond ancré dans une nostalgie libertaire. Avec cet album, Pigeon fait évoluer son univers vers une dimension plus sombre et plus ample, revalorisant nos origines et éveillant les consciences vers une transformation spirituelle débridée. (AM)

OUTTANATIONAL est disponible via Memphis Industies.

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NIA ARCHIVES – BOYS IN BLUE

Nia Archives, avec Boys in Blue, poursuit, après son récent Danger, la trajectoire qu’elle a tracée depuis ses premières mixtapes : celle d’un jungle viscéral, réinjecté d’émotions. Figure centrale du renouveau breakbeat britannique, elle s’éloigne ici légèrement de l’euphorie rave pour creuser une veine plus intime. Le morceau, construit sur des rythmiques rapides et granuleuses, contraste avec un propos de rupture amoureuse. Depuis Headz Gone West jusqu’à son premier album, elle a toujours navigué entre énergie club et écriture intime. Ce nouveau single semble allier les deux. La production reste volontairement rugueuse, fidèle à son esthétique DIY, tandis que la voix, plus exposée, porte le poids narratif. Bien évidemment, on retrouve son ADN : jungle / drum & bass rapides, textures lo-fi rave, mais Boys in Blue nous enchante par sa vibe plus emo et punk. Ces deux singles annoncent son prochain LP Emotional Junglist (prévu pour le 24 juillet 2026) sur lequel on devrait retrouver Jorja Smith et Sampha en guests. Boys in Blue marque une avancée discrète, mais suffisamment affirmée pour marquer. (LFC)

Boys in Blue est disponible via Nia Archives/Universal.

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KID FRANCESCOLI – SOFTSKIN (FEAT. ANDREA DURAND)

Kid Francescoli revient à l’essentiel en ancrant clairement son univers dans sa ville d’origine, Marseille. Pour ce nouveau titre, les voix mêlées du Kid et d’Andrea Durand installent d’emblée une douce intimité. Co-composé avec Jack Lahana, le morceau prolonge une écriture épurée déjà au cœur du projet. Figure de l’électro-pop française depuis les années 2010, le projet de Mathieu Hocine continue ici d’explorer une ligne claire : textures synthétiques, mid-tempo et sensualité. Softskin capte des instants de vie plus qu’il ne raconte une histoire. Kid Francescoli annonce un prochain album dans la continuité de cette esthétique épurée, ainsi qu’une tournée internationale. Softskin est une ode aux moments ordinaires partagés, comme une caresse sur la peau. (LFC)

Softskin est disponible via Plein Soleil Musique / All Night Long. En concert à Paris (Olympia) le 18 novembre 2026.

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AMBRR – NO ES AMOR (FEAT. CHERI)

Ambrr accélère le mouvement avec NO ES AMOR, un feat. avec Chéri qui confirme qu’elle n’est plus seulement derrière la caméra. Après avoir façonné l’image d’artistes comme Gazo ou Davinhor, elle impose désormais sa propre voix, avec la même précision et ce goût pour les atmosphères chargées, entre nuit, tension et mise à nu. Face à elle, Chéri joue la carte de l’intensité. Passée par les comédies musicales avant de perdre puis de retrouver sa voix, elle en fait aujourd’hui une signature, à la fois fragile et habitée. Sa pop alternative, nourrie d’influences espagnoles et d’un parcours personnel fort, s’inscrit dans une trajectoire à part dans le paysage parisien. Logiquement, NO ES AMOR fonctionne comme un lien entre leurs deux mondes. La prod. trap, aussi vaporeuse que nerveuse, laisse respirer les voix tout en maintenant la tension. Et là où Chéri apporte une once de douceur en espagnol, Ambrr tranche avec un phrasé plus frontal et sensuel. La force du morceau est de capter parfaitement cette zone grise entre désir et lucidité, là où tout vacille sans jamais se casser. Le clip, lui, épuré et sensoriel, mise sur les regards et l’électricité entre les deux artistes : pas besoin de plus. Une extension directe de la chanson, dans ce qu’elle a de plus ambigu et magnétique. Deux artistes à suivre de toute urgence. (TR)

NO ES AMOR est disponible via BRR SAISON.

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EDITORS – CALL IT IN

Groupe de rock britannique fondé en 2002 à Birmingham, il trouve son identité musicale sous plusieurs noms avant de s’arrêter sur Editors, un nom qui correspond à sa manière d’éditer des sentiments bruts en un son naviguant entre rock indé, post-punk et alternatif, avec une atmosphère sombre et tendue qui rappelle parfois Joy Division ou Interpol. Avec ce single, le groupe revient à une forme de dialogue palpitant avec ceux qui l’écoutent. Le chant de Tom Smith est direct et s’impose, avant que la guitare n’apporte son côté hypnotique, sans être dominée par la batterie, qui reste sombre pour mieux évoquer la crucifixion d’un changement, quand « tout s’effondre ». On y laisse son empreinte, comme pour ressentir le son de quelque chose qui arrive. On embrasse le sol, dans une sensation de résignation mêlée à un besoin de lâcher prise. Sans réelle explication verbale, Call It In renvoie à l’innommable à travers la musique, qui devient plus intense et habitée, renforçant ainsi la dimension émotionnelle. Fidèle à sa manière d’évoquer des émotions traversant des périodes existentielles, que ce soit à travers des métaphores citadines ou des images du corps et de l’âme marqués par des cicatrices, Editors mûrit avec son public, laissant place à l’extase et à une énergie libérée. (AM)

Call It In est disponible via Play It Again Sam. En tournée et à Paris (La Cigale), le 27 janvier 2027.

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AGORIA – WE WERE LITTLE (FEAT. RAMI KHALIFE, BLASE & NOEMIE)

We Were Little arrive comme un contre-pied : pour la 100e sortie de Sapiens, son label, Agoria signe une pièce de transmission. Pour marquer le chiffre rond de son label, Agoria choisit la sobriété, l’humain et la confiance dans le temps long. Il s’entoure de Rami Khalifé au piano, et des voix de Noemi et Blasé, comme on convoque une famille musicale. Le morceau laisse entrer le piano et les cordes, puis les enferme dans une production millimétrée. Les voix passent comme des lignes claires. Mais l’intérêt est ailleurs : dans ce que ça raconte d’un artiste qui dure. Derrière le nom, Sébastien Devaud : né à Lyon, grandi à Valencin, fils d’un architecte et d’une chanteuse lyrique. Autodidacte du mix après le choc Detroit, il s’est fabriqué une discipline de nuit, loin des écoles, près des machines. De Lyon à Detroit, il a gardé le rythme comme boussole, sans se laisser avaler par les modes ni par les slogans. Depuis trois décennies, Agoria avance sans refaire deux fois la même silhouette. Il a bâti une identité de producteur-architecte : structure, texture et un sens aigu de la tension. À chaque époque, il a préféré l’écart aux tendances. Cette sortie anniversaire ressemble alors à une manière de dire : continuer, c’est rester curieux et exigeant. (LFC)

We Were Little est disponible via Sapiens Recordings.

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GAL + LEDOUBLE – OCARINA THEME

Quand deux rappeurs ont du budget clip mais qu’ils manquent de personnalité, ils font figurer des femmes ou des hommes pour leurs physiques, ainsi que des objets de valeur. C’est cliché mais ça arrive encore. Mais que se passe-t-il quand deux rappeurs n’ont pas de budget, qu’ils sont deux cracks reconnus par leurs pairs et qu’ils ont la foi dans le pouvoir du collectif ? Alors, ils ramènent une flopée de rappeurs talentueux, assez pour remplir l’affiche d’une journée de festival Grünt, juste parce que ça fait plaisir et que ce sont vraiment leurs potes. D’ailleurs, jouons ! Si vous connaissez bien la scène rap des dernières années, essayez de reconnaître tous les artistes présents ici. Réponse à la fin de ce pavé. Pour GAL et LEDOUBLE, être soi-même est au cœur de leur démarche artistique. La preuve : aucun signe de richesse ostentatoire ici. Le clip est même filmé en basse résolution. Difficile de faire plus sobre et plus minimaliste, hormis une voiture qu’on distingue à peine. Sur l’excellent projet de LEDOUBLE SOUTHSIDE THERAPY PT.1, GAL a d’ailleurs réalisé un interlude drôle intitulé JM PAS LES RAPPEURS. Il y détaillait son mépris pour ses homologues qui se prennent au sérieux ou jouent les gangsters quand ils ne le sont pas. Chez GAL et LEDOUBLE, il n’y a que trois règles. Sois toi-même. Rappe bien. Surprends-nous. Il faut souligner que le kickeur originaire de Tanger (GAL) et celui de la région de Montpellier (LEDOUBLE) ont compris quelque chose d’important : le pouvoir du silence. L’utilisation de pauses qui permettent à l’oreille de respirer ou d’être surprise, comme c’est le cas ici dans le refrain. Aujourd’hui, tellement de gens savent rapper qu’il est crucial de se distinguer par des détails originaux dans les morceaux. Enfin, ce serait un crime de ne pas mentionner l’autre duo de choc derrière la musique : guydelafonsdal et DNDI. Deux pointures proches de ces rappeurs. Guy vient de Montpellier et fait partie du label de LEDOUBLE, Motherlode Records. Il travaille régulièrement avec GAL. Ils ont un EP commun qui est une pépite sous-côtée. DNDI est le frère du rappeur Chavi, proche de LEDOUBLE. Ils appartiennent à la nébuleuse Southside qu’on pourrait, par facilité, assimiler à un Odd Future du sud de la France. Ici, les beatmakers ont su souligner une caractéristique des rappeurs, notamment de GAL : le côté geek-mélancolique, en samplant la musique originale d’un classique du jeu vidéo : The Legend of Zelda, Ocarina of Time. Le résultat est hypnotique et peut s’écouter en boucle. Réponse au quizz sur les figurants dans le clip : Yvnnis, NeS, Toothpick, Bloody$anji, Oreall, Tisma, Ryuu, Abah, Reda (streamer). (AC-Le Rapporteur)

Ocarina Theme est disponible via Motherlode Records.

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JESSE WELLES – PREDICTION MARKETS

Depuis plus de dix ans, l’Américain Jesse Welles remet au goût du jour la protest song, chanson folk engagée en faveur de la justice sociale. Sur les pas de Bob Dylan ou Woody Guthrie, auxquels on le compare déjà, il dénonce frontalement les dérives des pouvoirs en place. Sa cible préférée : le président des États-Unis. Il se distingue de ses prédécesseurs par son ton satirique, très efficace pour mettre en avant les absurdités du système, et par sa maîtrise des réseaux sociaux. Comme pour rester en phase avec une actualité à cent à l’heure, le singer-songwriter poste depuis deux ans de nouvelles chansons à une cadence effrénée ; pas moins de quatre sur les cinq derniers jours. Outre ses talents d’écriture, cela est rendu possible par ses vidéos à la mise en scène minimaliste, qui sont devenues sa marque de fabrique. Entouré d’herbes folles dans ce qu’on devine être le fin fond de l’Arkansas, il apparaît guitare en main, parfois muni d’un harmonica, devant une caméra immobile. Ce décor épuré, qui change au rythme des saisons, s’inscrit dans la plus pure tradition folk et permet de s’attarder sur la musique. Ici, « on vient pour les chansons, on reste pour les chansons », rappelle-t-il sur ses réseaux. Les mélodies sont simples et servent surtout de support à la poésie abrasive de Jesse Welles. Cette semaine, il sort entre autres Prediction Markets, qui tacle le monde des traders à coups de punchlines sarcastiques et cite nommément les principaux acteurs du marché en guise de refrain. (EM)

Prediction Markets est disponible via Jesse Welles (autoproduit).

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