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Hugo Brebion est un auteur-compositeur français de 25 ans. Il commence sa notoriété musicale sur les réseaux sociaux. À la suite de ses deux premiers EP, sortis respectivement en 2023 et 2025, il produit son premier album Mesdames, Messieurs ! en 2026. Lauréat dans la catégorie Révélation masculine aux Victoires de la musique en février, sa réussite divise son talent en adoration comme en haine déferlante.
Sur son ton musical apolitique, il dresse un constat de la vie citadine en plein cœur de Paris. Un bilan dénué de haine pour ne pas dire qu’il l’a attisée à la suite de sa victoire comme artiste révélation. Sam Sauvage s’est démarqué dans la catégorie masculine de l’année, ce 13 février. Face à lui, Ino Casablanca et L2B, figures du rap moderne. Face à la naissance d’haters sur les réseaux sociaux et les violences physiques dans la capitale, sa sagesse corrobore avec l’inspiration de ces moments sombres dans une vidéo qu’il poste sur Instagram : « J’en pleure des larmes de joie et ça me fait mal de leur souhaiter tout le bonheur du monde ».
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Les gens qui dansent (j’adore)
Plus on a de silence, plus on a de bruit. Il décrit une société où l’expression est libre, dans un sens de jugement personnel sur la tristesse du monde et ses changements climatiques, réelles préoccupations et motifs de révolte de la jeunesse. Son morceau Avis de Tempête est une immersion totale dans le monde radio. Il appelle à l’attention, dans un sarcasme doté d’humour, et nous transporte dans la mélancolie des journées longues d’été ; dans le Paris gris et animé du week-end. C’est une analyse directe et honnête de notre quotidien parisien. Avec sa nonchalance décalée, il réinvente un style pudique et l’assume de manière à faire danser qui l’écoutent. Ses clips authentiques dépassent la tendance à aborder les gens de façon musicale et détendue. Pour ses auditeurs de la génération précédente, sa mise en abyme des anciennes cités bordant Paris nous replonge dans l’histoire de celles dont nous n’avons pas le souvenir sur les bancs de l’école : un mélange de ce qui a existé, de ce qui fut et de ce qui est devenu. L’homme féministe est présent dans son entièreté dans son morceau Il pleut des femmes à la française (clin d’œil à The Weather Girls), une ode familiale, un hommage à toutes les femmes, bannies du monde par la violence. On se moque de ce que l’on pense : la politique n’a plus de sens. Il se présente comme l’héritier de ces grands poètes avant-gardistes qui parlaient des maux du monde, vêtus de cravate et d’une clope au bec.
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« Toute ma force au frérot »
Plus tranchant dans ses mots, moins vulgaire que ses prédécesseurs dans un style autobiographique ; l’écriture mélodique d’Ino ne transcende pas le plus grand nombre dans une réalité dénoncée. Son genre est plus brutal, il bouscule les mouvements féministes, toujours plus importants et vibrants, tout en gardant un profond respect pour le corps comme on le voit dans Ciao, Mon Amour. Lorsque l’on écoute ses paroles, la vie est plus individualiste et commune dans ses drames : il dénonce plusieurs aspects problématiques de la société en y gardant une certaine distance, au contraire de son antagoniste. Au-delà de cette adversité musicale, il est l’un des premiers artistes à avoir apporter son soutien « Certains, vous ne savez plus critiquer positivement ou négativement la musique sans insulter ou encenser l’humain, c’est ridicule » écrit-il sur Instagram. Une position directe qui rappelle le titre Hypocrisie, audible dans l’émotion de Sam Sauvage.
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Mesdames, Messieurs ! est disponible via Cinq 7/Wagram Music. En concert à Paris (La Cigale) le 31 mars (Complet). Festival Solidays le 26 juin et à l’Olympia le 15 décembre 2026.
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Texte Andréa Martins
Image de couverture ©Cinq 7
