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Bus Palladium, juillet 2026, Angus et Julia Stone nous accueille alors qu’ils s’apprêtent à recevoir leurs fans lors d’une soirée privée au cours de laquelle ils présenteront Karaoke Bar, leur nouvel album. Frère et sœur australiens devenus l’un des groupes folk les plus attachants de leur génération, ont cette qualité de raconter leur histoire comme on partage un souvenir de famille, avec des sourires et cette pudeur qui accompagne ceux qui ont grandi ensemble sur scène. Rencontre, entre confidences sur leurs débuts, leurs échappées en solo et un nouvel album né dans les vignes de Provence.
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Tout commence, comme souvent, par une histoire de famille. Avant même de signer leur premier contrat, Angus et Julia doivent leur salut à une figure décisive : leur tante, installée dans l’industrie musicale à Londres.
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Votre grand-père et votre tante ont compté dans vos débuts…
Julia : On a eu beaucoup de chance. Quand on a commencé, après les scènes ouvertes et le busking, on nous a proposé un contrat terrible, mais on ne le savait pas. On trouvait ça incroyable, être signés à vie, même sans argent ! Notre mère a alors appelé notre tante, qui travaillait dans la musique à Londres. Elle a dit tout de suite : « Dites à Angus et Julia de ne rien signer ». Elle est rentrée en Australie, nous a présentés à plein de gens, nous a obtenu des contrats justes pour l’époque. Et surtout, elle nous a sortis d’Australie. Elle a dit : « Il faut qu’on vous emmène ». On est partis à Londres, on y a signé notre contrat, et notre carrière a vraiment démarré là. C’était un tournant : en Australie, il n’y a pas tant de scènes où tourner. Aujourd’hui, on peut jouer partout dans le monde, et vivre de la musique.
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Le tout premier disque, Chocolate and Cigarettes, garde encore aujourd’hui des allures de conte : enregistré en seulement deux jours, dans la maison de leur père au bord de la plage.
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Angus : On vivait dans une petite cabane. On sortait juste de l’école, on ne payait pas de loyer, on essayait de comprendre qui on était. Notre père était chanteur de mariage et chef d’orchestre, il y avait tous les instruments possibles à la maison. Tu regardais la télé, tu attrapais un violoncelle, tu pinçais les cordes… C’était l’écriture des chansons qui te permettait de te dire des choses que tu ne pouvais pas te dire autrement. Un ami est venu avec des micros, très basique, on avait quelques chansons, et voilà : c’était le premier EP. Enregistré dans le salon. D’ailleurs notre dernière tournée s’appelait Living Room Sessions. On a fait le tour du monde, et on a eu l’impression de boucler la boucle, de ramener le public dans notre salon, de raconter comment tout ça a commencé.
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Deux jours, donc, pour un disque entier. « À l’époque, on ne savait même pas ce qu’était une démo », se souvient Angus. « Tu avais la chanson, tu l’enregistrais, tu la partageais, tu la jouais. Je pense que c’est important pour les jeunes artistes de garder ça en tête : la première prise en studio a souvent une magie qu’on ne retrouve jamais tout à fait ensuite. »
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Fran Ely, Rick Rubin et la lumière de Shangri-La
Deux rencontres majeures : Fran Ely, leur premier producteur à Londres, et Rick Rubin, qui les a réunis des années plus tard pour l’album enregistré à Shangri-La.
Julia : Fran a été notre premier producteur, après Chocolate and Cigarettes et A Book Like This, enregistrés à Londres. On était signés sur un label indépendant, Independiente, où Fran travaillait aussi, c’est comme ça qu’il a entendu parler de nous. Il nous a pris sous son aile alors qu’on jouait encore dans des pubs. Il croyait vraiment en nous, il en parlait à tout le monde, et ça nous a donné confiance : on chantait des chansons qui comptaient pour les gens, qui comptaient pour lui. Ça nous a menés vers Down the Way. Après des années de tournée pour cet album, on a eu besoin d’une pause, chacun de son côté, pour des projets solos. C’est là qu’on a reçu un e-mail de Rick Rubin, qui voulait travailler avec nous deux. Il nous a fallu presque un an, entre la rencontre et la décision de faire ce disque ensemble. Cette année-là, et le temps passé à Shangri-La, on ne l’oubliera jamais.
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L’expérience du studio de Rick Rubin, en Californie, les marque à jamais : « C’était la première fois qu’on enregistrait dans une pièce avec autant de lumière naturelle. Beaucoup de studios sont dans de beaux endroits, mais la salle d’enregistrement reste sombre, on est un peu des créatures de la nuit, et c’est très bien comme ça, on en oublie l’heure qu’il est. Mais là, on était connectés à la nature. Et Rick a une équipe incroyable : des ingénieurs, des techniciens guitare, les meilleurs amplis, les meilleurs pédales… C’était un moment vraiment exceptionnel. Il apporte une énergie particulière : quand quelqu’un comme lui croit en ta musique, ça te donne envie de te montrer à la hauteur, pour toi-même » (Julia).
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S’éloigner pour mieux se retrouver : les projets solos
Karaoké Bar, le nouvel album porte, disent-ils, l’empreinte de leurs échappées respectives en solo. Lady of the Sunshine et Broken Brights pour Angus (qui explore aussi, sous le nom de Dope Lemon, un projet plus solaire et groovy), quatre albums pour Julia, dont un disque de Noël et 60 Summers en co-production avec Annie Clark (St. Vincent) et Thomas Bartlett.
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Pourquoi ce nom, Lady of the Sunshine, pour entamer un projet solo ?
Angus : C’est difficile de savoir d’où viennent ces choses, je deviens plutôt oublieux avec l’âge ! Mais il y a une belle formule : changer de travail, c’est le meilleur des repos. Julia et moi, on forme ce duo, cette danse, depuis si longtemps, qu’au début s’éloigner faisait un peu peur. On s’était toujours eus l’un l’autre. Mais faire ces disques en solo a été un vrai cadeau. Et les deux mondes finissent par se retrouver, par se soutenir : les gens découvrent un projet par l’autre porte, et ça, c’est très beau. On parle parfois d’une chanson comme Big Jet Plane, qui reste la porte d’entrée principale, mais qui permet aussi de découvrir toutes les autres pièces de la maison.
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Sur cette chanson justement, née dans le cadre solo d’Angus avant de devenir un titre emblématique du duo, n’a que peu évoluée avant d’être incluse dans Down the Way…
Julia : Honnêtement, surtout parce que je suis paresseuse ! J’aimais la chanson telle qu’elle était.
Angus : Elle a été enregistrée avec juste moi et un ami, dans son petit studio, pour Lady of the Sunshine. Le disque est resté assez underground. Puis, en faisant l’album ensemble, on l’a regardée comme si elle avait une autre vie à vivre. Julia a chanté dessus, ajouté des textures. Et c’est important que ce soit arrivé, parce que la chanson continue d’évoluer, de prendre de nouveaux sens. On voyage dans le monde entier, on rencontre tant de gens magnifiques, il y a tant de « bonjours »… Aujourd’hui, pour moi, cette chanson parle de ne pas vouloir dire au revoir, de vouloir emmener toute la foule, ou cette personne précieuse, vers l’endroit suivant.
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Julia, elle, résume ce que ces échappées en solitaire ont changé dans leur façon d’écrire à deux : « Quand on se retrouve, on trouve une manière de faire fonctionner nos deux mondes ensemble. Aujourd’hui, on écrit presque tout ensemble. Ce que vous entendez sur le disque, c’est nous en train d’écrire la chanson. On ne fait plus de démo qu’on enregistre après, on fait la chanson, tout simplement. Et j’aime ça, dans notre façon de travailler ensemble : c’est tellement pur. »
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Miraval : du vin, des chiens truffiers et une seule chanson
L’enregistrement de ce nouvel album a été nomade, entre la Grèce, l’Australie et la France. Une étape en particulier revient avec un instant tout particulier dans le récit du duo : celle passée au studio Miraval, dans le sud de la France, ancien repaire de Pink Floyd et The Cure, niché au milieu des champs de lavande.
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Vous avez enregistré ce disque à Miraval, entourés de vin…
Angus : Ce studio a une histoire incroyable dans ses murs, tant d’esprits brillants y sont passés. Et quand on arrive, ça s’ouvre sur des champs de lavande, il y a des abeilles, du miel, des vins délicieux. On a rencontré des gens formidables là-bas. Il y a une grande table en bois dans le studio, des chiens truffiers qui courent partout à la recherche de truffes… C’est sans doute la façon la plus luxueuse qu’on ait eue de faire un disque. On s’est vraiment amusés.
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Combien de titres avez-vous enregistrés à Miraval, finalement ?
Julia : Un seul ! On a commencé à en écrire un deuxième, Mexico City, mais on ne l’a pas terminé là-bas.
Angus : Une chanson et demie, disons !
Julia : On était surtout très occupés à boire du vin et à jouer aux cartes. Énormément de cartes.
Angus : C’est sans doute l’une des sessions les plus paresseuses qu’on ait jamais faites. Mais je crois que c’est justement ce qui l’a rendue si belle. Après ça, on est partis en bateau sur la Méditerranée…
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Le précédent album comptait une chanson intitulée Baudelaire ; celui-ci compte un titre appelé Monroe. Une constante chez Angus et Julia : peupler leurs chansons de lieux et de figures, à la manière de leur idole de jeunesse.
Julia : On aime, dans notre écriture, mettre des lieux et des gens. On a grandi en écoutant Paul Kelly, une sorte de Bob Dylan australien pour nous, dont les chansons sont pleines d’endroits qu’il a visités, de gens qu’il a rencontrés. Il donne les noms, les lieux. Pour nous, ça a toujours été une part importante de l’écriture : ce sentiment du Chelsea Hotel, ou de St Kilda Pier. On se laisse happer par le souvenir d’un endroit, même si on n’y est jamais allé comme Santa Monica Dream. Ces lieux portent une énergie. Et je crois que c’est pour ça qu’on parle de gens comme Marilyn Monroe : ils portent une idée collective. C’est une façon plus simple, en un sens, de faire naître une émotion que de chercher le mot juste pour dire la même chose.
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Chanson par chanson : Strangely, Strangely, Celestial Bodies, Brightest Place
Impossible de clore la discussion sans revenir sur quelques titres du nouvel album, à commencer par un morceau qui nous a marqué : Strangely, Strangely, une vraie nouveauté dans le répertoire du duo, empreinte de soul. « C’était très amusant à faire », remarque Angus. Interrogé sur l’origine du morceau, il commence par évoquer une habitude qu’il confesse volontiers : parfois, il « détourne » une chanson de Julia, elle chante dessus, puis il s’en empare à son tour. Mais impossible, sur le moment, de se rappeler duquel titre il s’agit. Julia tente une réponse, hésitante : « Celestial Bodies ? Non, pas Celestial... C’est Cowgirls Lover Boi ». Angus tranche finalement, Strangely, Strangely n’a pas été détourné : « Strangely… était bien comme ça… », mais un souvenir, lui, revient net : celui d’un autre titre qui les a particulièrement enthousiasmés, Celestial Bodies. Angus : « Je crois que cette chanson porte une énergie assez proche, dans ce nouveau monde un peu étrange qui a été une vraie joie à construire. C’est comme un fragment de tout ce que tu traverses dans la vie : tu jettes mille morceaux de puzzle par terre, et tu peux tout reconstituer. Celestial Bodies, c’est ça ».
Sur Brightest Place, portée par le jeu de voix des deux chanteurs, Julia raconte une gestation particulièrement longue : « C’est sans doute la chanson qui nous a pris le plus de temps sur ce disque. On l’a commencée parmi les premières, et elle a été la dernière finie. Il y a toujours un titre comme ça sur chaque album, celui dont tu te dis ‘autant l’abandonner’, et puis, au tout dernier moment, tout se met en place. Ça va sembler cliché, mais plus tu cherches quelque chose, plus c’est difficile à trouver. Et puis tu arrêtes de chercher, et c’est là, juste là. Sur la session Pro Tools de Brightest Place, il devait y avoir au moins sept ou huit mélodies différentes pour le couplet. Et après ces huit essais… retour à la toute première idée. Je pense que cette chanson représente vraiment ce que c’est que de rester avec quelque chose, sans abandonner. C’est un morceau que j’aime beaucoup, j’adore les effets, la sensation qu’elle donne ».
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Paris, le Trianon, et une histoire d’amour qui dure
Il y a, dans la voix d’Angus et Julia, une tendresse particulière lorsqu’il est question de la France. Quelques jours avant cet entretien, le duo se produisait au Trianon, à Paris, par une chaude journée.
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Julia : Le Trianon était… on avait l’impression qu’ils avaient vendu plus de billets qu’il n’y avait de place, tout le monde était serré ! Mais l’énergie était incroyable, on a eu un très beau concert.
Angus : Chaque pays, chaque territoire a sa nuance. Et les Parisiens ont cet amour, cette passion pour les arts qu’on ressent vraiment. Quand tu chantes, il y a un tel silence, un tel calme, tout le monde est si présent, ça donne presque une sensation de sucre cristallisé quand la voix touche les murs d’un bâtiment aussi chargé d’histoire. Tout se rassemble dans une sorte de tempête parfaite et magnifique. On a vécu des moments très spéciaux ici, de La Cigale au Zénith, en passant par l’Olympia en 2024. On ressent une vraie connexion avec le public français, et on en est très reconnaissants.
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Autre confidence surgie ce soir-là au Trianon : le retour, sur scène, d’un titre longtemps mis de côté.
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Vous avez indiqué, au Trianon, que Just a Boy est une chanson spéciale pour vous…
Julia : Oui, c’est parce que je ne l’avais pas jouée depuis quinze ans. C’est l’une de mes chansons préférées, j’ai toujours voulu l’entendre en concert. J’ai des chansons que je ne veux pas jouer, je ne sais pas pourquoi. Parfois elles portent un souvenir difficile. Pour moi, c’était Wherever You Are (2014). Je ne l’ai pas jouée pendant peut-être cinq ans. Mais maintenant, Angus joue Just a Boy, et c’est un rêve qui se réalise.
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La conversation glisse alors vers un titre plus confidentiel encore : Private Lawns, à la faveur d’un 45 tours, réunissant Private Lawns et Malakai, que je leur montre, deux titres des tous débuts.
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Julia : Ça, c’est plutôt édition limitée, à l’ancienne. Il ne doit y en avoir qu’une cinquantaine d’exemplaires dans le monde.
Angus : On te le rachète, on ne l’a même pas ! (Rires.)
Julia : Les paroles de Private Lawns, comme tu le sais sans doute, viennent d’un film, Calamity Jane. Quand j’ai commencé à écrire, si je restais bloquée en cherchant des paroles, je chantais simplement des mots qui faisaient partie de moi. Calamity Jane, la comédie musicale qu’on regardait beaucoup enfants. Alors en jouant juste un accord de la mineur, en pinçant les cordes, ces mots me sont venus, comme envolés depuis la Windy City. Et c’est devenu une chanson qu’on a jouée, je crois, dans absolument tous les concerts qu’on a faits ensemble.
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Cette connexion s’entend jusque dans la langue : sur leurs derniers albums, Angus et Julia ont chacun chanté en français, notamment aux côtés de Benjamin Biolay et Pomme pour Julia et Marion Mayer et Louise Verneuil pour Angus.
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Pourquoi chanter en français ? Est-ce un clin d’œil au public français, ou un choix qui parle à tout le monde ?
Julia : C’est pour vous, seulement pour vous !
Angus : Je crois que le français est la langue la plus sophistiquée, la plus musicale qui soit. Parfois, c’est la musique elle-même qui te dit ce dont elle a besoin. Pour la chanson que j’ai apprise avec Louise (Verneuil sur High Rollin’), j’ai su tout de suite que je voulais essayer d’apprendre le français et de chanter dessus. Ça s’est plutôt bien passé. Julia aussi a appris certains morceaux.
Julia : On écoute de la musique française sans forcément comprendre les paroles, et pourtant le son est magnifique. J’aime cette musique qu’on n’a pas besoin de comprendre littéralement pour qu’elle te fasse ressentir quelque chose. Des artistes comme Bon Iver font ça très bien : parfois tu ne comprends pas les mots, mais ça n’a pas d’importance, tu sens ce qu’il dit. C’est pareil quand on ne comprend pas une langue : on perçoit quand même ce que la personne veut dire. Et je crois que ça dit quelque chose de nous, en tant qu’êtres humains : on est reliés au-delà de la langue. C’est ce qu’il y a de beau dans la musique, c’est la même chose partout où on joue dans le monde. Les humains se ressemblent. On veut aimer, être aimé, avoir un but, être compris. Et c’est beau, parce qu’aujourd’hui le monde parle tellement de ce qui nous différencie. La musique, elle, rassemble toujours les gens.
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Il est temps de refermer ce carnet de route. On garde de cette rencontre l’image d’une fratrie qui a fait de la musique une maison à plusieurs portes et de la France, visiblement, l’une des pièces où ils se sentent bien.
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Karaoke Bar est disponible via Angus & Julia Stone/Virgin.
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Texte Lionel-Fabrice Chassaing
Image de couverture Angus & Julia Stone/Virgin.
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