Sur une instru de Tactac SpiralProd, le morceau d’Ichon « Je ne suis suis qu’un homme » — extrait de sa mixtape Il suffit de le faire — se dote d’un clip à l’esthétique tendre qui interroge la notion de virilité.

Alors que les formules « rappeurs sensibles/fragiles » s’imposent comme un retournement du stigmate (faire de sa stigmatisation un objet d’empowerment) brisant les injonctions sociales et non comme une critique, Ichon en donne un exemple dans son nouveau clip. On y voit d’abord le rappeur enfant lavé par sa mère dans une scène intimiste, puis plus loin adulte, jouant des pectoraux et prenant des airs menaçants devant le miroir, avec une longue boucles d’oreilles. Tout ceci avant que la caméra ne pose doucement son oeil sur sa bande de potes torses nus, après qu’un film porno passe à la télé montrant une femme totalement dominée, questionnant ainsi la construction de la sexualité masculine. Un clip qui résonne d’ailleurs tout à fait avec l’interview d’Ichon dans le Modzik 54, numéro « Virilité ».