Samedi dernier, je suis sortie boire des bières à la Méca (l’abus d’alcool est dangereux pour la santé) et je suis tombée amoureuse de 3 filles.

3 poupées sixites au mic + 4 musiciens garage derrière (ils habitent tous Berlin mais sont Espagnols, Suédois, Américains, Allemands et Chiliens) = The Mentalettes. On n’a pas fait mieux comme concept marketing depuis les Destiny’s Child. Elles portent des pantalons taille haute orange acide, des chemises à col Claudine blanches, des derbies vernis, des soquettes et un noeud noir autour du cou. Elles se dandinent, chantent, crient, bougent leurs cheveux, transpirent, sont belles, disent « merci beaucu, merci Parrrris », s’en vont, reviennent, nous font faire la chenille (ouais, je sais). Les mecs jouent bien, mais pas d’égalité des sexes ici, Teresia, Elsa et Silvia ont tous les pouvoirs, captent tous les regards. Le rock brut aux teintes surf est soutenu par leurs voix pop et un jeu de scène fort en second degré. Le concert se terminera par la reprise d’Egyptian Shumba des Tammys. Cool cool cool.

FYI, le groupe vient de signer sur le label allemand Copase Disques et la sortie d’un premier album est prévu pour ‘mi-2013’ si on n’en croit les infos données sur le site des Mentalettes. Il va donc falloir être patient pour en entendre plus, car pour l’instant peu de titres sont dispo en ligne. Vivement juin.

 

Par Marion Bungert