2012 annoncerai-il la fin de la maison Ungaro ? A peine quelques jours avant l’inauguration des défilés présentant les collections pour l’automne-hiver prochain, les rumeurs relatives à la restructuration qui sévie au sein de la maison ne cesse de s’accumuler.

Effectivement, toujours sans présence de directeur artistique et affichant des pertes dépassant les six millions d’euros en 2010, l’avenir de la maison reste incertain. « Notre structure créative nécessaire à notre stratégie est déjà en place et je la dévoilerai ultérieurement, au moment opportun » avait déclaré Jeffry M. Aronsson, le pdg de la griffe, en septembre dernier lors du départ du créateur Giles Deacon. Hélas, cinq mois plus tard, cette structure créative se fait toujours attendre. 

La maison Ungaro a confirmé à ELLE.fr que la collection printemps-été 2012 ne serait pas livrée à cause d’une rupture de contrat avec son fabricant italien. Un incident qui vient directement affecter l’équipe de création ainsi que le défilé de la collection automne-hivers 2012-2013 qui devait avoir lieu début maris à Paris et qui est annulé. 

Effectivement, selon le Women’s Wear Daily Ungaro ne défilerait pas lors de la prochaine Fashion Week parisienne à cause de la société Castor, fabriquant des modèles de la ligne de prêt-à-porter de la maison Ungaro, qui a cessé de confectionner la collection estivale. Ungaro ne ferait donc plus partie des clients du fabricant textile italien. 

Un employa chez Castor a ainsi confirmé « Ungaro a annulé la production de la collection printemps-été 2012 et nous ne travaillons plus ensemble depuis très récemment ». 

Aussi, d’autres rumeurs émanant du WWD affirmeraient qu’un plan de restructuration aurait prévu le licenciement de 22 personnes. L’article évoque également l’existence d’un courrier, attestant de ces licenciement, qui aurait circulé parmi les membres de la Chambre Syndicale mais cette information n’a pas été confirmée par la maison qui se garde le droit de faire une annonce officielle d’ici le mois prochain, date des défilés parisiens.

 

Par Victoria Maujoin