C’est aujourd’hui à Paris que se termine ce mois de la mode. Mais avant d’en arriver au défilé de fin, retour sur le défilé Valentino qui nous prouve que la réflexion sociétale peut également avoir lieu sur le corps.

Décidément, l’Afrique a le vent en poupe et ce n’est certainement pas Maria Grazia Chiuri and Pierpaolo Piccioli, le duo à la tête de Valentino qui vous dira le contraire. Pour leur collection Printemps/Été 2016, les directeurs artistiques de la marque italienne se sont inspirés de la vague de réfugiés originaires du Mali, du Sénégal, de la Gambie du Nigéria ou encore de l’Érythrée qu’accueille l’Italie, notamment au sud, depuis ces dernières années. Alors que l’Italie essaie de mettre en sécurité les réfugiés arrivant sur ses côtes, l’accueil réservé aux réfugiés syriens à l’est de l’Europe a poussé Chiuri et Piccioli à faire passer un message positif. Pierpaolo Piccioli lors d’une interview avec Sarah Mower du Vogue Runaway explique : « le message, c’est la tolérance. Et la beauté qui se crée lorsque deux expressions culturelles se rencontrent ».

Ce croisement méditerranéen entre l’Afrique et l’Italie donne une collection élégante où les matières d’influences romaines se marient parfaitement aux imprimés et matériaux inspirés de tribus africaines, dont les Massai. Spartiates à talons et sacs ornés de masques africains, manches de plumes et de perles tressées, motifs tribaux sur organza… Le travail d’orfèvre qui a été mené sur cette collection prouve que la mode peut être décrite comme futile et comme simple ornement du corps, mais qu’il reste des cas où le fond et la forme, comme c’est le cas ici, se rejoignent de manière harmonieuse.

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