modzik-50-obsession News   |  16 Déc 2016 à 19:57

Numéro 50 « OBSESSION » : monomanie musicale, fétichismes, fashion-victimes et autres addictions

Tout est dans le titre et surtout dans l’actuel numéro de MODZIK. Dis comme ça, il ressemble à une réunion de psychoses, mais en vrai, on a fait comme d’habitude, en ajoutant des sujets qui titilleront votre névrose obsessionnelle.

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Pour ce numéro, on est allé chercher ce qui nous prend aux tripes, ce qui nous lâche rarement avant un bout de temps, ce qui reste ancré dans notre mémoire à tout jamais. Ça s’appelle l’obsession. Un sentiment plutôt monomaniaque, une curiosité maladive. La musique porte en elle l’obsession, celle des notes qui s’enchaînent sans relâche et celle d’un refrain qui se répète à l’infini dans nos têtes –  why are you so obsessed with me  ?

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Chez MODZIK, nous sommes tous de véritables mélomanes –  et nos petites obsessions musicales ressortent toujours à un moment spécial  ; comme celles de la touche-à-tout Sita Abellan qui se confie dans notre Playlist. Mais la musique n’est pas seulement obsessionnelle pour les aficionados – à quoi donc carburent les artistes pour écrire leurs chansons  ? Quel est leur moteur de création, au-delà de la simple inspiration souvent mise en avant ? Si les Spice Girls fonctionnaient à la force du Girl Power, Mel C, en bonne Sporty Spice, nous a confié sa petite préférence pour l’activité compulsive en interview : «  C’est mon obsession d’être active, de bouger et de libérer mes endorphines, d’être forte, mais aussi d’avoir une certaine liberté  ».

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Passion workout pour les uns, passion mécanique pour les autres, comme Sneazzy, dont l’inspiration est dopée grâce à un petit logiciel. Sa drogue, c’est l’auto-tune, et nous, ça nous va très bien comme ça, car Sneazzy et sa bande (1995) arrivent encore à secouer le rap français.

L’obsession est aussi intégrée au quotidien. C’est cette manie des habitudes dont on ne peut se passer, comme certains ne peuvent démarrer la journée sans leur café bien serré ou leur clope du matin. Si Sophie Ellis Bextor lève le coude pour ses albums Familia et Wanderlust –  «  Là où Wanderlust était davantage un disque du nord, Familia est un album avec des influences plus chaleureuses, venant du Sud. Cette fois-ci, j’ai troqué la vodka pour la tequila.  » –  Francisco Terra, le créateur de Neith Nyer trouve son petit plaisir dans le Coca Zéro. Il arrive aussi que les artistes soient obsédés par le contrôle, comme nous l’a confié Goldilox. On appelle ça les control freaks, les maniaques de la vie qui aimeraient atteindre une forme de perfection.

Soophie Ellis Bextor

La mode elle aussi est victime de pensées obsessionnelles : une passion du changement continu qui se répercute sur celles et ceux qui la porte. En ce moment, la nouvelle toquade de la mode, c’est le look Zoolander 2.0 selon Alice Pfeiffer, rédactrice en chef du magazine Antidote. Une ironie poussée à son paroxysme pour un style qui s’approprie les codes d’autres cultures et d’autres classes sociales sans pour autant respecter leurs significations initiales – le tout pour satisfaire les envies d’une industrie du luxe qui rêve de s’encanailler. Des fashion victimes, il y en a aussi dans la musique (et c’est bien celles qu’on préfère), comme Tkay Maidza qui nous raconte son rapport au vêtement en vidant le contenu de son dressing ou Inès Kokou, chanteuse charismatique du groupe Rocky.

Rocky Modzik 50

De notre côté, on a aussi mis à profit notre amour pour les pieds et les talons hauts qui les portent dans deux productions qui en feront rêver plus d’un  : une interview avec Pierre Hardy et Foot Fetish, un shooting spécial chaussures.  On s’est aussi penché sur l’étrange addiction aux blondes –  de la Cicciolina à Hillary Clinton – répandue dans le monde entier depuis la nuit des temps. Tout ça pour une couleur capillaire plus claire que la moyenne. Bonne lecture et bonne névrose obsessionnelle.

Foot Fetish Modzik 50

 

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