FullSizeRender (3) Société   |  17 Juin 2016 à 16:56

Leather, jambon-beurre et crissements de pneu : on était au Wheels and Waves 2016

Pour la 4ème édition de Wheels and Waves à Biarritz le beau temps nous accueille autant que les résonances des bécanes montées, descendues, véhiculées des 4 coins du globes. Japonais, Allemands, Russes, Italiens et Français sont au rendez-vous pour ce festival unique de vroom vroom mêlant roues, moteurs et surf.

Plus qu’un parc d’expos, le W&W est un vrai lieu d’échange culturel et de passionnés. Je descends avec les gars de “Jambon beurre”, collectif parisien de motards qui se font un malin plaisir à monter, démonter, rafistoler et inventer des nouvelles bécanes.


Des tentes s’alignent le long du salon de l’Océan avec un merchandising digne du plus grand temple de hipsters motards de Bushwick. Oui, la moto est devenue un vrai business d’apparel, d’accessoires, de casques, de bottes, stickers à plus savoir qu’en faire. Un jeune collectif de surfer biker punk Fiumani.it, venant du Portugal arbore ses créations et fanzines avec un univers sans pareil.
Une jeune designeuse parisienne Gisèle Garage (pour en savoir plus sur cette jeune marque, rendez-vous en bas de l’article) commence sa ligne féminine de vestes motards version urbaine. Des étalages à perte de vue de teeshirts imprimés, pantalons cuirs zippés, chemises lumberjack molletonnées, bottes lacées à la semelle épaisse, le look parfois s’apparente plus à celui du bûcheron qu’à celui du motard, mais on ne dira rien. En tout état de cause je remercie le bon ciel d’avoir oublié ma valise à Paris et me permets d’arpenter un nouveau style qui m’était complètement étranger.

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Malheureusement la course des Punks Peak dans les Pyrénées (compétition des vrooms vrooms “collectors ») se retrouve annulée pour cause de pluie, pas si mal car il y en a une qui se retrouve à s’enflammer sur la piste. La compétition de surf ayant été pratiquement inexistante, faute de conditions favorables, laisse une place importante aux défilés des engins la journée et le soir. Soit on se trimbale en meute, soit on y va solo “moi ça me soûle d’attendre tout le monde au rond point” m’explique un aficionado du moteur. Mais le résultat reste le même, on se retrouve au vieux port le soir devant le bar Miguel et on s’y montre. Cette parade infernale est digne du voguing hétéro macho, les motards sont des vraies nanas avec leur bécane. On démarre en 10 longues minutes pour montrer le bruit du moteur, aka the “kick” , on décolle sur la roue arrière, à défaut de se ramasser un poteau devant tout le monde rue Gambetta et on vroom jusqu’au prochain arrêt 50 mètres plus loin, à pied c’est beaucoup plus pratique.
Wheels & Waves c’est aussi le défilé de la retraite de Biarritz qui est d’un grand soutien au festival. Malgré les nombreuses plaintes déposées, “le festival aura lieu à Biarrtiz l’année prochaine” me confie Monsieur le Maire malgré les rumeurs. Un bastion de septuagénaires se retrouvent comme des enfants à Disneyland, sourires coquins aux lèvres, se remémorant leurs années de jeunesse.

Le monde de motards relève bien plus celui des bisounours que celui de l’enfer, même si à chaque tournant on joue avec la mort, the ride s’apparente à une valse avec les dieux au milieu des montagnes. Une ambiance on ne peut plus fraternelle et masculine, mademoiselles prenez note le motard vous traitera comme une reine si vous ne faites pas la princesse.
Le soir, les concerts prennent place, Rendez-Vous, The Soft Moon et Zombie Zombie nous propose des sets complètements déments, d’un clochard russe au look de Keith Richards à un collectif de shoegazers version electro moog, les propositions sont d’autant plus variées que divertissantes.
Les deniers jours arrivent déjà, les tentes se démontent, j’ai l’impression que la colonie est déjà finie. Hâte d’être à l’année prochaine pour voir comment ce monde va se protéger de tout ce succès, car même sans permis dorénavant je suis motarde dans l’âme.

 

www.wheels-and-waves.com

Texte et photos : Doris

GISELE GARAGE.

Un tandem de syllabes qui s’accompagnent et se confrontent.

Il y a d’abord le prénom, Gisèle, emprunté à l’ascendant maternel. Idéal de féminité et de grâce, inclination à la coquetterie, il vient s’accoler à une virilité qui gronde et n’a pas peur de se salir : Garage.

Ensemble, les deux noms reflètent la préoccupation ferme de concilier les visages, multiples et infinis, de la Femme.

L’aventure démarre il y a un an, inspirée du monde de la moto : l’appel de la route, le fantasme d’une femme libre, insoumise, insatiable d’aventures. Les différentes pièces qu’elle propose en sont le miroir.

Alliance du confort et de l’allure, elles sont une véritable invitation à l’audace. L’audace d’être soi-même. Des pièces simples où l’oeil s’accroche à un détail : l’incrustation d’anneaux, une poche XXL en mouton ou encore une décalcomanie de voitures en feu et oiseaux majestueux.

La mixité dans le sang, Gisele Garage a toujours été influencée par les couplages de références et les confrontations de matières, de couleurs et de coupes. Ici, le satin vient se frotter au métal et le vert amande se marier au noir réglisse. Sous le manteau androgyne, la robe longue est structurée, souple comme une deuxième peau. Le gilet sans manches, paré d’un col carré qui dévoile le seuil d’un corsage.

Caractérisée par son éclectisme, cette première collection offre à la femme la latitude et le pouvoir d’adopter une allure personnifiée et d’assumer, plus que sa dualité, sa véritable complétude.

Gisele Garage, intépide, exprime également son brassage et son amour du voyage à travers la musique, intemporelle et hors du temps chaque samedi et dimanche au travers de sa radio indépendante.

www.giselegarage.com

Texte : Marie Laure Dutel

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